Jean-Paul Belmondo portrait
Avis: 
Date de naissance: 
08 avril 1933 (âge : 84 ans)
Nationalité: 
Français
Sexe: 
Homme
Profession: 
Acteur

Biographie: 

Jean-Paul Belmondo est un acteur français né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine. Connu pour ses rôles dans les films Borsalino,  Le Professionel, L'As des As, Le Marginal, Le Guignolo, Peur Sur la ville ou encore A Bout de souffle, il fait partie des plus belles "gueules" du cinéma français, ayant tourné pour tous les plus grand réalisateurs : Verneuil, Godard, Chabrol, Sautet, Melville, Truffaut, De Broca ou encore Lautner. Il est le père de Paul Belmondo, ancien pilote de course et acteur.

Né d’un père sculpteur réputé d’origine italienne et d’une mère artiste peintre, c’est lors d’une période de convalescence en Auvergne que Jean-Paul Belmondo, âgé de 16 ans, décide de devenir acteur. Ce passionné de sport, va dès lors intégrer les cours de Raymond Girard, qui l’aide à préparer son admission en 1951 au concours du Conservatoire d’art dramatique. Il aura pour mentor, dans cette prestigieuse institution, Pierre Dux. Mais il n’y fera pas long feu, le jeune homme peu enclin à la discipline sera renvoyé au bout de quatre ans. Il y rencontrera quand même Jean Pierre Marielle, Jean Rochefort, Pierre Vernier et Michel Beaune. Il fait ses vrais débuts sur les planches avec Médée de Jean Anouilh et Zamore de Georges Neveux au Théâtre de l’Atelier, dans des mises en scène d'André Barsacq.

Premiers pas au cinéma

A seulement 20 ans il épouse Elodie Constantin, une danseuse. Son premier enfant, Patricia Belmondo, naîtra en 1954 (cette dernière est décédée en 1994 dans un incendie). En 1960, le couple a une fille, Florence, puis trois ans plus tard, en 1963, un petit garçon à qui il donne le nom de son père, Paul.Seulement, entre temps, Jean-Paul à fait ses débuts au cinéma en interprétant un petit rôle dans Sois belle et tais-toi. Dans la salle où il a auditionné pour le rôle il rencontre un certain Alain Delon, encore inconnu, qui sera lui-même engagé. Ce sera leur premier film ensemble. Puis Jean-Paul Belmondo joue avec Bourvil, Arletty, Danielle Darrieux et Roger Hanin dans Un drôle de dimanche de Marc Allégret, sorti en 1958.Il enchaînera, entre autres, avec Les tricheurs, A double tour, et Charlotte et son Jules. C'est lors de ce tournage que Jean-Paul Belmondo fait la rencontre d'un jeune cinéaste, Jean-Luc Godard. Rencontre prodigieuse, Jean-Luc Godard lui offrira en effet son ticket pour le succès en lui proposant son premier grand rôle dans l’inoubliable A bout de souffle (les Américains en feront d’ailleurs un remake en 1983 avec Richard Gere en tête d’affiche). Contre toute attente, le film provoque une véritable déferlante à sa sortie en 1960, et est érigé en symbole de la Nouvelle Vague du cinéma.

Chouchou des cinéastes

Dès lors, Jean-Paul Belmondo s’impose sur tous les tournages. Les plus grands cinéastes se l’arrachent : Henri Verneuil dans Cent mille dollars au soleil, Philippe de Broca dans L’homme de Rio, Jean-Luc Godard dans le mythique Pierrot le fou où Jean-Paul donne la réplique à la sublime Anna Karina, Louis Malle dans Le Voleur, François Truffaut dans La sirène du Mississipi, Claude Chabrol dans Docteur Popaul, et la liste est encore aussi longue que prestigieuse.Durant les années 60 ont le retrouve en effet à l'affiche de films aussi cultes que Cartouche, Un singe en hiver,  Week-end à Zuydcoote, Les Tribulations d'un chinois en Chine, Tendre Voyou ou encore Le Cerveau, dans lequel il donne la réplique à Bourvil. On le voit aussi à l'affiche de la superproduction Paris Brûle-t-il ? de Réné Clément, adapté du livre de Dominique Lapierre et Larry Collins sur un scénario notamment co-écrit par René Clément et Francis Ford Coppola. L'occasion pour Belmondo de partager l'affiche avec des acteurs comme Jean-Pierre Cassel, Alain Delon, Bruno Cremer, Daniel Gélin, Yves Montand, Simone Signoret, Michel Piccoli, Claude Rich, Jean-Louis Trintignant, mais aussi avec les grands Kirk Douglas et Orson Welles. 

