Titre original The Big Friendly Giant
Date de sortie 20 juillet 2016
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Mark Rylance , Ruby Barnhill , Bill Hader
Scénariste(s) Melissa Mathison, Roald Dahl
Distributeur Metropolitan
Année de production 2015
Pays de production États-Unis
D’après l’œuvre de Roald Dahl

Synopsis

[Mis à jour le 6 juin 2016] Dany Boon sera la voix française du Bon Gros Géant. Il prend donc la place de Mark Rylance, qui le double dans la version originale.

Le Bon Gros Géant ne ressemble pas du tout aux autres habitants du Pays des Géants. Il mesure plus de 7 mètres de haut et possède de grandes oreilles et un odorat très fin. Il n’est pas très malin mais tout à fait adorable, et assez secret. Les géants comme le Buveur de sang et l’Avaleur de chair fraîche, sont deux fois plus grands que lui et aux moins deux fois plus effrayants, et en plus, ils mangent les humains. Le BGG, lui, préfère les schnockombres et la frambouille. À son arrivée au Pays des Géants, la petite Sophie, une enfant précoce de 10 ans qui habite Londres, a d’abord peur de ce mystérieux géant qui l’a emmenée dans sa grotte, mais elle va vite se rendre compte qu’il est très gentil. Comme elle n’a encore jamais vu de géant, elle a beaucoup de questions à lui poser. Le BGG emmène alors Sophie au Pays des Rêves, où il recueille les rêves et les envoie aux enfants. Il va tout apprendre à Sophie sur la magie et le mystère des rêves…

Avant leur rencontre, le BGG et Sophie avaient toujours été livrés à eux-mêmes, chacun dans son monde. C’est pourquoi leur affection l’un pour l’autre ne fait que grandir. Mais la présence de la petite fille au Pays des Géants attire bientôt l’attention des autres géants…  Sophie et le BGG quittent bientôt le Pays des Géants pour aller à Londres voir La Reine et l’avertir du danger que représentent les géants. Mais il leur faut d’abord convaincre la souveraine et sa domestique, Mary que les géants existent bel et bien ! Tous ensemble, ils vont mettre au point un plan pour se débarrasser des méchants géants une bonne fois pour toutes…

Adaptation du roman Le bon gros géant de Roald Dahl

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Critiques

  1. Première
    par Frédéric Foubert

    Mineur et downtempo, le dernier Spielberg est surtout un autoportrait ultra-attachant du cinéaste en géant du cinéma.

    Un "petit" Spielberg ? C’est l’adjectif qui revient le plus souvent dans les conversations sur Le Bon Gros Géant (Le BGG), l’adaptation par Spielby du livre de Roald Dahl, présenté hier hors compétition à Cannes. Parce qu’il n’est en effet pas toujours très joli à regarder, parce qu’il pêche souvent par manque de rythme, le film a déjà été rangé dans la catégorie des Spielberg miniatures, riquiqui – ce qui est bien sûr ironique pour un film où il n’est question que de gigantisme, de jeux d’échelles, et qui raconte la rencontre entre une orpheline haute comme trois pommes et un drôle de bonhomme de 7,50 mètres de haut.

    Alors oui, c’est vrai, Le BGG flirte avec la veine kitsch de Spielberg, qui en profite au passage pour renouer dans la joie et la bonne humeur avec son goût pour l’humour scato-prout. De là à le comparer à la purge Hook, c’est un pas (de géant) que nous ne franchirons pas. Le film ayant été écrit par la scénariste d’E.T., feu Melissa Mathison (« notre Melissa », comme il est écrit au générique de fin), on espérait sans doute inconsciemment quelque chose d’aussi puissant et fédérateur que le méga-carton Amblin millésimé 82. Mais de fait, Le BGG serait plutôt à ranger du côté du sublime et très tordu A.I. : c’est un conte malade sur le long voyage d’un héros sans attaches, un film intrépide où les sorties de route esthétiques ne pèsent pas bien lourd face à sa puissance émotionnelle parfois dévastatrice, augmentée du plaisir pour le coup réellement gigantesque qu’il donne parfois.

