Après s'être intéressé un temps à la peinture et avoir adhéré au photo-club amateur de Yonago, Shoji Ueda entreprend, auprès de Toyo Kikuchi, des études à l'Ecole orientale de Photographie de Tokyo. En 1933, il ouvre son premier studio dans sa ville natale (Sakaiminato, dans la région de Tottori, à l'ouest du Japon) et fonde le Chugoku Photographers Group. Souvent qualifié de « poète des images », le photographe réussit à promouvoir son médium, alors fort peu considéré au Japon par rapport à la peinture. Shoji Ueda découvre les recherches des avant-gardes européennes et acquiert rapidement le goût de l'expérimentation. Il développe une photographie surréaliste, brillante de sobriété et d'un calme onirique. De son corpus d'oeuvres empreintes des deux cultures japonaise et européenne, on garde souvent en mémoire les images du « Théâtre des dunes », d'étranges mises en scène de personnages, perdus au milieu des dunes de sable du district de Samin. Lors de la seconde guerre mondiale, Shoji Ueda cesse son activité de photographe par conviction, puis la reprend en 1946. Ses images sont régulièrement récompensées et publiées dans les magazines Camera, Asahi Camera, Nippon Camera... En 1960, Shoji Ueda a l'occasion de participer à l'exposition sur la photographie japonaise organisée par Edward Steichen au Musée d'Art Moderne de New York. Cet événement lui permet, par la suite, de participer à de nombreuses expositions en Europe et aux Etats Unis. A partir des années 1970, Shoji Ueda publie de nombreux ouvrages sur les enfants. En 1978, il anime un workshop dans le cadre des rencontres internationales d'Arles (en 1987, son oeuvre y est présentée). Dans les années 1980, il se voit confier plusieurs commandes publicitaires remarquées et remarquables (dont le catalogue de Kikuchi Takeo) Depuis 1975, Shoji Ueda est professeur à l'Université Kyushyn Sangyo Son oeuvre est devenue fort populaire au Japon (dans sa région natale, un musée portant son nom est dédié à son oeuvre ...) mais reste peu connue en France. Jusqu'à récemment, aucun ouvrage ne lui a jamais été consacré en France (à l'exception de catalogues succincts publiés à l'occasion d'expositions). Les éditions Filigranes ont pallié à cette absence avec un catalogue non exhaustif, mais proposant un cheminement à travers ses principales étapes esthétiques : depuis les années trente, date de ses premières photographies, jusque dans les années soixante-dix. Du 13 octobre 2006 au 28 janvier 2007, le Musée de l'Elysée (Lausanne) a présenté une rétrospective de son oeuvre « Une ligne subtile, Shoji Ueda 1913-2000», la plus importante jamais montrée en dehors du Japon. L'exposition a réuni 151 photographies originales réalisées depuis ses débuts de photographe en 1930 jusqu'à sa mort en 2000. Quelques oeuvres majeures : Domon Ken on the Sand Dunes of Tottori Prefect, 1949. Gélatine d'argent. 25,5 x 24,4 cm Nude, 1950. Gélatine d'argent. 30,4 x 25,3 cm Man and woman, 1975. 27,6 x 26,6 cm Children in the snow, 1975. 24 x 36,3 cm Cortèges de silhouettes, 1978. Color-Print tirage mat.23,8 x 36,2 cm[Illustration : Man and woman, 1975. Photo. 27,6 x 26,6 cm]
| Genre | Homme |
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