The Beatles
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Paul McCartney, George Harrison, John Lennon et Ringo Starr. Telle est la recette magique pour créer une légende. En à peine dix ans de carrière (1960-1970), The Beatles a marqué à jamais l'histoire de la musique. Des clubs miteux d'Hambourg aux toits de leur studio de Savile Row, les Beatles ont marqué les années 1960 comme personne. Leur musique est devenue universelle et leur héritage impressionnant. Voici leur histoire."Il était une fois trois petits garçons nommés John, George et Paul, c'étaient leurs noms. Ils décidèrent de se mettre ensemble parce qu'ils étaient du genre à se mettre ensemble" voilà comment John Lennon explique la formation des Beatles, le groupe le plus populaire de l'Histoire - (nous n'entrerons pas ici dans la petite guéguerre Beatles VS Rolling Stones).Composé de John Lennon, George Harrison, Paul McCartney et Ringo Starr, le groupe a également compris dans ses rangs Stuart Sutcliffe et Pete Best. C'est en 1957 que les fondations des Beatles sont posées. John Lennon, qui possède son groupe, The Quarrymen, rencontre un certain Paul McCartney, qui, très vite, par sa technique impressionne Lennon. McCartney rejoint donc les Quarrymen, suivit quelques mois plus tard par George Harrison. Mais ce dernier a du batailler pour intégrer le groupe puisque Lennon, qui a trois ans de plus qu'Harrison, ne souhaite pas traîner avec un gamin. Après tout il a une réputation de mec à la coule à tenir. Mais face à l'insistance de McCartney, Lennon craque. Il faut dire qu'avec une six cordes, il se débrouille plutôt bien le gamin ! Le groupe comprend également le meilleur pote de John, Stuart Sutcliffe, qui fait office de bassiste, plus pour faire plaisir à Lennon que par passion - lui son truc, c'est la peinture. Les Quarrymen se produisent alors dans les clubs de Liverpool comme le Casbah ou le Cavern Club. Mais au milieu du mouvement Mersey Beat qui fleurit alors, le groupe ne sort pas du lot avec ses reprises de Buddy Holly, Little Richard et du King Elvis Presley. Pourtant Lennon et McCartney, qui se sont considérablement rapprochés suite au décès de leurs mamans, commencent à produire des titres. Certains, comme One after 909, seront d'ailleurs publiés des années plus tard.La naissance d'une légendeAu début des années 1960, les Quarrymen décident donc de tenter leur chance à Hambourg. Mais pour cela il leur faut trouver un batteur à temps plein. C'est à ce moment qu'entre en scène Pete Best, le fils de la patronne du Casbah. A Hambourg, les Quarrymen se produisent sous différents noms comme Beetles, Silver Beetles, Long John and the Silver Beatles, Silver Beats, puis un jour Beatles, un mot qui fait référence à la fois au groupe The Crickets qui accompagne Buddy Holly et au gang Beetles du film L'équipée sauvage avec Marlon Brando. Il faut dire qu'à l'époque, les Beatles ne ressemblent en rien aux Fab Four qui vont conquérir le monde quelque temps plus tard. A l'époque c'est banane, veste en cuir, pantalon moulant et gomina. De véritables teddy boys, de la racaille. D'ailleurs, dans les bouges de Sankt Pauli, ils se sentent plutôt à l'aise au milieu des prostitués et des marginaux qui fréquentent les pubs mal éclairés dans lesquels ils se produisent comme l'Indra Club et le Kaiserkeller. Ils y rencontrent la photographe Astrid Kirchherr (qui tombe folle amoureuse de Sutcliffe), le musicien Klaus Voormann et le producteur Allan Williams, qui va leur faire enregistrer leur premier disque.De retour à Liverpool - sans Sutcliffe qui file le parfait amour à Hambourg - le groupe continue de se produire dans les clubs locaux. Pour remplacer Sutcliffe, qui d'ailleurs ne savait pas jouer de la basse, McCartney abandonne sa guitare. En 1961, le groupe commence à avoir une solide réputation dans la Mersey, mais reste totalement inconnu en dehors de Liverpool. Un jeune disquaire qui se rend alors au Cavern Club tombe sous le charme du groupe (et de Lennon dit-on) et décide de leur proposer ses services. Ce disquaire, c'est Brian Epstein. S'il n'a aucune expérience de la direction artistique, il connaît toutes les ficelles de l'industrie du disque et commence par leur forger une nouvelle image. Jamais un grand label ne signera un groupe de teddy boys. Il les oblige donc à porter