Dix chansons de David Bowie au cinéma

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Retour en extraits sur dix utilisations inoubliables de la musique de Bowie à l'écran.

Mise à jour du 10 janvier 2017 : Aujourd'hui marque le premier anniversaire de la mort de David Bowie. En apprenant cette triste nouvelle, nous avions voulu lui rendre hommage à travers ses rôles au cinéma, ainsi qu'en partageant les meilleures utilisations de sa musique au cinéma. "Let's dance"

Les 10 meilleurs rôles de David Bowie au cinéma

Dossier du 10 janvier 2016 : De L'Homme qui venait d'ailleurs à Zoolander, David Bowie, décédé hier à 69 ans, est la rock-star qui aura eu la plus belle, bizarre et éclectique des carrières ciné. De Leos Carax à Wes Anderson, de Lars Von Trier à Quentin Tarantino, il n'aura également jamais cessé d'inspirer les cinéastes, toujours partants pour dynamiser leurs films avec un de ses morceaux, pioché dans leurs discothèques persos. Voici notre Top Ten - sur plus de 500 utilisations répertoriées.

Modern Love dans Mauvais Sang (Leos Carax, 1986)
Plus fort que Furyo ou Les Prédateurs. Pour toute une génération, Bowie au cinéma, c’est d’abord ça : la pantomime déglinguée de Denis Lavant dans la Rue de l’Ouest, le corps démantibulé par les riffs syncopés d'un tube 80's surpuissant et irrésistible du Thin White Duke. La scène signe surtout l’apparition de l’astre Carax dans le ciel du cinéma français, qui réinventait le romantisme godardien éternel en le trempant dans les codes visuels de la génération MTV. Terriblement moderne, totalement indémodable.

 

Fame dans Dangereuse sous tous rapports (Jonathan Demme, 1986)
Melanie Griffith, « dangereuse sous tous rapports », emmène le yuppie Jeff Daniels au bal des anciens de son lycée. Il se décoince en direct, sous nos yeux, au son d’une reprise par les Feelies de Fame, le tube proto-disco spectral composé par Bowie et John Lennon. Notez bien que cette vidéo aurait aussi toute sa place dans un top des dix plus grandes chorégraphies de l'histoire du cinéma.

 

I’m deranged dans Lost Highway (David Lynch, 1997)
Bowie et Lynch, les deux chantres du beau bizarre, s’étaient déjà croisés une première fois sur Twin Peaks : Fire walk with me, où le chanteur était passé faire un cameo halluciné. Quelques années plus tard, Lynch choisit le génial I’m deranged, composé avec Brian Eno en 95, pour ouvrir Lost Highway. On commence à entrevoir la fin des 90s, la fin du siècle, Bowie est en pleine renaissance artistique, et sa musique traumatisée par l'electro et la jungle devient la bande-son idéale des plus beaux cauchemars de l’époque. Fincher avait clos Seven avec Hearts Filthy Lesson, Lynch propulse Bowie sur une autoroute perdue, au cœur de la nuit. Direction l’abyme.

 

Twin Peaks : David Bowie aurait dû être dans la saison 3

Cat People (Putting Out Fire) dans Inglourious Basterds (Quentin Tarantino, 2009)
L’un des spottings musicaux les plus étranges de la filmo de Tarantino. QT exhume une chanson composée pour le remake de La Féline par Paul Schrader (1982) et la colle en plein milieu de son Inglourious Basterds. Mélanie Laurent face à son miroir, une robe du soir, du rouge à lèvres, d’immenses drapeaux nazis en arrière-plan... Ou comment faire dérailler le barnum guerrier patapouf vers l'esthétique cold-wave. Et quelle chanson, bon sang...

 

Starman dans La Vie Aquatique (Wes Anderson, 2004)
En 2004, Wes Anderson a l’idée bizarre et géniale de rythmer tout son quatrième long-métrage (pour mémoire, l’odyssée d’un simili-commandant Cousteau joué par Bill Murray) par des reprises acoustiques de Bowie par le brésilien Seu Jorge. « There’s a starman / Waiting in the sky » : ça sonne aussi très bien en portugais.

 

Space Oddity dans Moi et Toi (Bernardo Bertolucci, 2012)
Après le portugais, une petite leçon d'italien. Bertolucci déterre ici un incunable : la version ritale de Space Oddity, enregistrée par Bowie en 70 sous le titre Ragazzo Solo, Ragazza Sola. Puis Bernardo fait ensuite ce qu’il fait le mieux : filmer des acteurs beaux comme des dieux en train de bouger, de danser, de s’étreindre. Faites gaffe : c’est beau à pleurer.

 

Space Oddity dans Bird People (Pascale Ferran, 2014)
Space Oddity, deuxième prise. Sans doute l’un des morceaux les plus utilisés de Bowie au cinéma, au coude à coude avec Let’s Dance. On l’entend chez Jean-Marc Vallée (C.R.A.Z.Y.), chez Ben Stiller (La Vie rêvée de Walter Mitty)... Et à chaque fois, c’est la même chanson : l’histoire d’un personnage qui rêve d’ailleurs, veut s’envoler, briser ses chaînes et rejoindre le Major Tom dans les étoiles. Et ça, personne ne l’aura incarné aussi littéralement que ce moineau qui survole Roissy, « joué » par Anaïs Demoustier devant la caméra flottante de Pascale Ferran.

 

Young Americans dans Dogville (Lars Von Trier, 2003)
Après avoir utilisé Life on Mars dans Breaking the Waves, LVT confirme son obsession bowienne dans le générique de fin de son Dogville. Une fable acerbe sur l’Amérique conclue par un diaporama méchant : des images de la Grande Dépression et de la décadence US, rythmées par un hymne néo-soul ultra-dansant. Sans doute l’une des expressions les plus frontales et voluptueuses du cynisme von trierien.

 

Heroes dans Le Monde de Charlie (Stephen Chbosky, 2012)
« Oh mon Dieu ! C’est quoi cette chanson ? T’as déjà entendu ca ? » Une fille cruise en voiture avec ses copains et tombe sur Heroes à la radio. C’est un film d’époque, oui, qui se passe dans le monde d’avant Shazam. Stephen Chbosky traque ici un truc banal et essentiel à la fois, immense et dérisoire : cet instant où une chanson vient percuter nos vies, désintègre nos molécules une à une, s’installe en nous pour ne plus jamais nous quitter. Et Emma Watson, dans son premier grand rôle post-Hermione, joue ça merveilleusement.

 

Modern Love dans Frances Ha (Noah Baumbach, 2012)
Modern Love, encore, toujours, histoire de boucler la boucle. Baumbach filme sa lettre d’amour au cinéma français et rend hommage à Carax, avec Greta Gerwig dans le rôle de Denis Lavant. Une drôle d'idée, peut-être, mais la preuve définitive qu'on ne peut pas vraiment rater une scène avec une chanson aussi dingue que celle-là.

 

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