Avis: 
Date de naissance: 
05 septembre 2015 (âge : 45 ans)
Date de décès: 
01 janvier 1970

Biographie: 

On ne s'attendait pas que ce très jeune danseur blond et modeste, soupirant timide de Debbie Reynolds dans Donnez-lui une chance (S. Donen, 1953) ou de Janet Leigh dans Ma sur est du tonnerre (R. Quine, 1955), devienne l'auteur de films aussi ambitieux et importants que Cabaret ou All That Jazz. Bob Fosse a monté lentement tous les échelons de la hiérarchie, depuis ses débuts sur les planches, comme danseur, en 1948 (c'était pour un spectacle intitulé Call Me Mister). Il a été un des chorégraphes les plus notables de Broadway (The Pajama Game, 1954 ; Damn Yankees, 1955, sous la direction de George Abbott) avant de devenir metteur en scène et, parfois, coauteur de ses spectacles, dont les plus célèbres sont Bells Are Ringing (1956), How to Succeed in Business Without Really Trying (1961), Sweet Charity (1966) tous trois portés à l'écran, Chicago (1975) et Dancin' (1978). C'est en réalisant Sweet Charity (1969) qu'il fait ses débuts de cinéaste. Mais il avait été acteur dès 1953, dans des rôles dansants : The Affairs of Dobie Gillis, de Don Weis (avec Debbie Reynolds) ; Embrasse-moi, chérie (G. Sidney, id. ; variations sur la Mégère apprivoisée), sans oublier les films de Donen et de Quine. Il est chorégraphe, en 1957 et en 1958, pour Pique-Nique en pyjama et Damn Yankees, tous deux de George Abbott et Stanley Donen. Pour Sweet Charity, il disposa d'un budget très important pour un premier film. Le résultat fut brillant, et le succès contribua à relancer un genre où les tentatives ambitieuses se faisaient rares.En 1972, il remporte son plus grand succès avec Cabaret. Il s'agit d'un essai de spectacle total à partir d'une nouvelle figurant dans le livre, Adieu Berlin, de Christopher Isherwood sur le Berlin des années 30 et la montée du nazisme qui, a priori, n'était pas fait pour la comédie, surtout musicale. Mais, grâce en particulier à l'interprétation de Liza Minnelli et de Joel Grey, il réussit à tenir son pari.En 1974, Lenny, sa biographie (en noir et blanc) du comédien Lenny Bruce, lui permet de démontrer qu'il n'est pas uniquement un chorégraphe et un metteur en scène de « shows » à l'américaine. Le film surprit par un ton particulièrement amer ; mais celui-ci annonce, en fait, son film suivant, All That Jazz (Que le spectacle commence, 1979), qui est son film le plus ambitieux. Là aussi, le spectacle se veut total, et le musical prend pour thème la lutte d'un metteur en scène contre la mort. L'uvre reçut une Palme d'or au festival de Cannes et connut un grand succès international. En 1983, il signe Star 80 (id.), témoignage sur la cruauté des murs du spectacle.

Films réalisés par Bob FOSSE

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