Titre original Hunger Games : Mockingjay (Part 2)
Date de sortie 18 novembre 2015
Réalisé par Francis Lawrence
Avec Jennifer Lawrence , Josh Hutcherson , Liam Hemsworth
Scénariste(s) Peter Craig, Danny Strong
Distributeur Metropolitan
Année de production 2015
Pays de production US
Producteurs Nina Jacobson Jon Kilik Suzanne Collins
Genre Film de science-fiction
D’après l’œuvre de Suzanne Collins

Synopsis

Il n’est plus seulement question de survivre pour Katniss Everdeen et les siens : c’est tout l’avenir de Panem qui est en jeu…Alors que Panem est à présent ravagé par une guerre totale, Katniss et le Président Snow vont s’affronter pour la dernière fois. Katniss et ses plus proches amis – Gale, Finnick, et Peeta  – sont envoyés en mission pour le District 13 : ils vont tenter d’assassiner le Président Snow, qui s’est juré de détruire Katniss.Les pièges mortels, les ennemis et les choix déchirants qui attendent Katniss seront des épreuves bien pires que tout ce qu’elle a déjà pu affronter dans l’arène…

Deuxième partie du troisième et dernier volet de la trilogie Hunger Games.

Adaptation de la série de romans de Suzanne Collins

Anecdotes

Lily out, Gwendoline in :
Lily Rabe devait jouer Lyme dans le film. Elle a dû quitter le projet suite à un conflit de planning : elle joue en effet u théâtre et n'a pu se désengager. C'est Gwendoline Christie qui vient la remplacer.

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L'ultime combat de Katniss Everdeen réalise pour l'instant le moins bon score de la franchise. 

Casting

Jennifer Lawrence
Katniss Everdeen
Josh Hutcherson
Peeta Mellark
Liam Hemsworth
Gale Hawthorne
Woody Harrelson
Haymitch Abernathy

Critiques

  1. Première
    par Sylvestre Picard

    (...) la Révolte (Mockingjay en VO) a été divisé en deux films "pour faire plus de fric, évidemment" (Jennifer Lawrence dixit) et chacune de ses deux parties porte profondément la marque de cet épaississement. L'équivalent cinéma du tirage à la ligne. La faute est là : les deux parties de cette Révolte sont sacrément bavardes et lentes. Dégraissé et réduit à un seul film, le résultat eut été plus nerveux, plus sec, plus actioner. Rendez-vous compte : sur 2h17 de film, il y a une, UNE SEULE scène d'action. Très bien shootée, certes (avec une mise en place faisant référence à Aliens Le Retour – y a pire comme référence), surtout par rapport aux standards de l'actioner yankee actuel, mais dépourvue de tout enjeu dramatique, ce qui n’est finalement qu’un plaisant intermède fait surtout office de remplissage. Au mieux, le film fait le job (l'avant-dernière séquence où tout se dénoue est même brillamment réalisée) mais la toute fin montre que son sous-texte SF ne va pas bien loin. Un peu de souffle héroïque, peu de vision. Peu de cinéma. C'est dommage, parce que la vision du Capitole transformé en zone de guerre futuriste ne manque pas de puissance (marrant de voir que les immeubles très réels de Bry-sur-Marne et Ivry-sur-Seine inspirent des paradis oligarchiques aux décorateurs d'Hunger Games). Et le film met en pratique quelques bonnes idées comme de mettre la guerre hors du champ où à sa lisière par les yeux de Katniss (le bombardement de la base au début), ou de finir volontairement loin de tout triomphalisme spectaculaire. Mais bon sang, consacrer une nouvelle fois de looooooongues scènes au triangle amoureux Peeta/Katniss/Gale (been there, done that) sans jamais le faire progresser tient une nouvelle fois du remplissage pur et simple. Le non-lecteur du roman aura en plus la sensation qu'il y a des trous dans le script (...). On aimerait bien pouvoir écrire qu'il s'agit du meilleur film de la saga, d'épuiser le dico des synonymes pour parler d'une conclusion épique, flamboyante, explosive. Ou alors que tout est sombre, anti-spectaculaire, anti-guerre et désabusé - bref que le film sait enfin combiner ces deux tendances qui agitent la saga depuis le début (Katniss est à la fois héroïne et manipulée). (...) A part cette fameuse scène d'action au milieu du métrage et une partition dingue de James Newton Howard - son meilleur taf sur les quatre films, et qui mérite, elle, les qualificatifs d'épique, flamboyante, explosive -, le film avance trop mollement vers sa conclusion. Le gros twist émotionnel final, censé nous flinguer par l'émotion (on nous signale que dans le bouquin c'est comme ça) et signifier la conclusion amère de l'odyssée de Katniss, est traité trop rapidement. On se heurte toujours au même problème : avoir fait un film de 4h20 là où la moitié aurait suffi. Ni grand mélo, ni grand film de guerre, ni fusion miraculeuse entre les deux. Mais, vous savez quoi ? On s'en fout un peu. Que le film soit bon ou mauvais ou juste trop long, il a déjà gagné. Et pas qu'au box-office. Les fans seront à genoux quoi qu'il arrive et la principale victoire d'Hunger Games est d'ordre industriel : avoir enfin démontré à Hollywood que des films avec une femme cool et badass dans le rôle principal pouvaient rapporter des milliards. Et ça, c'est très important. Que ces films ne soient pas un triomphe artistique, au fond, l’est moins.