Toutes les critiques de 35 Rhums

Les critiques de Première

  1. Première
    par Julien Welter

    35 Rhums, c’est le nombre mythique de verres qu’a bu, une fois dans sa vie, Lionel, conducteur de RER. Aujourd’hui, il élève sa fille, seul. Collés l’un à l’autre en banlieue, ils vivent dans une bulle hermétique aux autres et au temps, façon de parler. 35 Rhums, c’est aussi le nombre de verres que l’on a l’impression d’avoir bu à la vision du film de Claire Denis. Le rythme éthylique a quelque chose d’enivrant mais il est aussi un peu saoulant. L’enfermement des HLM, le mal-être des expatriés en France, une vie dans un job nul comme une vie en prison… Les thèmes sont intéressants mais tellement dilués.

Les critiques de la Presse

  1. Le JDD
    par Alexis Campion

    C'est un roman écrit au présent, filmé et incarné avec grâce. Ses personnages naviguent entre individualité et solitude. Le récit et les dialogues sont d'une justesse et d'une simplicité désarmantes.

  2. Télérama
    par Louis Guichard

    Filmer les liens familiaux aujourd'hui comme le maître japonais Ozu autrefois, telle est l'intention avouée, et téméraire, de la cinéaste. L'hommage transposé, délocalisé, s'avère étrangement harmonieux. Mais si 35 Rhums est l'un des meilleurs films de Claire Denis, et sans doute le plus émouvant, c'est aussi en empruntant des directions propres à son auteur.

  3. Elle
    par Anne Diatkine

    Fluidité des images et beauté des acteurs obligent, 35 rhums coule comme une musique de jazz. Au bout d'une heure, tout de même, une sensation étrange se confirme. Quelque chose cloche. 35 rhums donne le sentiment de ne jamais vraiment commencer. Comme un générique qui n'en finirait pas.

  4. Le Monde
    par Jean-Luc Douin

    Claire Denis a un secret : elle sait filmer avec une troublante évidence, une effusion fluide, ces instants furtifs où tout vacille, ces danses qui irradient de solitude, ces mains tendues dans le vide, ces corps qui incarnent un désir, un mal, une musique ou une transgression. Filmer sans transcendance ni compassion, au-delà du moindre dialogue, juste comme ça, poétiquement (...).