Gene Hackman

  • Profil mis à jour le 16/05/2012
  • Sexe :
    Homme

La biographie de Gene Hackman

Ancien marine, ancien vendeur de chaussures, ancien journaliste, ancien dessinateur, ancien assistant de télévision, Gene Hackman a le physique d'un Monsieur Tout-le-Monde qui aurait une carrure d'athlète. Cette apparence presque anonyme peut expliquer qu'il ne débuta au cinéma qu'en 1964, dans Lilith (R. Rossen), par une scène brève mais parfaitement indicative de son considérable talent. La confirmation vint avec Bonnie and Clyde (A. Penn, 1967) et l'Oscar avec French Connection (W. Friedkin, 1971). Indiscutablement, son faux air de normalité placide joint à l'entêtement maladif du personnage du policier Popeye Doyle n'est pas étranger à l'impact de sa création qu'il l'étoffa encore dans French Connection II (J. Frankenheimer, 1975. On a essayé de lui donner des rôles de composition en suscitant en lui une manière de truculence qui, en réalité, n'existe pas : qu'il s'agisse de films médiocres comme les Charognards (The Hunting Party, Don Medford, 1971) ou meilleurs comme la Chevauchée sauvage (R. Brooks, 1975) ou les Aventuriers du Lucky Lady (S. Donen, id.), Hackman fait ce qu'on lui dit, mais ce n'est pas ce qu'il fait le mieux.Même s'il a eu son plus grand succès populaire en héros salvateur dans l'Aventure du Poséidon (R. Neame, 1972) et si sa composition de méchant de bande dessinée dans Superman (R. Donner, 1978) n'est pas désagréable, Hackman excelle dans les rôles de chien battu. Il est splendide en détective maladroit, cocu et dépassé par les événements dans la Fugue (A. Penn, 1975). Il semble touché par la grâce en clochard magnifique et pathétique dans l'Épouvantail (J. Schatzberg, 1973). Et, surtout, il est inoubliable en plombier solitaire, piégé par une machination monstrueuse, dans Conversation secrète (F. F. Coppola, 1974) : son imperméable fripé, ses lunettes tristes, ses moustaches pendantes composent avec une hallucinante vérité un des plus beaux personnages du cinéma américain des années 70. Les années 80 continuent à lui offrir de beaux rôles : le journaliste d'Under Fire (R. Spottiswoode, 1984) et le père qui comprend mal son fils de Besoin d'amour, J. Schatzberg, id.). Il apparaît dans des films d'action comme Retour vers l'enfer (T. Kotcheff, 1983), Target (Penn, 1985), Power , les coulisses du pouvoir (S. Lumet, 1986) et Sens unique (No Way out, Roger Donaldson, 1987) avec une efficacité d'autant plus crédible qu'elle reste toujours très sobre. À la fin des années 80, il apparaît au générique de nombreux films dans des rôles, parfois originaux : Soleil d'automne (B. Yorkin, 1985), Mississippi Burning (A. Parker, 1988), Une autre femme (W. Allen, 1989), parfois stéréotypés : le Grand Défi (Hoosiers, David Anspaugh, 1986), Superman IV (S. Furie, 1987), Bat 21 (Peter Markle, 1988), Fool Moon in Blue Water (Peter Masterson, id.), Split Decisions (David Drury, id.), The Package (Andrew Davis, 1989), Loose Cannons (Bob Clark, 1990), Dinosaurs (Nicholas Meyer, id.), le Seul Témoin (Narrow Margin, Peter Hyams, id.), Class Action (M. Apted, id.), Bons Baisers d'Hollywood (M. Nichols, 1991). Insensiblement, il est passé des premiers rôles aux rôles de composition, où sa large carrure et son masque expressif font merveille. Il excelle autant dans les rôles négatifs (Impitoyable, C. Eastwood, 1992) que dans les figures emblématiques (le pater familias de Wyatt Earp, L. Kasdan,1994). Mais c'est entre le bien et le mal qu'il trouve un de ses plus grands rôles, celui de l'avocat à la fois trouble et pathétique de la Firme (S. Pollack, 1993). Toujours très actif, il joue dans Mesures d'urgence (M. Apted, 1996), l'Héritage de la haine (The Chamber, James Foley, 1997) et campe un impressionnant président des États-Unis, meurtrier par accident, dans les Pleins pouvoirs (C. Eastwood, 1996).

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