Haut fonctionnaire français spécialiste du Moyen-Orient, Boris Boillon est ambassadeur de France en Tunisie depuis le 16 février 2011. Une enfance algérienne Les parents de Boris Boillon étaient ce qu'on appelle des "pieds rouges", c'est-à-dire des militants de gauche venus apporter leur aide à l'Algérie après son indépendance. Né en France, à Pontarlier, Boris Boillon passe donc son enfance à Alger, qu'il quitte pour la France où il est diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et de l'Institut national des langues et civilisations orientales. Une carrière au Moyen-Orient Arabophone, Boris Boillon obitent différents postes à Alger et Jérusalem. En 2007, il devient conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy. Fonction qu'il conservera auprès de François Baroin, alors Ministre de l'Intèrieur et de l'Aménagement du Territoire. Après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence française, il devient conseiller « Afrique du Nord, Proche et Moyen-Orient » auprès de l'Elysée. De 2009 jusqu'en février 2011, Boris Boillon est ambassadeur en Irak. Là-bas, il est chargé de décrocher des contrats. D'où cette phrase choc, éclairante sur la position française : "La reconstruction en Irak est le marché du siècle : 600 milliards de dollars ! La France doit être aux avant-postes." Sa position à lui est en tout cas en faveur de l'intervention américaine. "L'Irak est le vrai laboratoire de la démocratie dans le monde arabe. C'est là que se joue l'avenir de la démocratie dans la région. Potentiellement, l'Irak peut devenir un modèle politique pour ses voisins. Et, qu'on le veuille ou non, tout cela a été obtenu grâce à l'intervention américaine de 2003." Des couacs En 2007, Boris Boillon travaille avec Claude Guéant sur le dossier des infirmières bulgares détenues en Lybie. Il devient proche de Mouammar Kadhafi, le dirigeant de la Lybie, qu'il soutient et dont il organise la venue à Paris en décembre 2007. Il déclare ainsi fin 2010 : "Kadhafi a été un terroriste, il ne l'est plus, il a fait son autocritique. (...) Dans sa vie on fait tous des erreurs et on a tous droit au rachat." Avant de révéler dans le Grand Journal de Canal +, en novembre 2010, que le chef d'état lybien l'appelle "mon fils". Le 9 février 2011, Boris Boillon est nommé ambassadeur en Tunisie, en remplacement de Pierre Ménat. Sa mission : prendre un nouvel élan, en s'appuyant sur une nouvelle ambition partagée, afin de renouer les liens entre le peuple tunisien et la France (sic). Le problème : on a oublié de mentionner la diplomatie.Peu après sa prise de fonction, Boris Boillon invite des journalistes tunisiens à l'Ambassade. Il refuse de répondre à leurs questions portant sur la gestion de la crise tunisienne par Michèle Alliot-Marie, les qualifiant de "débiles", de "nul[les]", avant de mettre fin brutalement à l'interview. Des manifestations rassemblant plusieurs centaines de personnes sont organisées le 19 février devant l'ambassade pour demander son départ, dénonçant son "manque de diplomatie" et son "agressivité". Le soir même, Boris Boillon présente ses excuses, à la télévision nationale tunisienne. La polémique enfle déjà suffisamment, lorsque vient s'y ajouter la diffusion d'une vieille photo de Boris Boillon, trouvée sur le site Copains d'avant. On l'y voit sur la plage, en boxer, les muscles luisants, une pause à la Mickael Vendetta.La photo n'en finit pas de tourner et de faire de celui qui se définit comme un "Sarkoboy" la risée du web.
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