"Jim organisait sans cesse des projections pour eux, mais personne ne venait..."
Présente ce week-end au New York Comic Con, l'actrice Sigourney Weaver est venue raconter sa nouvelle expérience avec James Cameron, sur Avatar 3.
Une collaboration de longue date, qui remonte à 40 ans, lorsqu'elle a filmé Aliens, le retour (1986), avec un jeune cinéaste qui venait de faire Terminator, derrière la caméra.
James Cameron a pris la suite de Ridley Scott, écarté de la saga, et selon la star de 76 ans, l’ambiance n'était pas franchement sereine entre le réalisateur canadien et l’équipe britannique des studios Pinewood, fidèle à Scott. Elle raconte (via EW) :
"Ce dont je me souviens, c’est qu’ils adoraient Ridley et qu’ils voulaient que ce soit lui qui réalise ce deuxième film. Ils ne savaient pas qui était Jim Cameron. Moi non plus d'ailleurs, je ne le connaissais pas vraiment. Je trouvais juste qu’il avait écrit un scénario formidable."
Problème : l’équipe technique ne s’est pas montrée très accueillante. Elle se serait même montrée assez hostile, si l'on en croit Sigourney Weaver :
"Jim organisait sans cesse des projections pour eux, mais personne ne venait. Ils avaient clairement une attitude, et il a fallu du temps pour que ça s’arrange."
L'actrice raconte avoir tenté d’apaiser les tensions, consciente du talent du jeune réalisateur :
"J'ai apprécié Jim dès le départ, alors je disais à tout le monde : j’adore Ridley, mais ce gars-là a écrit Terminator, il sait ce qu’il fait. C’est un vrai réalisateur, un instinctif."
James Cameron a fini par gagner le respect de l’équipe. "À la fin, ils lui étaient dévoués," conclut Weaver.
Une histoire qui finit bien ? Oui et non. Les frictions de l’époque ont été rapportées de manière plus brutales dans le livre The Futurist: The Life and Films of James Cameron (écrit par Rebecca Keegan et paru en 2009), où le cinéaste décrivait le staff d’Aliens, le retour comme "paresseux, insolent et arrogant". Selon le livre, les tensions portaient sur les pauses thé, l’inexpérience supposée du réalisateur et le licenciement de son premier assistant Derek Cracknell. À la fin du tournage, Cameron aurait lancé un discours resté fameux : "Ce fut un tournage long et difficile, plein de problèmes. Mais ce qui m’a tenu debout, c’est la certitude qu’un jour je franchirais les grilles de Pinewood pour ne jamais revenir… pendant que vous, pauvres types, seriez toujours là..."







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