Taxi 5 est une comédie réussie (critique)

Taxi 5

L'humour trash du réalisateur des Kaïra se marie bien avec l'ambiance Taxi, mais c'est Malik Bentalha qui vaut le prix du billet.

Les bons Taxi sont impairs. Entendez par là que sur cinq films, il y a deux ratages (la tambouille raciste et numérique de Taxi 2, le ratage industriel Taxi 4) et trois réussites : les sympatoches et plutôt innocents Taxi et Taxi 3 et donc le nouveau Taxi 5 qui vient de débarquer en salles. La promesse est de ressusciter la franchise avec l'énergie de Franck Gastambide, réalisateur des excellentes comédies Les Kaïra et Pattaya. Et son humour trash, alors ? Il y a bien quelques blagues frappantes à base de vomi et d'excréments, mais le film est très grand public. Sans surprise, puisque sous l'égide du mastermind Luc Besson le but n'est pas de viser un public créneau mais l'autoroute du grand carton. On regrette les vannes insistantes sur le poids de la flic Sandrine (Sissi Duparc), qui montrent que Taxi 5 regarde un peu trop dans le rétro des moments embarrassants de la série (souvenez-vous de la scène de Taxi 2 où une voiture démarre quand on dit "ninja" et s'arrête avec "niak"), à l'exception d'un Bernard Farcy déchaîné et visiblement ravi de se retrouver en Gibert -la scène où il chante "Tchikita" de Jul est assurément en passe d'être culte.

Comment Franck Gastambide a convaincu Luc Besson de relancer Taxi

Taxi 5 veut faire au fond table rase du passé, c'est dit texto par Edouard Montoute : c'est fini, Daniel et Emilien, on ne les verra plus jamais. C'est côté vannes et pas du côté des cascades -finalement moins marquantes que prévu, dommage- que Taxi 5 marque des points, par exemple dans sa peinture des membres de la police municipale de Marseille, galerie de zinzins plus ou moins tarés tout droit sortis d'une planche de Fluide glacial. L'incontestable réussite du film, c'est Malik Bentalha, hilarant à chaque apparition ou presque, doté d'un incroyable sens de la tchache, qui prend toute la place sans jamais bouffer l'écran, tout au service d'un film qui s'envisage en réalité comme une grosse vanne de gamins surexcités que comme un grand film d'action populaire. Un genre qui s'impose définitivement comme le Graal du cinoche français : tout le monde le recherche, bien peu le trouveront.


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