C'est à l'Euro 1996 que la carrière de Karel Poborsky prend une nouvelle ampleur. Alors que son pays atteint la finale à la surprise générale, le milieu droit impressionne par sa technique et son sens de la passe juste. Jusqu'alors, sa renommée n'avait pas dépassé les frontières de la République Tchèque. Ses débuts au Ceske Budejovice avaient révélé un joueur très à l'aise balle au pied, et après un passage d'une saison au Viktoria Zizkov en 1994/1995 ponctué de 10 buts en 27 matchs, c'est tout naturellement qu'il rejoint l'un des grands clubs du pays, le Slavia Prague. Une année convaincante (26 matchs pour 11 buts) et un Euro plus tard, les plus grands clubs européens lui font la cour. C'est Manchester United, à la recherche d'un remplacant à Andreï Kanchelskis sur le flanc droit, qui obtient la signature du joueur à l'été 1996. Malheureusement l'homme à la longue chevelure blonde va rapidement déchanter. Entre une adaptation difficile à la Premier League, des performances quelconques et l'éclosion d'un certain David Beckham, Poborsky se morfond en Angleterre. Le titre de champion obtenu en 1997 n'y change rien. Tant et si bien que quand Benfica se manifeste en 1998, il n'hésite pas une seconde et prend la direction du Portugal. A Lisbonne, le Tchèque retrouve peu à peu toutes ses qualités et martyrise tous les arrières gauches du championnat à coups de dribbles géniaux, d'accélérations meurtrières et de centres qui se transforment souvent en passes décisives. C'est tout naturellement que La Lazio de Sergio Cragnotti, alors au sommet du football italien, vient le chercher en janvier 2001, six mois après que ses excellentes performances à l'Euro 2000 l'aient rappelé au bon souvenir des recruteurs. A Rome, la concurrence est rude mais Poborsky parvient tout de même à faire son trou. 20 matchs lors de sa première saison, 29 en 2001/2002, Poborsky devient un des piliers du club romain. Mais à 30 ans, Karel veut rentrer à la maison. Il accepte donc la proposition du Sparta Prague, prend le brassard de capitaine et enchaîne les saisons de haute volée. Tout se dégrade pourtant à l'été 2005. Poborsky s'embrouille avec l'entraîneur du club et obtient de son président d'être prêté au club de ses débuts, le Ceske Budejovice, alors en deuxième division. Cela pose d'autant moins de problèmes que Poborsky est aussi co-président du club. Mais surtout, il veut garder la forme en vue de la Coupe du Monde. Car en sélection, Poborsky est indiscutable. Depuis ses débuts, Karel a toujours été sélectionné tant son apport sur le flanc offensif droit n'a pas d'équivalent dans le pays. Recordman des sélections de l'équipe nationale (118), nommé capitaine par le boss Karel Brückner, il est l'un des hommes de base du système mis en place et ses performances dans les grandes compétitions ont toujours justifié son apport. Eliminé de peu par la Grèce en demi-finales de l'Euro 2004 au Portugal, les Tchèques se cassent pourtant les dents dès les phases de poule. Pour Poborsky, c'est la fin de l'équipe nationale. Le Tchèque en profite même pour prendre sa retraite footballistique courant 2007. Mais en avril 2007, Poborsky a été rappelé par l'équipe internationale. Non pas qu'on demande de lui un retour à la Zinedine Zidane. Mais l'ancien meneur de jeu accepte de devenir le directeur technique de la République Tchèque. Son rôle est de préparer son équipe pour l'Euro 2008. Un rôle qui devrait enfiler comme un gant vu ses qualités d'homme et d'ancien capitaine.
| Genre | Homme |
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