L’actrice a la dent dure avec cette adaptation catastrophique du jeu vidéo.
Au milieu des années 2000, la carrière de Rosamund Pike commence tout juste à prendre forme. Le public l’a remarquée peu de temps auparavant dans Meurs un autre jour, où elle incarnait une antagoniste glaciale face à James Bond. Percée prometteuse pour la Britannique, qui enchaîne notamment sur Orgueil et Préjugés de Joe Wright. Et la même année, la voici dans un blockbuster qu’elle préférerait oublier…
Invitée récemment dans le podcast How to Fail with Elizabeth Day, Pike est revenue sur l’expérience mouvementée du tournage de Doom, adaptation du célèbre jeu vidéo.
« Quand je faisais Orgueil et Préjugés et que je m’amusais énormément dans mes champs de maïs avec mon bonnet, j’ai reçu un appel pour rejoindre une franchise d’action. Ils faisaient une version cinéma, une version narrative du jeu vidéo Doom. Et moi, avec mon bonnet, au milieu des bottes de foin, je me dis : “Bien sûr, je peux tout faire. Je peux sauter sur cette botte de foin en crinoline, donc je peux certainement aller tuer des zombies sur Mars.” »
Sauf qu’une fois sur le plateau, le décalage devient rapidement évident : « Soudain, je me retrouve dans ce film avec Dwayne Johnson, et je réalise à quel point je ne suis pas du tout équipée pour être une star de film d’action. Il y avait ces gars très machos. Il y avait des poids sur le plateau. Chaque fois qu’une arme apparaissait, c’était presque comme une relique sacrée pour les fans de Doom. Moi, j’étais complètement hors de ma zone de confort, complètement dépassée. »
Réalisé par Andrzej Bartkowiak et porté également par Karl Urban, le film suit une escouade de marines envoyée sur Mars pour affronter des créatures démoniaques. À l’époque, Dwayne Johnson est lui aussi en pleine transition vers le cinéma après notamment son rôle dans Le Roi Scorpion.
À sa sortie, Doom ne rencontre ni l’adhésion du public ni celle des critiques. Le film récolte un peu moins de 60 millions de dollars dans le monde et accumule des critiques sévères, avec un score de 18 % sur Rotten Tomatoes. Avec le recul, Pike ne cherche pas à embellir ce souvenir :
« Ça a été un échec total. Une vraie catastrophe. Honnêtement, ça aurait probablement pu mettre fin à ma carrière. C’était sans doute l’un des pires films jamais faits. Une catastrophe (…) Je ne lis pas les critiques, mais on comprend vite qu’on a de la chance d’avoir survécu à celui-là. »
Quelques années plus tard, elle deviendra l’une des actrices britanniques les plus respectées de sa génération, notamment grâce à son rôle dans Gone Girl de David Fincher.







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