Date de sortie 29 avril 2026
Durée 192 mn
Réalisé par Alain Gomis
Avec
Distributeur Jour2Fête
Année de production 2026
Pays de production France, Sénégal, Guinée-Bissau
Genre Drame

Synopsis

Aujourd’hui Gloria marie sa fille en banlieue parisienne. Il y a peu, en Guinée Bissau, elle assistait à la cérémonie qui consacre son père décédé en ancêtre. D’une cérémonie à l’autre, entre passé et présent, vie et mort, réalité et fiction, Gloria se réconcilie avec son histoire, trouve sa place et connaît un moment de paix.

Toutes les séances de Dao

Critiques de Dao

  1. Première
    par Thomas Baurez

    Avec son nouveau film, le franco-sénégalais Alain Gomis (Félicité) cherche à renverser les codes généralement admis du récit cinématographique par une absence de surplomb narratif, d’une mise en scène à l’affut, d’espaces mouvants et un encombrement des personnages à l’intérieur du cadre… La fiction, ainsi dépouillée de ses trop beaux atours, entend se réinventer. Cela passe par un accord tacite avec ses futurs interprètes que l’on découvre en ouverture lors des séances de casting. Cet échange-confession met à jour ce pacte non faustien où le « je » ne sera pas forcément un autre. Le film prend ensuite deux directions : la banlieue parisienne où se déroule le mariage de Nour la fille de Gloria. Gloria que l’on retrouve dans un village de Guinée Bissau pour une cérémonie mortuaire en hommage à son père. Les deux célébrations se succèdent jusqu’à s’interpénétrer dans un élan de vie partagée. Gloria interroge son rapport à sa culture, son identité, son histoire plus ou moins récente (l’ex refait surface), sa volonté de transmettre… Sans rien théoriser Gomis se sert de ces espaces de ces deux évènements de représentation pour interroger son rôle de cinéaste. Où est-on exactement ici ? A cet endroit qu’Antonioni appelait « le documentaire du tournage », celui de la fiction en train de se (dé)construire, dans cet instant où le simulacre fait partie de la vérité. Le retour régulier aux séances de casting sont autant de commentaires sur ce qui se joue ici et ailleurs. « Croire » est le verbe moteur du film. Croire en l’autre, croire aux rites, croire à ce qui s’imprime sur l’écran. La réponse est tout entière sur les corps et les visages. Le Dao lit-on en préambule est un “mouvement perpétuel et circulaire, qui coule en toute chose et unit le monde.” C’est, on s’en doute, le programme même du film.

Dernières News sur Dao

Dao: Un tour de force [critique]

Alain Gomis signe un film-fleuve autour de deux cérémonies entre la France et la Guinée Bissau où la magie de sa mise en scène restitue une vérité nue et offre un magnifique portrait de femme. Très fort.

Casting de Dao