Fallout
Prime Video

L'interprète du Ghoul nous raconte comment il s'est mis dans la peau du chasseurs de primes irradié... et sans nez.

Qui d'autre que lui pour jouer le Gunslinger de Fallout ? Walton Goggins est l'une des plus fameuses gâchettes du grand et du petit écran depuis The Shield (2002). Cowboy chez Tarantino dans Django Unchained (2015) et Les Huit Salopards (2015), il a aussi dégainé son revolver dans Justified (2010) et c'est donc logiquement à lui que Jonathan Nolan a pensé pour incarner le Ghoul, chasseur de primes sanguinaire de Fallout, antihéros du western post-apo qui vient de sortie sur Prime Video. Rencontre.
 

PREMIÈRE : Vous aviez joué au jeu vidéo Fallout avant de dire oui à la série ?
Walton Goggins : La vérité ? Jamais ! Pas une seule fois ! Et d'ailleurs, quand on m'a proposé le rôle, je me suis dis qu'il ne fallait surtout pas que j'y joue ! Pour qu'on ait un regard extérieur dans l'équipe, un regard critique sur la série et pas nécessairement du point de vue du jeu. Jonathan (Nolan) et les autres  étaient déjà des gros joueurs, alors ma contribution a été de ne pas être joueur justement.

Comment est-ce qu'on vous a présenté le rôle du « Ghoul » ?
C'est un personnage qui erre sur cette terre désolée depuis 200 ans. C'est un chasseur de primes brutal et pragmatique. Avec un sens de l'humour très piquant. Mais avant d'être cette créature, il était Cooper Howard. Il est le pont entre le monde d'avant et le monde post-apo de Fallout. Je ne joue pas une version télé d'un « Ghoul » présent dans les jeux. Je joue une personne qui vit dans ce paysage irradié depuis deux siècles. Quelqu'un avec des motivations et qui a connu beaucoup de souffrances...

Walton Goggins Fallout
Prime Video

Le « Ghoul » est un vrai Pistolero, qui flingue comme un cowboy. C'est le genre de rôle que vous maîtrisez bien...
Oui, il y a toute une partie western intégrée dans l'histoire de Fallout et qui est liée à mon personnage directement ! Et c'est un genre dont je suis très familier (rires). J'ai eu la chance de faire pas mal de grands westerns dans ma carrière, que ce soit avec Tarantino (Django Unchained et The Hateful Eight) ou même Justified. Donc aujourd'hui, jouer les fous de la gâchette, c'est un comme une deuxième nature pour moi !

Comment c'était de jouer sans nez ?
Bien évidemment, ils ne me l'ont pas coupé en vrai (rires). Mais je jouais avec un marquage de petits points blancs sur le nez (pour la post-production). Après, je n'ai pas joué le personnage en imaginant qu'il n'avait pas nez ! Je n'ai pas parlé avec une voix bizarre ou fait des recherches sur les gens sans nez (rires) ! Parce qu'il ne fallait pas qu'il soit grotesque. L'idée n'était pas de dégoûter le public mais de rendre le « Ghoul » presque sexy, il a un certain swag... Il faut avoir en tête que le maquillage prenait 5 heures à faire à l'origine. Heureusement, Jake Garber (spécialiste FX) a trouvé des solutions pour faire ça en 1h45. Donc tous les matins sur le plateau, je passais 1h45 dans un fauteuil... J'ai pu regarder plein de films ! (rires)

Walton Goggins dans Fallout
Prime Video

Quand on est acteur, c'est compliqué de transmettre des émotions avec autant de prothèses et de maquillage sur le visage ?
Je n'étais pas très à l'aise au début... L'équipe technique a conçu tout ça de la manière la plus fine possible, afin qu'on puisse discerner les mouvements de mon visage. Maintenant, je ne suis pas un acteur qui a conscience de ses mimiques, visuellement. Quand je transmets des émotions, ça vient surtout de l'intérieur. Alors là, c'était encore plus compliqué. Je ne savais pas du tout si j'arrivais à transmettre quoi que ce soit et souvent je me retournais vers Jonathan (Nolan), pour lui demander s'il fallait que j'en fasse plus, que j'accentue mes gimmicks pour que ça rende quelque chose. Et lui m'a rassuré.

Fallout, saison 1, à voir sur Prime Video.