Toutes les critiques de Lacrau (Documentaire)

Les critiques de Première

  1. Première
    par Hendy Bicaise

    Lacrau est un documentaire hors norme, muet et non narratif. De mémoire récente, seuls lui sont comparables "Le quattro volte" et "Leviathan", deux essais tout aussi poétiques et radicaux. Volontiers génésiaque, le film
    de João Vladimiro ne remonte pas aux origines de toutes choses pour autant. Il évoque plutôt l’usure, la belle usure du monde. Et imagine sa renaissance. Alors, il s’attarde une dernière fois sur la nature, l’animal, l’humain, ses créations, les loge tous à la même enseigne et laisse au spectateur le temps d’y déceler de la beauté. Attention : elle est partout.

Les critiques de la Presse

  1. Libération
    par Julien Gester

    Une poésie documentaire du Portugais João Vladimiro, qui s’affranchit des normes du cinéma. (...) Contemplation rêveuse éclairée à la lumière d’un monde finissant et conversation sans paroles instaurée entre l’œil et la nature, un tel film vise par la décantation et la confusion des signes à un lavement dépuratif de nos sens, comme habité par un souci supérieur de rendre ainsi ses spectateurs au vertige de leur solitude face à lui.

  2. A voir à lire
    par Emma Martin

    Du dehors en dedans, de vides en vertiges, "Lacrau" trace les contours hésitant d’une méditation contemporaine sur l’être et le néant. Histoire sensitive tant naturaliste qu’abstraite, le film de João Vladimiro s’abandonne aux plaisirs des sens. Le spectateur, sceptique, n’a pourtant d’autre choix que de se soumettre aux séquences erratiques qui lui sont présentées, sous peine de ne tirer aucun plaisir de ce voyage singulier.

  3. Le Monde
    par Jacques Mandelbaum

    Cinéma expérimental pur jus pour ce film portugais. (...) Image carrée, texture d'amateur, jeune garçon sur les roches, paysans égorgeant le cochon, chèvres sorties de l'enclos, voix en prière, pour une célébration générale de la nuit, du silence et de l'eau. Pourquoi pas, en effet ?