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L’histoire entre Ahmed Sylla et le cinéma avait débuté sous les meilleurs auspices avec le bel accueil critique et public de L’Ascension (2017). Mais depuis, l’essai n’a jamais vraiment été transformé. Passer pour la première fois derrière la caméra pouvait être l’occasion d’un second souffle. Celui- ci devra encore attendre. Car rien ne fonctionne dans cette comédie poussive où il incarne un fonctionnaire de police maladroit sommé par sa supérieure de se travestir en femme pour infiltrer un gang de braqueuses. Le scénario poussif se résume à une succession de sketchs où Sylla semble ne jamais quoi faire du côté trash vers lequel il tend sans jamais assumer d’aller au bout, pour rester tout public. Et on ressent de l’embarras devant ce récit cousu de fil blanc, où chaque vanne a dépassé depuis longtemps la date de péremption. Seul Kaaris tire à peu près son épingle du jeu par sa composition perchée du chef de ce gang. Mais il joue clairement dans un autre film.


