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Sept ans après Bêtes blondes qui mettait en scène une éphémère star de télé-réalité en proie à des crises d’amnésie dans un équilibre permanent entre poésie et humour, le duo Maxime Matray-Alexia Walther convoque de nouveau l’absurde dans leur deuxième long métrage. Cet absurde vient métamorphoser ce qui paraît d’abord comme un polar dans les pas d’une employée municipale (Agathe Bonitzer, épatante) s’improvisant détective après la disparition d’une adolescente. La loufoquerie qui fait peu à peu basculer un quotidien banal vers l’étrange séduit de prime abord. Mais, à l’instar de Bêtes blondes, Affection affection peine à tenir la distance sur 1h41, où l’on finit par trop voir les coutures de ce jeu de pistes azimuté qui perd peu à peu de sa fluidité. Un format de moyen métrage aurait sans doute été plus approprié.


