Titre original La République de la malbouffe
Date de sortie 1 février 2012
Réalisé par Jacques Goldstein
Distributeur La Huit
Année de production 2012
Pays de production français
Genre Documentaire

Synopsis

En avril 2009, Nicolas Sarkozy décide de baisser le taux de tva dans la restauration de 19,6 à 5,5.Cette mesure, d’apparence technique et économique, s’avère être un fait éminemment politique et parfaitement symbolique d’une manière de gouverner : pas de concertation, beaucoup de communication et une soumission totale aux lobbies.À la manœuvre, le président, grand prestigitateur, fait disparaître trois milliards d’euros par an des caisses de l’état sans qu’aucune réflexion de fond ni débat parlementaire n’aient été produits sur un secteur qui pèse très lourd dans l’économie du pays.Et alors que les déficits publics sont abyssaux ! Raisonnements simplistes, mensonges par omission, absence de vue globale et de réflexion à long terme, une dérive dangereuse est à l’œuvre jouant sur l’oubli qu’une communication et une agitation permanentes facilitent. Cette décision, un restaurateur a décidé de la remettre en question, fort de sa légitimité de citoyen et d’entrepreneur dont la réussite exceptionnelle confère un poids particulier à son propos. Xavier Denamur, c’est son nom, s’est donc lancé dans un combat singulier : remettre en question une décision phare du sarkozisme.Ce film est la chronique de son combat pour une restauration retrouvant le bon sens alimentaire en même temps que son lien organique avec un monde paysan enfin conscient des enjeux de santé publique. Combat qui est aussi l’occasion d’une réflexion sur l’état de notre République.

Critiques de République de la malbouffe

  1. Première
    par Antoine Prioul

    En mode Michael Moore, le restaurateur Xavier Denamur se lance dans une croisade contre la baisse de la TVA accordée à sa confrérie. Bien fi celée, son enquête démonte la tentation clientéliste de l’État, qui va à l’encontre de la logique gestionnaire, et la toute-puissance du lobby agroalimentaire qui, en abreuvant les cuisines de nourriture déjà préparée, réduit la restauration au rôle de passe-plat. Si la forme a sans doute été bidouillée sur Mac, le fond n’en demeure pas moins solidement étayé, notamment grâce à des témoignages croustillants
    de syndicalistes patronaux.