Avec des mensurations plus proche du jockey que du footballeur moderne, Bakari Koné ne passe pas inaperçu sur les terrains. Attaquant de poche découvert par Christian Gourcuff alors qu'il se morfondait au Qatar, l'international ivoirien ferait passer vikash Dhorasoo pour une armoire à glace. L'entraîneur de Lorient décèle un énorme potentiel chez ce joueur formé à l'académie de Sol Béni à Abidjan (d'où sont sortis entres autres Didier Zokora, Kolo Touré, Emmanuel Eboué ou Gilles Yapi) et décide de le ramener en France. A ses débuts en Bretagne, le frêle Koné ne touche que 2 000 euros par moi. Autrement dit, il a tout à prouver. Après une saison de rodage, où il inscrit dix buts, l'insaisissable avant-centre casse la baraque en totalisant 24 réalisations. Il finit en tête du classement des buteurs de L2 et est élu meilleur joueur par ses pairs. En septembre 2004, Henri Michel, le sélectionneur de la Côte d'Ivoire, lui offre même une place parmi les "Eléphants". Fréderic Antonetti renifle la bonne affaire et le fait venir à Nice. Malgré un repositionnement sur le côté qui plombe sa moyenne de buts, "Baky" Koné réalise une bonne saison en L1 en marquant 7 buts. La saison suivante s'achemine de la même manière, 33 matches pour 8 buts. Mais c'est en cette saison 2007-08 que l'Ivoirien se met réellement à exploser. Meneur de jeu de qualité, véritable booster pour ses coéquipiers, "Baky" transperce les défenses par sa vitesse et fait preuve d'une jolie maîtrise technique. Alors que lors du mercato, des équipes comme Toulouse s'intéressaient à lui, les sirènes de l'étranger pourraient bientôt sonner.
| Genre | Homme |
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