GALERIE
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Loving Highsmith

Eva Vitija dresse avec ce documentaire le portrait de l'américaine Patricia Highsmith, disparue le 4 février 1995 à 74 ans, et autrice de nombreux ouvrages adaptés sur grand écran, de L'Inconnu du Nord- Express (par Alfred Hitchcock) à sa série Tom Ripley (Plein soleil de René Clément, L'Ami américain de Wim Wenders, Le Talentueux  Mr Ripley d'Anthony Minghella...) en passant par Eaux profondes (porté à l'écran par Michel Deville puis voilà peu par Adrian Lyne), Le Cri du hibou (réalisé par Claude Chabrol) et bien entendu Ca

Thierry Chèze
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Sweat

« Tout le monde l’adore. Personne ne l’aime », dit la tagline sur l’affiche, pour résumer la situation. Sylwia est une coach sportive jeune, blonde, belle, athlétique, une influenceuse très populaire suivie par 600 000 abonnés.

Frédéric Foubert
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Sweat

« Tout le monde l’adore. Personne ne l’aime », dit la tagline sur l’affiche, pour résumer la situation. Sylwia est une coach sportive jeune, blonde, belle, athlétique, une influenceuse très populaire suivie par 600 000 abonnés.

Frédéric Foubert
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Le Chemin du bonheur

Il est des vies trop hors normes pour supporter d’être enfermées dans une fiction. Comme celle d’Henri Roanne-Rosenblatt, que Nicolas Steil (Réfractaire) entreprend de raconter en portant à l’écran le récit romancé que ce dernier en avait fait dans son livre « Le Cinéma de Saül Birnbaum ». L’histoire d’un gamin juif autrichien sauvé de la Shoah car caché pendant la guerre dans une famille bruxelloise et dont la résilience s’est construite sur son amour fou pour le cinéma.

Thierry Chèze
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Le Prince

Produit par Maren Ade (Toni Erdmann), ce premier long raconte un choc culturel romantique. Un coup de foudre entre deux personnalités aux antipodes, une galeriste de Francfort et un diamantaire congolais en attente de régulation, dont les combines le font passer régulièrement par la case prison. S’aimer en dépit des réticences de leurs entourages respectifs ?

Thierry Chèze
3 Boum boum

On aurait pu croire le sujet essoré par des dizaines de reportages et des centaines d’heures de débat sur mes chaînes d’info. Mais les Gilets Jaunes inspirent aux cinéastes documentaristes des œuvres passionnantes. Quelques semaines après le remarquable Un peuple d’Emmanuel Gras, Laurie Lassalle revisite ce mouvement par un prisme inattendu, y compris pour elle. Celui de la naissance de son coup de foudre pour un des manifestants et d’une histoire d’amour qui va donc se déployer sous nos yeux au fil des samedis de lutte.

Thierry Chèze
3 Boum boum

On aurait pu croire le sujet essoré par des dizaines de reportages et des centaines d’heures de débat sur mes chaînes d’info. Mais les Gilets Jaunes inspirent aux cinéastes documentaristes des œuvres passionnantes. Quelques semaines après le remarquable Un peuple d’Emmanuel Gras, Laurie Lassalle revisite ce mouvement par un prisme inattendu, y compris pour elle. Celui de la naissance de son coup de foudre pour un des manifestants et d’une histoire d’amour qui va donc se déployer sous nos yeux au fil des samedis de lutte.

Thierry Chèze
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Mon amour

Pour parler de soi, il faut parfois partir loin. Tel est le mantra de David Teboul (Une vie ailleurs) dans ce documentaire où il fend l’armure, sans faire du spectateur un voyeur. Teboul a aimé follement un homme, Frédéric Luzy, producteur de documentaires, mort le 16 décembre 2007, peu après leur rupture. Une disparation qui n’a depuis jamais censé de le hanter, rongé par la culpabilité de ne pas avoir su le sauver.