le costume intégral (et même la cravate, ce qui ne plait pas à Lennon). Quant à leur célèbre coupe de cheveux, si les versions de son origine divergent, ils finissent tous par l'adopter d'eux-mêmes, sauf Pete Best qui tient à sa banane. Epstein commence alors son tour des maisons de disques. Refusé par Decca - "rentrez chez vous à Liverpool, M. Epstein, les groupes à guitares vont bientôt disparaître" lui déclare-t-on alors, le plus belle bévue de l'histoire du rock - les Beatles décrochent grâce à Epstein une audition dans les studios EMI d'Abbey Road. C'est George Martin, producteur du label Parlophone d'EMI, qui leur donne leur chance. Et les essais sont concluants. George Martin décide de les signer... s'ils changent de batteur. Le style de Pete Best ne lui plait pas. Lennon, McCartney et Harrison chargent donc Epstein de virer Best, ce qui ne manque pas de susciter la colère des fans de la première heure, ceux de la Caverne, quand le groupe se produit avec son nouveau batteur, Richard Starkey, alias Ringo Starr, plus expérimenté sur la scène locale et qui connait déjà le succès avec Rory Storm & The Hurricanes. D'abord réticent, il finit par se laisser convaincre par l'appât du gain, Les Beatles lui proposant plus d'argent que Rory Storm. L'arrivée de Ringo et la conquête des USAEn 1962, alors que Starr est à peine arrivé dans le groupe, The Beatles entre en studio pour enregistrer Love me do. Mais Martin ne veut pas perdre de temps en attendant que Ringo s'empare du morceau. Il demande donc à un batteur de studio de s'asseoir derrière la batterie. Une humiliation que Starr digère très mal. D'autant que le titre se classe en 17ème position dans les charts britanniques. Une place plus qu'honorable pour un groupe inconnu du grand public. Il faut attendre le single Please Please Me, en février 1963, pour sentir les prémices de la beatlemania et... entendre Ringo Starr à la batterie. Le titre se place en première position, de même que l'album dont il est tiré, qui sort en mars 1963. L'album reste en tête durant sept mois consécutif, détrôné par leur second album, With the Beatles. La jeunesse de Grande-Bretagne est conquise. Les Beatles, emmenés par un duo Lennon-McCartney plus productif que jamais, commencent à enchaîner les succès : From me to you, She loves you, I want to hold your hand, Can't buy me love, I wanna be your man, All my loving...Au début de l'année 1964, les Fab Four traversent la Manche pour se produire à l'Olympia. A Paris, l'accueil est remarquable et c'est confiant que les Beatles rentrent à Londres. Mais le plus dur reste à faire car Epstein leur a programmé une tournée aux Etats-Unis. Un défi qui terrorise les quatre garçons, d'autant que depuis leurs débuts, les maisons de disques américaines leur expliquent que leur musique n'a pas d'avenir au pays de l'oncle Sam. Il faut attendre le début de l'année 1964, au moment même où ils embarquent pour New York, pour que I want to hold your hand atteigne la première place du Hit Parade. Inconnu outre-Atlantique lorsqu'ils décollent de Londres, ils sont de véritables stars quand ils atterrissent à JFK. Plus de 3 000 personnes les attendent sur le tarmac ! Lorsqu'ils se produisent au Ed Sullivan Show, l'émission bat son record d'audience en rassemblant 70 millions de téléspectateurs ! Certains journalistes américains iront jusqu'à dire que le show a remonté le moral des américains seulement 77 jours après l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. C'est également lors de cette tournée américaine qu'ils font une rencontre déterminante en la personne de Bob Dylan. Déterminante car c'est la première fois que les Beatles rencontrent une de leurs idoles, mais déterminante aussi car ç'est la première fois qu'ils fument de l'herbe, un produit qui va jouer un rôle indéniable dans l'évolution de leur musique.La fin des tournées et la révélation LSDA peine revenus des States, ils se lancent dans un nouveau projet, le tournage du film A Hard day's night (Quatre garçons dans le vent en VF), réalisé par Richard Lester, dont la qualité est indéniable et qui contribue à leur succès. Il est suivit de l'album du même nom et quelques mois plus tard par Beatles for Sale, leur quatrième album, qui comprend des titres comme Eight days a week, I'm a Loser ou No Reply. En 1965, ils sortent