Toutes les critiques de Vil & misérable

Les critiques de Première

  1. Première
    par Thierry Chèze

    Adaptation de la BD de Samuel Cantin, ce premier long québécois met en scène… Lucien, un démon débarqué sur Terre voilà 350 ans après une dispute entre Dieu et son père Satan qui bosse comme libraire dans une boutique de livres d’occasion, située à l’intérieur d’un concessionnaire de voitures d’occasion. En une phrase de pitch, le fon est donné. L’absurde sera au cœur de cette fantaisie bien secouée où, sommé par sa boss de prendre possession d’une cargaison de livres d’occasion provenant du marché noir d’Europe de l’Est géré par « la mafia du livre », Lucien, misanthrope devant l’éternel doit faire équipe avec un collègue humain, aux antipodes de son caractère ombrageux. Jean-François Leblanc maîtrise l’art du décalage – dans le récit comme dans sa mise en scène- et brille à orchestrer une bromance où la loufoquerie règne en maître. Certes, le récit souffre de longueurs et ne tient pas la distance sur 1h54 mais la folie douce ici à l’œuvre excuse ces quelques trous d’air.