Thierry Chèze
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Je tremble ô Matador

Rodrigo Sepulveda (Aurora) adapte le roman de Pedro Lemebel. On est au Chili, en 1986, sous la dictature de Pinochet, mais le cinéaste s’émancipe du bouquin en délaissant la figure du général pour se focaliser uniquement sur un duo d'outsiders, réunis par le destin : un travesti sur le déclin (Alfredo Castro) et un révolutionnaire idéaliste (Leonardo Ortizgris), engagés dans une opération clandestine.

François Léger
Incroyable mais vrai affiche
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Incroyable mais vrai

Les films de Quentin Dupieux se basent sur des idées volontairement simples et frappantes (une veste ou un pneu tueurs, une mouche géante…) qui, bien souvent, se suffisent à elles-mêmes. L’absurdité et donc l’étrangeté de ce cinéma-là ne s’appuient pas seulement sur l’incongruité supposée du récit mais aussi et surtout sur sa structure narrative dépouillée d’affect, de passé, d’avenir…  Tout est dans l’immédiateté du gag. La vie chez Dupieux n’est qu’un décor sur lequel vient se greffer une réalité recomposée.

Thomas Baurez
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Demain, je traverse

Une garde-frontière grecque et un clandestin syrien s'aiment entre leurs deux mondes. Tout comme les deux trajectoires de ces star-crossed lovers, le film tente courageusement de croiser deux idées de cinéma, l'une âprement réaliste et l'autre joliment mythologique. Et ça ne marche pas vraiment. Ce beau moment, placé au début du film, où un passeur place deux pièces sur les yeux du héros réfugié avant qu'il ne tente de franchir illégalement la mer nocturne, reste sans suite.

Sylvestre Picard
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Je t'aime, filme- moi !

C'est quoi l'amour ?, s'interrogeait-on de 2000 à 2013 sur TF1, dans l'émission de la philosophe (Carole) Rousseau. Ce film ne prétend pas y répondre, mais tente au moins d'apporter quelques pistes de réflexion. Compliqué à résumer : il s'agit d'un mélange de comédie à l'italienne (Christophe Salengro et Michel Cremades sur les routes de France) et de vraies déclarations d'amour de quidams ou de célébrités (Pierre Richard, Lâam, Thomas Dutronc...), livrées directement à leurs destinataires. Un composé où le vrai et le faux se marient dans une grande soupe joyeusement anarchique.

François Léger
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Fratè

Dans I comete, Pascal Tagnati racontait récemment le quotidien d’un petit coin de Corse en mêlant acteurs pros et habitants du cru. Le même principe est à l’œuvre avec ce premier long de Karole Rocher co- réalisé avec sa fille dans son village natal de Vezzani. Sauf qu’ici le terrain de jeu est celui de la comédie populaire - où on ne l’attend pas spontanément – bien plus casse- gueule que celui du cinéma d’auteur pointu car pouvant vite basculer dans le pittoresque caricatural.

Thierry Chèze
Jurassic World 3 Le Monde d'après
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Jurassic World: Le Monde d'après

En 2015, Jurassic World pouvait s’envisager plus comme un remake de Jurassic Park que comme une suite à la trilogie -c’était d’ailleurs le principal (le seul ?) moyen de l’apprécier : le voir comme une version des années 10 du Spielberg, avec plus de cynisme et moins d’émerveillement, où le seul à vraiment s’amuser semblait être le compositeur de la BO, Michael Giacchino.

Sylvestre Picard
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Mizrahim, les oubliés de la Terre Promise

Qui sont ces Mizrahim qui donnent son titre à ce documentaire ? Des Juifs ayant quitté l’Afrique du Nord et le Moyen- Orient pour s’installer en Israël où ils se sont retrouvés stigmatisés et victimes d’un système discriminatoire ayant fait d’eux des citoyens de seconde zone, contre lequel certains d’entre eux se sont révoltés dans les années 70.