un second film, Help !, suivit une nouvelle fois de l'album du même nom qui comprend les titres You've got to hide your love away, Ticket to ride et Yesterday. Mais après la marijuana, les Beatles vont connaître un nouveau tournant avec la découverte du LSD. C'est "l'expérience du dentiste". A leur insu, Harrison, sa copine Pattie Boyd, Lennon et sa femme Cynthia, consomment du LSD, versé dans leur café par un ami dentiste. Pour Lennon et Harrison c'est une révélation, et les deux hommes vont commencer à en consommer de plus en plus. Ringo suit le mouvement, mais Paul, plus réticent, ne s'y met qu'en 1966, même s'il est le premier à en faire état dans la presse. En 1965, le groupe sort Rubber Soul dont sont issus les titres Girl, In My Life et Michelle entre autres, et l'on y retrouve tout de suite, aussi bien dans la musique que dans les paroles, l'influence de l'acide, notamment sur des titres comme Nowhere Man et Norwagian Wood. Cette dernière est d'ailleurs la première chanson occidentale sur laquelle on peut entendre du sitar. Au même moment, Harrison rencontre en effet Ravi Shankar et se prend de passion pour la spiritualité (et donc la musique) indienne.En 1966, ils vont encore plus loin avec Revolver dont les titres Tommorrow Never Knows et I'm Only Sleeping poussent encore plus loin les procédés utilisés sur Rubber Soul. C'est également à cette époque, quand ils prennent un plaisir fou en studio, qu'ils décident d'abandonner la scène, fatigué de l'hystérie qui les entoure. Mais c'est aussi à cette époque que le groupe traverse sa plus grosse période de turbulence depuis sa création. En effet, dans une interview, John Lennon a le malheur de déclarer que les Beatles sont "plus populaire que Jésus". Si en Europe la phrase passe presque inaperçue, elle créé le scandale aux Etats-Unis, où des autodafés de leurs albums sont organisés. Il faudra que Lennon s'excuse devant les médias américains pour que la polémique s'essouffle. L'épisode derrière eux, les Beatles peuvent retrouver les studios d'Abbey Road pour enregistrer leur nouvel album, Sgt Pepper's Lonely Heart's Club Band. Cet album est le reflet de leur ras-le-bol de la Beatlemania puisqu'il n'est pas signé par les Beatles, mais par un groupe alter-ego : The Sgt Pepper's Lonely Heart's Club Band, que l'on pourrait maladroitement traduire par "La fanfare du club des cœurs solitaires du sergent Pepper". L'album, avec ses titres With a little help for my friends, Lucy in the sky with diamonds, Good Morning Good Morning ou encore les magistraux A day in the life et Within you whithout you, est considéré comme l'album psychédélique par excellence. Sa pochette contribue également à sa légende. Quelques semaines plus tard, ils sont invités à l'émission Our World, diffusée en Mondovision, pour se produire devant 400 millions de téléspectateurs. Pour l'occasion, Lennon compose All you need is love. Nous sommes alors le 25 juin 1967. C'est le début du "Summer of Love".L'après Brian Epstein et le voyage en IndeMais sans le savoir, les Beatles entrent dans une nouvelle étape de leur carrière. En effet, le 27 août 1967, trois mois à peine après la sortie de Sgt Pepper's, leur mentor, Brian Epstein, est retrouvé mort à son domicile des suites d'une overdose de barbituriques. Désormais, ils vont devoir s'occuper d'eux-mêmes. Paul McCartney prend alors les commandes du groupe face à un Lennon de moins en moins impliqué, accaparé par le LSD. Harrison également commence à prendre ses distances. Il se consacre de plus en plus à la spiritualité indienne et à vrai dire en a un peu marre de devoir batailler pour faire une place à ses titres sur les albums des Beatles. McCartney est alors obligé de redoubler d'énergie pour motiver tout le monde. Mais malheureusement, le premier projet de McCartney en tant que leader est loin d'être un succès. Le film Magical Mystery Tour est une suite de sketchs à la sauce Monty Python sur fond de week-end psychédélique à la campagne. Malheureusement, une diffusion en noir et blanc par la BBC aura raison de l'oeuvre puisque de facto, le noir et blanc lui fait perdre son aspect psychédélique. Le film est encore une fois suivit d'un album éponyme, comprenant les titres I'am the Walrus, The fool on the hill, All you need is love, Strawberry fields et Penny Lane.Mais les Beatles