Date de sortie 11 janvier 2017
Durée 110 mn
Réalisé par Nate Parker
Avec Nate Parker , Armie Hammer , Jackie Earle Haley
Scénariste(s) Nate Parker
Année de production 2016
Pays de production États-Unis
Genre Drame historique

Synopsis

En un temps précédant la Guerre Civile américaine, Nat Turner est un prédicateur et un esclave cultivé. Son propriétaire, Samuel Turner, financièrement sous pression, accepte une offre visant à utiliser les dons de prédication de Nat dans le but d'assujettir des esclaves indisciplinés. Après avoir été témoin des atrocités commises à l'encontre de ses camarades opprimés, Nate conçoit un plan qui peut conduire son peuple vers la liberté.

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Des activistes anti-viol manifestent contre Birth of a Nation

Nate Parker, qui a réalisé, produit et co-scénarisé le film, dont il est aussi le héros, a été jugé pour agression sexuelle.

Critiques

  1. Première
    par Sylvestre Picard

    The Birth of a Nation est l’histoire (vraie) de Nat Turner, un esclave utilisé comme pasteur vers 1830 pour calmer les idées de rébellion de ses frères d’infortune en leur récitant la Bible. Et qui mènera une révolte, réprimée dans le sang, avant de finir sur l’échafaud. L’acteur-réalisateur Nate Parker, pour son premier long, a bénéficié des conseils de Mel Gibson (qui lui a aussi recommandé son monteur de Braveheart, Steven Rosenblum) pour la mise en scène et cela se sent : The Birth of a Nation, lutte sanglante d’un rebelle au destin christique, est une version pré-guerre de Sécession de Braveheart, sombre et désespérée, où la lutte armée est inévitable. La comparaison avec la baffe médiévale de Gibson est aussi inévitable, en termes de thématique (le catholicisme, le colonialisme) et de construction (le viol comme déclencheur de la révolte, la crucifixion en bout de course). Alors Parker n’a peut-être pas encore le souffle de cinéma de Gibson, mais il ne manque pas d’idées (les visions magiques et tribales qui ponctuent le film, la photo blafarde loin du chromo guimauve). La radicalité univoque de son propos (à mort les esclavagistes et Dieu reconnaîtra les siens) finit en revanche par épuiser le film. Ce qui sied assez bien à ce Birth of a Nation – qui en forme de provocation cinéphile emprunte son titre au fameux film de D. W. Griffith pro-Ku Klux Klan Naissance d’une nation (1915) – qu’il est tentant de voir comme l’épitaphe funèbre du cinéma de l’ère Obama.