Thierry Chèze
AFFICHE
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La chance sourit à Madame Nikuko

Après trente ans de métier dans l'animation à travailler sur diverses adaptations de Doraemon (le petit robot-chat bleu venu du futur qui est l'un des personnages les plus populaires au Japon) et autres franchises plus ou moins impersonnelles, Ayumu Watanabe passait à un autre niveau de cinéma en 2019 en dévoilant devant nos yeux ébahis Les Enfants de la mer.

Sylvestre Picard
Men : affiche française
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Men

Chez Alex Garland, il est souvent question d’un lieu à explorer. D’un territoire à déchiffrer, qui permettra in fine de résoudre une énigme intime. Après le bunker high-tech d’Ex Machina, la forêt psychédélique d’Annihilation, le laboratoire quantique de la série Devs, Men propose de visiter un charmant coin de campagne anglaise. Harper (Jessie Buckley) y a loué une maison, pour se reposer et tenter de se remettre d’un événement traumatique, que le film dévoilera par bribes.

Frédéric Foubert
GALERIE
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Anatolia

On va commencer par la fin : dommage que celle d'Anatolia soit un peu trop ambiguë pour son propre bien. En fait, jusqu'à ces dernières minutes fatidiques, le film déploie une très belle force d'écriture.

Sylvestre Picard
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The earth is blue as an orange

Anna vit avec ses quatre enfants à la frontière du Donbass. Malgré la guerre, elle a choisi de rester et d’accomplir un projet fou : réaliser un film en famille. Si le titre de ce docu reprend un vers célèbre d’Eluard, c’est à juste titre car tout ici est proprement surréaliste. Dans cette ville fantôme des confins, Anna invente des histoires pour panser ses blessures et fait souffler sur les ruines un peu de vie, un peu d’espoir grâce au cinéma.

Gael Golhen
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Petite fleur

Habitué d’un cinéma politique, Santiago Mitre (El Presidente) s’aventure pour la première fois sur le terrain de la comédie. Et après une installation poussive de ses personnages (un Argentin installé en France avec sa compagne et sa fille), le récit décolle quand cet Argentin rend visite à son voisin… et, pris d’une pulsion, le tue.

Thierry Chèze
AFFICHE
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Roland Gori, une époque sans esprit

A l’heure où le jury cannois vient de couronner le cynisme décomplexé du suédois Ruben Ostlünd et son Sans filtre, il est bon d’écouter le psychanalyste français Roland Gori dans ce portrait que lui consacre Xavier Gayan. Son film prend la forme d’une conversation où cet homme engagé contre la violence de notre société marchande, partage sa pensée avec une limpidité salvatrice.

Thomas Baurez
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C'est magnifique !

Paul, la quarantaine, a passé sa vie au milieu de la nature, protégé par ses parents. Mais à la mort de ces derniers, où ce grand naïf apprend qu’il n’était pas un enfant naturel mais adopté, il va se retrouver contraint à affronter ce monde extérieur dont il ne maîtrise aucun code, en quête de ses origines. Vous l’aurez compris, Clovis Cornillac a choisi d’emprunter pour son troisième long (où il joue aussi Paul) le chemin de la fable.

Thierry Chèze
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Clara Sola

C’est un corps dont on ne parvient pas tout de suite à saisir le mystère et les blessures. Ce corps c’est celui de Clara qui avance dans le cadre avec suffisamment d’étrangeté pour accaparer toute l’attention. Clara a 40 ans, vit dans un village reculé du Costa-Rica, sous le joug de sa mère. Cette dernière cherche à entretenir la singularité de sa fille en la faisant passer pour une Sainte et ainsi en tirer profit. La malformation bien qu’opérable est savamment entretenue. Le film est le récit d’une difficile émancipation.