ont désormais de nouvelles occupations depuis la mort de leur maman-poule, comme gérer leurs affaires. Le groupe, qui brasse des millions de livres cherche alors un moyen pour payer moins d'impôts et décide de fonder la société Apple composée de plusieurs filiales comme Apple Records (leur nouveau label), Apple Films, Apple Electronics et Apple Publishing. A travers ces sociétés, ils financent certains artistes comme Magic Alex, mais le problème c'est que les Beatles ne savent pas dire non et n'y connaissent rien en affaire. Ils perdent alors des milliers de livres. Quelques semaines après l'ouverture d'Apple, après avoir enregistré Lady Madona, Hey Bulldog, Across the Universs et The inner light, ils décident de partir en vacances en Inde avec leurs compagnes. Une idée qui vient bien entendu de George Harrison. Ils rejoignent donc le Yogi Maharishi Mahesh à Rishikesh, dans l'Himalaya. L'expérience est mitigée. Ringo Starr rentre à Londres au bout de deux semaines. Peu mystique, il s'ennuie comme un rat mort. McCartney reste un mois. Lennon et Harrison restent quant à eux huit semaines mais partent furieux. En effet, après une rumeur, Maharishi Mahesh aurait tenté de séduire Mia Farrow (également présente à Rishikesh), allant à l'encontre de la philosophie qu'il enseigne. Lennon est alors persuadé que le yogi est un imposteur. Dans Sexy Sadie, il écrit d'ailleurs "you made a fool of everyone" ("tu t'es moqué de tout le monde"). Néanmoins, des années plus tard, Harrison expliquera que toute cette affaire n'était qu'un simple malentendu.1968 : Le White Album et le début de la finDe retour à Londres, Paul McCartney tente de convaincre ses potes de retourner en studio. Il faut dire que Lennon et McCartney n'ont jamais été aussi inspirés, même s'ils le sont de moins en moins ensemble. Si les chansons sont toujours signées Lennon / McCartney, elles sont bien souvent sorties d'un seul esprit. Harrison arrive lui aussi au sommet de son art en composant des chansons comme While my guitar gently weeps. Depuis le temps qu'il regarde faire Lennon et McCartney, il n'a plus grand chose à leur envier. Mais s'ils ont leurs poches pleines de chansons, ils ne sont pas tous motivés à retourner en studio. Lennon commence à fréquenter Yoko Ono et consacre de moins en moins de temps au groupe et Harrison se sent toujours un peu mis de côté. Les sessions sont donc tendues. John reproche à Paul de vouloir tout diriger, Paul reproche à John d'être toujours défoncé, tandis que George reproche à Paul et John de ne jamais l'écouter. Face à l'ambiance délétère, Ringo claque la porte. McCartney joue alors la piste de batterie sur Back in the U.S.S.R. et Dear Prudence tandis qu'Harrison joue la piste de basse. Harrison, qui estime que McCartney et Lennon n'accordent pas assez de temps à ses compositions, menace lui aussi de quitter le navire. Il invite donc son pote Eric Clapton à enregistrer le solo de While my guitar gently weeps. Clapton hésite. Personne ne s'est jamais invité sur un album des Beatles. Face à l'insistance de George, Clapton finit par accepter, et, arrivé en studio, est très bien reçu par l'ensemble du groupe. Ringo Starr est revenu lui aussi et l'ambiance commence à se réchauffer. Sauf que Lennon fait de plus en plus cavalier seul. Il impose le titre Revolution 9 composé par lui et Yoko Ono contre l'avis du groupe. Il se permet même de sortir avec sa muse un album expérimental, Two Virgins, quelques semaines après la sortie du dernier album des Beatles, sobrement intitulé The Beatles, mais connu aussi sous le nom de The White Album. Malgré les difficultés à l'enregistrer, l'album est certainement le plus abouti qu'ils aient enregistré. Dans la foulée, ils sortent le film d'animation Yellow Submarine et l'album éponyme qui en est tiré.Au début de l'année 1969, McCartney présente un nouveau projet aux Beatles : le projet Get Back, qui devriendra l'album Let it Be. Il souhaite revenir aux origines en enregistrant un album live, sans overdubs, un projet qu'il souhaite voir aboutir sur une prestation public, marquant ainsi le grand retour du groupe sur scène. Mais une nouvelle fois les répétitions, filmées, se passent mal. John ne se sépare plus de Yoko, Paul devient très dirigiste et Harrison et Starr sont exaspérés. Harrison met ses menaces à exécution et