Jean-Paul devient Bébél

Après avoir tourné dans le mythique Borsalino de Jacques Deray en 1970, Jean-Paul Belmondo devient peu à peu Bébel, un charmeur quelque peu grande gueule, parfois flic, parfois voyou. Le Magnifique, Peur sur la Ville, Flic ou Voyou, Le Guignolo, Le Professionnel, L'As des as, Le Marginal ou encore Les Morfalous, sont autant de film dans lesquels Belmondo s'illustre durant les décennies 70 et 80.Accaparé par le septième art, Bébel délaissera le théâtre à partir de 1959, et n’y reviendra que presque trente ans après, en 1989, avec la pièce Kean de Jean-Paul Sartre, mise en scène par Robert Hossein au Théâtre Marigny.L'acteur est une véritable tête brûlée. C'est un véritable cascadeur connu pour s’être toujours opposé au fait de se faire doubler dans ses scènes d’action à haute voltige, et le hasard fait que c'est sur les planches que Belmondo fait un malaise cardiaque lors de la représentation de Frederick ou le Boulevard du Crime, en 1999.

Problèmes de santé

C’est le début de ses soucis de santé. En 2001, lors de vacances en Corse auprès de son ami Guy Bedos, il est victime d’un grave accident cardio-vasculaire qui le paralyse et le prive même de la parole pendant huit mois. Une mauvaise chute viendra même aggraver son cas en lui causant une fracture du fémur.Mais "Le Magnifique" ne courbe pas l’échine. Il crisse des dents, résiste et finit par se relever. Il épousera même, entre temps, Natty Belmondo, sa compagne depuis 1989 et ex-coco girl de Stéphane Collaro. Mariage en grande pompe avec un parterre de célébrités de tous bords : Jean Rochefort, Robert Hossein, Bernard-Henri Lévy, Michel Drucker qui se trouve être également l’un des témoins du mariage, et bien d’autres. Une année plus tard, Jean-Paul Belmondo est papa pour la quatrième fois d’une petite fille, Stella Belmondo.En avril 2007, il est élevé au grade de Commandeur en recevant la Légion d’honneur et il ne tarde pas à reprendre le chemin des studios. En 2008, après sept longues années d’absence, l’acteur-réalisateur Francis Huster et le producteur Jean-Louis Livi finissent par le convaincre de camper le rôle de Charles, un retraité sans le sou abandonné de tous sinon de son chien et d’une jeune bonne avec qui il se lie d’amitié, dans Un homme et son chien, remake du chef-d’œuvre néo-réaliste Umberto D réalisé, en 1952, par Vittorio De Sica. Mais Belmondo, le ressuscité, pose une condition "vous me filmez comme je suis".

L'affaire Gandolfi

En 2008 il se sépare de Natty, et rencontre Barbara Gandolfi, une ex-modèle du magazine Playboy et ancienne finaliste de l'élection Miss Belgique. Si Jean-Paul semble filer le parfait amour avec cette jeune femme de plus de 40 ans sa cadette, l'acteur va connaître une sévère déconvenue en 2010, quand la presse accuse Barbara Gandolfi d'abuser de la faiblesse de l'acteur pour lui soutirer de l'argent. Des accusations portées en justice par la famille Belmondo qui cherche à protéger son patriarche de l'escroquerie. L'enquête révèle d'ailleurs que Barbara Gandolfi continue d'entretenir d'étranges relations avec son ex-mari, avec qui elle possède toujours des boites de nuits en Belgique. Des écoutes téléphoniques faites par la police belge corroborent également la thèse de l'escroquerie. Mais à l'époque, Jean-Paul soutient mordicus qu'il "n'a rien à lui reprocher".Seulement, deux ans plus tard, en octobre 2012, l'avocat de Bébel annonce "qu'après avoir passé de belles années avec Barbara Gandolfi, Jean-Paul Belmondo la quittait" car "il y a des procédés que Belmondo et son avocat ne peuvent accepter". Les procédés en question font bien entendu référence à l'escroquerie supposée de Barbara Gandolfi. Si l'enquête est toujours en cours, Jean-Paul Belmondo, en quittant Barbara, semble avoir ouvert les yeux et ajoute incontestablement de l'eau au moulin de l'accusation.

A 80 ans, Belmondo retrouve les plateaux

Néanmoins, malgré cette sombre affaire, cela n'empêche pas Jean-Paul Belmondo de retrouver une nouvelle fois les plateaux de tournages puisque pendant l'été 2012, Claude Lelouch a annoncé Bébel au casting de son prochain film : Les Bandits Manchots, en salles en 2013. Il est alors aux côtés d'Antoine Dulery, Franck Dubosc, Aldo Maccione et Audrey Dana. En avril 2013, pour fêter ses 80 ans, il accepte l'invitation de Michel Drucker qui décide pour l'occasion de lui consacrer un Vivement Dimanche.

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