    Les spielbergiens de tous poils débattront longtemps des imperfections de la deuxième partie du film : la scène à Buckingham Palace est-elle trop longue ? L’île des méchants géants, est-ce une métaphore de Guantanamo? Ce grand homme qui manigance des stratagèmes politiciens, ce ne serait pas un nouveau Lincoln ? Y a-t-il trop de blagues de pets ou pas assez ? Pendant que le fan-club désossera le film, on peut d’ores et déjà parier que les mômes, eux, vont adorer. Et la première partie est suffisamment miraculeuse pour justifier à elle l’existence du film. Une heure en apesanteur, hors du temps. Il ne s’y passe pas grand-chose, sinon une longue conversation entre Sophie et le géant (Mark Rylance, toujours extra), dont le métier consiste à se promener dans la nuit londonienne pour "souffler" des rêves aux enfants endormis. Elle et lui se jaugent, discutent, font connaissance. Six mois après le très moelleux Pont des Espions, Spielberg continue de ralentir le rythme. Il va fêter ses 70 ans en décembre prochain, il aura bientôt l’âge qu’avait Ford au moment de Frontière Chinoise. Depuis Lincoln, il est entré dans la phase "automnale" de son œuvre. Aucun de ses films récents n’en fait mystère. Et il ne faut pas longtemps au spectateur du BGG pour comprendre la dimension d’autoportrait à l’œuvre ici. Le géant (du cinéma), c’est lui, l’homme bigger than life qui a consacré sa vie à « distribuer » des rêves, et qui possède le don d’entendre les émotions intimes des enfants du monde entier (on n’interprète pas : c’est littéralement ce que raconte le film). La visite du "monde des rêves" est un moment enchanteur, haïku magique et synthèse parfaite de "l’artisanat" spielbergien, comme un manuel poétique qui donnerait à comprendre concrètement comment fonctionnent les songes. How the dream works. Se mettre à chialer à la trentième minute d’un Spielberg est une émotion bizarre, inédite. Une fois embarqué sur cette pente-là, celle de la main tendue du raconteur d’histoires vers son public ami, celle du cinéaste admirant son propre reflet avec une conscience extraordinairement aiguë de sa place dans l’histoire, impossible de faire la fine bouche devant le film. Le BGG se tient là, devant nous, un peu gauche et inquiétant avec ses oreilles décollées, ses cheveux mal peignés et son regard d’une tristesse infinie, dans lequel on a pourtant envie de se noyer. C’est bien lui, Spielby. Le Bon Gros Génie.

  2. Première
    par Frédéric Foubert

    A Londres, lors d’une nuit d’insomnie, Sophie fait la connaissance d’un géant qui parcourt la ville pour « souffler » des rêves aux enfants endormis.

    Un « petit » Spielberg ? C’est l’adjectif qui revenait le plus souvent dans les conversations sur Le Bon Gros Géant (Le BGG) après sa présentation au dernier Festival de Cannes – ce qui est bien sûr ironique pour un film où il n’est question que de gigantisme, de jeux d’échelle et qui raconte la rencontre entre une fillette haute comme trois pommes et un drôle de bonhomme de 7,50 mètres de haut. De fait, cette adaptation du célèbre livre de Roald Dahl renoue avec la veine la plus kitsch et régressive du cinéaste. De là à la comparer à l’horrible Hook, il y un pas (de géant) que nous ne franchirons pas… Non, ce BGG serait plutôt à ranger du côté du sublime et tordu A.I., autre contre malade où des choix esthétiques discutables étaient balayés par une puissance émotionnelle dévastatrice. Ici, par exemple, la visite du « monde des rêves » est un moment enchanteur, haïku magique doublé d’un manuel poétique qui donnerait à comprendre concrètement comment fonctionnent les songes. Un instant hors du temps, en apesanteur, qui confirme, après le déjà très moelleux Pont des Espions, que Spielberg est peut-être bien entré dans la phase « automnale » de son œuvre. Le film ressemble au géant qu’il met en scène : un peu gauche, mal peigné, mais irrésistible et ultra-attachant. Petit, peut-être, mais quand même costaud. F.F.