quitte le groupe... pendant 12 jours. Quand il revient, le quatuor décide de se rabattre sur leurs propres studios de Savile Row et d'abandonner ceux de Twickenham. Ils invitent également Billy Preston à participer à leur boeuf et, un jour, décident de jouer sur le toit de l'immeuble. Le 30 janvier 1969, après plus de trois ans passés en studio, les Beatles rejouent en public et donnent le concert improvisé le plus mythique de l'histoire. Néanmoins ils sont insatisfaits et remisent les maquettes au placard. Mais pour McCartney, il est hors de question de rester sur cet échec. Abbey Road, ou le dernier sursaut d'un groupe agonisantA l'été 1969, alors que le groupe sait qu'il vit ses derniers instants, il décide de partir en beauté. Tout le monde est d'accord pour mettre les dissensions de côté et pour faire un album comme au bon vieux temps. Ils se réunissent donc aux studios d'Abbey Road. L'album est alors composé de chansons de McCartney reflétant les tensions du moment (Carry that Weight, Maxwell's Silver Hammer, You never give me your money) présentes sur la face B, tandis que Lennon, avec Come Together, I want you (she's so heavy) et Because, s'attribue la face A. Harrison, lui, arrive à placer Here comes the sun et Something. Si les Beatles font le job, produisent un album de qualité, le plaisir de jouer ensemble a disparu. Pour la pochette, devenue mythique, ils sortent du studio, se mettent en rang d'oignon sur le passage clouté et l'affaire est réglée. L'album est celui qui se vend le mieux depuis Sgt Pepper's mais lorsque John Lennon rentre de Toronto où il était parti se produire avec le Plastic Ono Band naissant, il annonce qu'il quitte définitivement le groupe. Néanmoins, en attendant de régler les problèmes contractuels, les Beatles souhaitent garder la séparation secrète. Car en coulisse, les Beatles s'étrillent sur l'avenir de leur oeuvre. McCartney souhaite voir les affaires du groupe reprisent par l'avocat Lee Eastman, le père de sa compagne Linda, mais Lennon, Harrison et Starr souhaitent engager Allen Klein, que McCartney déteste. Au même moment, ils perdent également le contrôle sur leur catalogue, detenu par Northern Songs, filiale de la société NEMS d'Epstein, revendu par la famille de ce dernier à ATV, plus tard rachetée par Michael Jackson. Les Beatles ont les mains liés. Harrison et Lennon, contre l'avis de McCartney, confient les bandes inutilisées du projet Get Back à Allen Klein, qui demande à Phil Spector d'en tirer un album. Cet album, c'est Let it Be, qui connait un franc succès grâce aux titres Get Back, Let it Be, I me Mine et The long and winding road.Mais McCartney est furieux, d'autant que Spector, avec son mur du son, va en l'encontre du projet qu'il avait imaginé au départ, un album brut, enregistré live - (McCartney prendra sa revanche des années plus tard en supprimant la surproduction de Spector et en ressortant l'album sous le titre Let it Be, Naked). En avril 1970, McCartney qui a compris que les Beatles faisaient partie du passé, sort son premier album solo, McCartney, et rompt au passage l'accord tacite qui devait garder la séparation du groupe secrète. Lennon ne lui pardonne pas. Les Beatles sont officiellement séparés. Plus jamais ils ne se retrouveront en studio. Ils se retrouveront devant les tribunaux. McCartney intente en effet un procès contre les trois autres pour empêcher Allen Klein de s'emparer de l'entité juridique Beatles et de tirer profit des sommes colossales que le groupe continue de générer. Pendant près de dix ans les fans attendent la reformation du groupe. Mais le 8 décembre 1980, alors que chacun a rencontré le succès en solo - McCartney avec The Wings, Harrison avec son album All things must pass et son concert pour le Bangladesh, Lennon avec ses titres engagés comme Give peace a chance, Imagine et Working Class Hero et Ringo avec son album Sentimental Journey - John Lennon est abattu par Mark Chapman devant le Dakota Building de New York. Toute reformation devient impossible. George Harrison déclarera quelques années plus tard : "les Beatles ne se reformeront pas tant que John Lennon restera mort". Le 29 novembre 2001, c'est d'ailleurs Harrison qui le suit dans la tombe, décédé à 58 ans des suites d'un cancer généralisé.

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