Date de sortie 22 juin 2020
Durée 80 mn
Réalisé par Daphné Leblond
Année de production 2019
Pays de production Belgique
Genre Film documentaire
Couleur Couleur

Synopsis

Douze jeunes femmes de 20 a` 25 ans racontent le parcours de leur sexualité depuis l’enfance. Dans leur chambre, face caméra, elles s’adressent aux deux réalisatrices en proie aux mêmes questions. Elles se rappellent les premières sensations, les explorations hasardeuses, les conversations dans le noir et les obstacles inattendus. Toutes sont mues, chacune a` sa manière, par un même élan : la quête d’une sexualité épanouissante, libre et égalitaire, et cherchent à repenser des inégalités qui se sont érigées en système social.

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Critiques de Mon nom est clitoris

  1. Première
    par Sophie Benamon

    Nécessaire et engagé, ce documentaire traite de la sexualité féminine avec les intéressées. Le début du film commence par une question anodine toute droit sortie du Petit Prince « Dessine-moi un clitoris ». La succession de croquis aussi différents que surréalistes témoignent de l’ignorance des interrogées sur le sujet. Entre rires et pudeurs, les jeunes filles scrutées au plus par la caméra vont alors confier leurs expériences, leurs sensations, et révélées leurs souffrances et leurs doutes. L’éducation sexuelle se résumant souvent à l’aspect technique d’un cours de S.V.T., elles manquent de repères et adoptent souvent la vision des garçons plus éloquents sur le sujet. Nous suivons donc dans ces confidences intimes un portrait d’une génération (dommage de ne pas avoir ouvert sur plusieurs tranches d’âge) qui tente de comprendre pourquoi elle a vécu sa sexualité de manière taboue et complexe. Les témoignages sont courageux, pudiques et sensibles, parfois drôles. C’est aussi une manière de parler de liberté, de consentement, de libération des corps face à une société encore corsetée où la parole si nécessaire ne trouve pas souvent d’espace pour se déplier. Il y a malheureusement un effet répétitif dans ces témoignages cadrés serrés qui rend le documentaire un peu monotone. Il y manque un peu de respiration et de poésie. Peut-être aussi une vision de l’homme moins négative que celle apportée par ces témoignages. Toujours fautif, le regard masculin est souvent opposé à celui de la femme. Quelle triste idée qui ne reflète pas la réalité.