Auteur dramaturge, journaliste et traducteur, Karel Capek est le premier homme de Lettres tchèque à avoir être apprécié hors de ses frontières. Né dans le nord-ouest de la Bohême, à Male Svatonovice u Trutnova, le 9 janvier 1890, il est le frère cadet d’Helena et de l’auteur Josef Capek. Son père était un médecin du nom d’Antonin Capek et sa mère s’appelait Bozena Capkova. Entre 1895 et 1900, Karel Capek suit son éducation primaire dans la ville d’Upice. Lorsque son grand-père décède en 1900, sa grand-mère, du nom d’Helena Capkova, emménage dans leur foyer. Capek apprendra énormément de cette dame qui selon lui, est à l’origine de sa sensibilité aux différentes nuances de la langue. Il entre au collège d’Upice - où il passera un an - le 16 septembre 1900, puis quitte la ville au côté de sa grand-mère pour aller vivre à Hradec Kralove. Là, dans le chef lieu de l’est de la Bohême, il poursuit son enseignement secondaire au collège.À tout juste 14 ans (en 1904), il intègre un groupe secret d’étudiants progressistes en tant que membre du comité. En 1905, son implication dans ce fameux cercle d’étudiants provoquera son exclusion de son établissement scolaire. Capek est donc obligé de déménager à nouveau. Cette fois-ci, il se retrouve à Brno dans une sous-location que lui a trouvée sa sœur Helena. Il reprend ainsi les cours dans le Premier Lycée tchèque.Plus tard, ses parents vendent leur maison et emménagent à Prague. La famille Capek se retrouve alors dans l’immeuble 11 de la rue Ricna à Mala Strana.En 1909, Karel Capek, inscrit déjà depuis deux ans au lycée Académique de Prague, réussit son examen du baccalauréat avec la mention Très bien. En octobre de la même année, il s’inscrit à la Faculté des Lettres de l’Université de Prague où il y étudie la philosophie pendant un an. L’année suivante, il emménage à Berlin pour intégrer la faculté des Lettres de l’Université de Friedrich Wilhelm ; puis il voyage à nouveau, cette fois-ci à Paris et entre à la Faculté des Lettres de la Sorbonne en mars 1911. Enfin, après un petit séjour à Marseille, il rentre à Prague et réintègre la Faculté des Lettres de l’Université Charles.En 1912, Helena Capkova, la grand-mère de Capek, meurt. Trois ans plus tard, le 29 novembre 1915, ce dernier devient Docteur ès lettres. Suite à de sérieux problèmes de dos, Karel Capek se voit exempté du service militaire pendant la Première Guerre mondiale.Il commence alors une carrière dans le journalisme, et entre, en 1917, dans la revue Narod (Nation) en tant que membre du conseil de la rédaction. Il obtient en même temps un emploi de tuteur auprès du fils du comte Lazansky et part travailler dans leur château jusqu’en septembre 1917.En octobre de la même année, Karel et son frère Josef Capek entrent à la rédaction du Narodni Listy (Journal National) où Karel Capek est spécialisé dans la rubrique culturelle. Puis, toujours avec son frère, il devient rédacteur d’une toute nouvelle revue satirique du nom de Nebojsa (L’homme impavide).Le 31 décembre 1920, Capek démissionne de Narodni Listy, avec d’autres rédacteurs, dont son frère. Ils refusent d’assumer la politique du rédacteur en chef. C’est au cours de cette année qu’il publie une de ses plus importantes œuvres théâtrales, R.U.R. (Rossum's Universal Robots). Dans cette pièce apparaît pour la première fois le mot « robot », inventé par Josef Capek, son frère.En avril 1921, Josef et Karel Capek deviennent rédacteurs au sein de Lidove Noviny, un journal populaire de Prague. En octobre, Karel Capek est promu directeur artistique du théâtre Municipal de Kralovske Vinohrady. Au printemps de l’année suivante (mars 1922), il rencontre le président de Tchécoslovaquie Tomas Garrique Masaryk. Les deux hommes se lieront d’amitié et écriront ensemble un livre de dialogues. Tout au long de ces années d’activités variées, Capek écrit et publie énormément de textes en prose, de pièces de théâtre et de recueils : Le Brigand en 1920, De la vie des insectes en 1921, L’affaire Makropoulos en 1922 ou encore La guerre des Salamandres en 1936.Au mois d’avril 1923, Capek voyage en Italie pour un séjour thérapeutique, après avoir présenté sa démission définitive au théâtre. L’année suivante, Bozena Capkova, sa mère, décède. Capek s’en va ensuite en Angleterre afin d’assister au congrès national du Penklub et voir une exposition sur l’Empire britannique. Il crée ensuite une nouvelle tradition qui consiste à inviter assez régulièrement des intellectuels de différentes opinions pour discuter dans son appartement ; un rite qui durera jusqu'à sa disparition.Au début de l’année 1925, Capek intègre le comité préparatoire pour la fondation du Penklub de Prague dont il sera élu président en février. Au mois de mai, il est élu membre de la section littéraire de quatrième classe de l’Académie tchèque des Sciences. Une fonction qu’il refusera, s’en estimant indigne, puisque d’autres écrivains essentiels qu’il considère comme supérieurs à lui (Petr Bezruc, Frana Sramek, ou encore Karel Toman) ne peuvent prétendre à cet honneur. En 1926, en réponse aux manifestations des fascistes tchèques contre les écrivains, Karel Capek publie l’article Les écrivains tchèques pourquoi vous taisez vous ?. À l’occasion du Nouvel An 1927, il dédie une chanson au président Masaryk. Cette initiative lui vaudra une attaque de la presse auprès de laquelle il devra se défendre.Le 16 août 1935, Karel Capek épouse l’actrice Olga Scheinpflugova qui est sa compagne depuis l’été 1920. Trois années plus tard, les nazis annexent les Sudètes. Capek est désemparé et cette épreuve affectera particulièrement sa santé. Atteint d’une pneumonie, il meurt le 25 décembre 1938 à Prague, évitant ainsi de peu la Gestapo et le camp de concentration dans lequel son frère Josef finira malheureusement ses jours.
| Nom de naissance | Capek |
|---|---|
| Genre | Homme |
| Avis |

