Titre original Jupiter Ascending
Date de sortie 4 février 2015
Réalisé par Lilly Wachowski, Lana Wachowski
Avec Mila Kunis , Channing Tatum , Sean Bean
Scénariste(s) Lilly Wachowski, Lana Wachowski
Distributeur Warner Bros Pictures France
Année de production 2015
Pays de production US
Producteurs Bruce Berman
Genre Film de science-fiction

Synopsis

Née sous un ciel étoilé, Jupiter Jones est promise à un destin hors du commun. Devenue adulte, elle a la tête dans les étoiles, mais elle enchaîne les coups durs et n'a d'autre perspective que de gagner sa vie en nettoyant des toilettes. Ce n'est que lorsque Caine, ancien chasseur militaire conçu génétiquement, débarque sur Terre pour retrouver sa trace que Jupiter commence à entrevoir le destin qui l'attend depuis toujours : grâce à son empreinte génétique, elle doit bénéficier d'un héritage extraordinaire qui pourrait bien bouleverser l'équilibre du cosmos…

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Photos

Jupiter : Le Destin de l'Univers

Casting

Mila Kunis
Jupiter Jones
Sean Bean
Stinger Apini
Eddie Redmayne
Balem Abrasax

Critiques

  1. Première
    par Gaël Golhen

    On avait laissé les Wachowski sur "Cloud Atlas", leur fresque démesurée, où le post-apocalyptique côtoyait le cyberpunk et l’expérimental dans un film à sketchs allant du pire (les moumoutes de Tom Hanks, le pompiérisme indigent) au somptueux (l’oraison de Sonmi ou la mélancolie du segment musical). Revoici le tandem aux commandes d’une oeuvre folle qui cherche à redéfinir la forme moderne du space opera et s’attaque à la mythologie "Star Wars". Le chasseur de primes nonchalant (Channing Tatum, génial), son histoire d’amour avec la princesse prédestinée (Mila Kunis, parfaite) prouvent que les cinéastes regardent George Lucas dans le blanc des yeux. Mais leur film est avant tout une nouvelle synthèse de leurs obsessions. Il y est question d’une élue, d’interconnexion mystique, de mythologie révolutionnaire, de l’affranchissement humain… Et de cinéma. En un sublime précipité de grammaire wachowskienne. Monstrueux trip visuel, montagnes russes alternant course-poursuite endiablée, dialogue ésotérique et combat spatial éblouissant, ce film procure une jouissance de cinéma que peu de blockbusters offrent encore. Comme d’habitude, la mise en scène, ne ressemble à rien de connu : soap intergalactique à la direction artistique jusqu’au-boutiste frisant le mauvais goût (le look de Tatum, les lézards géants, les comédiens « portemanteaux'" qui s’avoinent mollement) pour tutoyer le sublime, le film organise constamment son propre vertige. L’intrigue repose sur l’opposition entre le trivial douteux et le shakespearien fantastique. Une dame pipi projetée dans un univers SF multiplie les blagues limites avant de se faire absorber dans une tragédie classique. On retrouve là le sens étourdissant du mash-up des Wachowski. Et on perçoit cette audace mégalo et ado doublée d’un formalisme visionnaire et profus qui fait leur force et derrière laquelle s’exprime un idéalisme devenu rare au coeur du système. Les pirates de Hollywood ont encore frappé.