Thomas Baurez
5 Flee

Un témoignage, mais pas d’images. Il y a quelques années, le réalisateur danois Jonas Poher Rasmussen réussit enfin à faire parler son ami d’enfance, Amin, sur son trouble passé. À une condition : son anonymat devra rester total. Pendant ces longs entretiens, seule la voix d’Amin est enregistrée. Il raconte comment il s’est inventé une autre vie, cachant à son entourage avoir fui l’Afghanistan à la fin des années 80 alors qu'il n'était qu'un môme, au moment de la prise de pouvoir des moudjahidine.

François Léger
AFFICHE
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La Ruche

Pour son premier long métrage, inspiré par une histoire vraie, Blerta Basholli met en tête le parcours de combattante d’une femme sans nouvelles de son mari parti combattre sur le front de la guerre au Kosovo qui tente de subvenir aux besoins de sa famille en lançant une petite entreprise agricole. Un geste regardé avec mépris puis méfiance par le village dominé depuis des années par un patriarcat écrasant, surtout quand elle incite d’autres femmes à prendre leur destin en main et donc leur indépendance.

Thierry Chèze
AFFICHE
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Compétition officielle

Après l’univers de la littérature (Citoyen d’honneur) et de la peinture (Un coup de maître), le duo Cohn- Duprat déploie leur petit arsenal satirique parfaitement huilé dans le petit monde du cinéma. Celui que veut tenter de pénétrer un homme d’affaires milliardaire en engageant les meilleurs pour décrocher un prix majeur en festival. Trois personnalités aux antipodes – une réalisatrice à la main de fer… dans un gant de fer, un comédien de théâtre radical et un acteur star capricieux – mais avec en commun un égo surdimensionné.

Thierry Chèze
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Broadway

Il y a du Almodovar dans ce premier long métrage grec mettant en scène une jeune danseuse en fugue recueillie par des pickpockets squattant un complexe de loisirs abandonné d’Athènes et qui va peu à peu devenir leur complice en donnant des spectacles de rue leur permettant de distraire les passants pendant qu’ils subtilisent leurs portefeuilles. Avant que l’arrivée d’un autre homme au visage amoché lui aussi recueilli puis déguisé en femme pour échapper à un puissant malfrat local, ne vienne ajouter de la passion amoureuse dans cet univers déjà bien explosif.

Thierry Chèze
AFFICHE
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Elizabeth- Regard(s) singulier(s)

Quelques semaines après le savoureux The Duke, une nouvelle œuvre posthume du regretté Roger Michell débarque sur grand écran. Pour le jubilé de platine d’Elizabeth II, célébrant les 70 années de son règne, le réalisateur de Coup de foudre à Noting Hill entreprend de la raconter dans ses moments de représentation comme dans l’intimité. Et son documentaire se révèle une grande réussite. Par la qualité des images réunies, pour beaucoup inédites. Par sa capacité à faire court.

Thierry Chèze
Top Gun : Maverick (2020)
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Top Gun: Maverick

Tony Scott, réalisateur du premier Top Gun en 1986, résumait : « Les scènes entre les personnages ne sont que des pauses entre les scènes d’avions ». En gardant cette idée en tête, on ne peut pas trop en vouloir à Top Gun : Maverick d’être plus à l’aise dans les airs que sur le plancher des vaches : disons que c’est une manière de rester fidèle à l’original. A terre, le film est en effet plombé par une espèce de nostalgie surjouée, mécanique.

Frédéric Foubert
Hommes au bord de la crise de nerfs - Affiche
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Hommes au bord de la crise de nerfs

Ca commence très fort avec un montage ultra dynamique d'hommes à la dérive : un conducteur de métro solitaire malgré lui et qui angoisse d'être sous terre ; un retraité qui passe ses journées sur son canapé et a arrêté de se laver depuis la mort de sa femme ; un père qui n'en peut plus de la vie de famille ; un homosexuel qui a grandi dans une famille très tradi et n'ose pas faire son coming out... Pour éviter de définitivement péter les plombs, tout ce petit monde va se retrouver dans une thérapie de groupe en pleine nature, dirigée par une femme aux méthodes étonnantes.

François Léger