Les Bad Guys 2 de Pierre Périfel
Universal

Pierre Perifel livre une suite qui surpasse l’épisode précédent sur tous les plans, prouvant qu'on peut faire du divertissement familial intelligent sans sacrifier ni l'action ni l'inventivité visuelle. L'un des sommets de Dreamworks.

Trois ans après leur rédemption, nos animaux criminels préférés galèrent à trouver leur place dans la société. Difficile de décrocher un job quand on a inscrit "braqueur notoire" sur son CV ! Mais quand une mystérieuse équipe féminine - les Bad Girls - sème le chaos, M. Loup et sa bande sont contraints de sortir de leur retraite pour "un dernier coup". L'occasion rêvée de prouver qu'ils ont définitivement tourné la page.

Pierre Perifel livre une suite qui surpasse l’épisode précédent sur tous les plans. Le réalisateur français transforme cette aventure en véritable lettre d'amour au film d'espionnage, multipliant les clins d'œil savoureux à Mission: Impossible, aux James Bond ou aux thrillers hitchcockiens. Chaque séquence d'infiltration vibre d'une énergie communicative, portée par un rythme qui ne laisse jamais respirer le spectateur. Visuellement, c'est un festival. Perifel et son équipe explorent tous les registres avec une audace folle : plans à la Miyazaki pour les scènes de casse (la fin sur la fusée est un hommage échevelé à Lupin), esthétique comics pour certaines poursuites, 3D sophistiquée pour l'action… cette hybridation constante n’a rien de gratuit, puisqu’elle sert l'ADN hybride du film qui avance constamment entre l’animation familiale et le pur film de genre.

Les Bad Guys 2
Dreamworks

 

Dans ce cadre, il faut saluer la qualité des voix. L'humour, efficace en VO, atteint des sommets grâce aux acteurs français. Pierre Niney et Igor Gotesman forment un duo comique redoutable, Zadi est comme toujours exceptionnel (souvenez-vous de sa perf' dans le Astérix de Chabat) tandis que les “Bad Girls” Doully et Reem Kherici (respectivement Ms Tarentule et Apocalypse) apportent une dynamique bienvenue à l'ensemble. Chaque réplique fait mouche, jonglant entre références pop et situations burlesques.

DreamWorks signe une de ses meilleures suites (voire l’un de ses meilleurs longs animés tout court), prouvant qu'on peut faire du divertissement familial intelligent sans sacrifier ni l'action ni l'inventivité visuelle. Un casse parfaitement réussi.

De Pierre Perifel et Juan Pablo Sans. Avec les voix (en VF) de Pierre Niney, Igor Gotesman, Jean- Pascal Zadi... Durée: 1h44. Sortie le 30 juillet 2025