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Leurs enquêtes sont souvent étonnantes, à la limite du crédible. Pourtant, les héros d’Esprits criminels, en dépit des artifices de la série, restent très proches des authentiques agents du FBI. Décryptage par Télé 7 jours.

Leurs enquêtes sont souvent étonnantes, à la limite du crédible. Pourtant, les héros d’Esprits criminels, en dépit des artifices de la série, restent très proches des authentiques agents du FBI. Décryptage par Télé 7 jours. "J’ai regardé Esprits criminels et j’ai été impressionné par son réalisme." Robert Hazelwood sait de quoi il parle. À en croire ce retraité du FBI, la série de TF1, diffusée le mercredi à 20h45, est le plus crédible des polars télé. Il faut dire qu’il s’inspire d’une véritable unité du FBI, le Behavioral Analysis Unit (BAU), où travaillent ceux que nous appelons les profilers. Pour autant, les enquêtes de l’équipe d’Esprits criminels sont-elles totalement réalistes ?pagebreakL’équipeLes héros de la série sont tous surdoués et surdiplômés, comme ceux du vrai BAU, corps d’élite du FBI. "Ils maîtrisent les technologies, sont capables d’une grande écoute et restent objectifs, même dans les pires affaires", explique Brad Garrett, un ancien agent. Ainsi, dans le premier épisode de ce soir, vont-ils garder leur sang-froid face à un tueur en série qui diffuse ses crimes en direct sur Internet. En revanche, alors que la série met en scène une seule équipe, qui travaille sur tous les types de crimes, le vrai BAU est divisé en trois sections : contre-terrorisme, crimes sur les adultes, crimes sur les enfants.pagebreakLes missions"Au moins une fois par saison, nous nous inspirons de faits divers réels, confirme Simon Mirren, un des producteurs de la série. Nous voulons apporter une réponse aux questions que soulèvent ces horribles crimes." Une des différences entre Esprits criminels et la réalité se situe dans la nature des missions qu’accomplissent ses héros. Le vrai BAU n’aide pas seulement les autorités à arrêter les criminels, il est également chargé de former les autres agents du FBI aux techniques de profilage. Ils ont aussi pour spécialité d’interroger les criminels en prison pour comprendre leur modalité de leur fonctionnement.pagebreakLes techniques"Les techniques de profiling utilisées et les conclusions qu’ils en tirent sont fidèles à la réalité", assure Brad Garrett. La série reprend les vraies méthodes d’investigation du groupe. "Psychologiquement, nous sommes proches du terrain, renchérit Simon Mirren. En revanche, nous prenons des libertés sur les détails scientifiques et informatiques." La rapidité avec laquelle l’agent Garcia, reine des ordinateurs, traque ce soir l’assassin qui tue sur Internet, est très exagérée.pagebreakLes moyensLes agents du vrai BAU n’ont pas leur propre jet privé, comme ceux de la série. Plus "consultants" qu’enquêteurs, ils voyagent moins souvent et passent beaucoup de temps en visioconférence, sur Internet ou au téléphone, pour aider ceux qui sont sur place. Ils ne se déplacent que dans les cas les plus graves ou les plus urgents.pagebreakLe pouvoirLe poste d’agent du BAU a beau être très prisé, il n’est pas supérieur, en grade, à celui des autres agents du FBI. Dans la série, on voit souvent les héros prendre l’affaire en main et éclipser les pouvoirs locaux, ce qui entraîne certaines tensions. "C’est un cliché, s’amuse Brad Garrett. Avec le nombre croissant d’affaires de terrorisme, ils travaillent tous main dans la main."Marc Granier, journaliste au magazine Télé 7 jours.