James Cameron explique dans Première comment il a pu se recentrer sur le récit, avec De Feu et de Cendres. "Mais ne vous méprenez pas : le spectacle est là !"
Quand Avatar est sorti sur les écrans en 2009, le monde du cinéma a vacillé : cette 3D et l'univers visuel de Pandora représentaient une révolution pure et simple. Une décennie plus tard, Avatar 2 a appuyé l'impression : un choc visuel total, une immersion sans précédent grâce à des innovations comme le HFR et des milliers de plans numériques.
Avec Avatar 3, il est moins question de bouleversement technologique. Le film reste une merveille esthétique, mais comme James Cameron l’explique dans une grande interview donnée à Première (à lire dans le numéro 568 actuellement en kiosque) avec pas mal d'humour :
"Quand on atteint un certain niveau de perfection, on n’a plus besoin de courir après l’innovation à tout prix (rires). Le vrai défi, cette fois, est de maintenir une qualité absolue pendant trois heures de film, avec 3 500 plans à effets visuels. Chaque image doit sembler réelle, tangible."
Le cinéaste nous avoue dans la foulée :
"Sur le premier Avatar, il fallait tout inventer. Sur les suivants, les outils étaient là. Ces trois dernières années, je n’ai pas repensé la technologie, j’ai perfectionné l’histoire. Et ça change tout. C’est un vrai soulagement de pouvoir me concentrer sur le récit. "
Pour le réalisateur, le vrai défi n’était plus de créer un spectacle visuel inédit, mais de maintenir une qualité absolue pendant trois heures de film, tout en faisant exister émotionnellement les personnages :
"Le centre de gravité du spectaculaire a été déplacé vers l’intime. Mais ne vous méprenez pas : le spectacle est là. C’est Avatar. Simplement, cette fois, le coeur du film, ce sont vraiment les personnages", insiste-t-il.
James Cameron rappelle aussi qu’il n’a jamais cherché "à réinventer le cinéma" à chaque film : "Le médium est solide, il existe depuis plus d’un siècle. Ce qui m’intéresse, c’est comment, en tant qu’artiste, mieux l’utiliser." Il détaille :
"Avec Avatar 2, on a franchi une étape technologique. Pour Avatar 3, il ne s’agissait plus de réinventer les outils, mais de raconter mieux avec eux. Nous avons construit ces technologies pour plusieurs films. Nous avons essayé d’anticiper ce que seraient les besoins du cinéma dans cinq ans, dans dix ans, et nous avons investi des dizaines de millions de dollars pour faire évoluer notre pipeline à un niveau de vérité et de précision inédit. Aujourd’hui, on récolte les fruits de ce travail."
Avatar : De Feu et de Cendres est actuellement en salles.







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