Né d'un père rentier et d'une mère illettrée, Albert Cossery poursuit sa scolarité dans les écoles chrétiennes du Caire. Il est très tôt initié à la littérature française, et commence à écrire poèmes et romans dés l'âge de dix ans. C'est son premier recueil de nouvelles (publié en 1941 avec l'aide d'Henry Miller), Les Hommes oubliés de Dieu, que Cossery fait véritablement son entrée dans le monde littéraire. Cinq ans après, l'écrivain égyptien décide de s'installe à Paris, dans un modeste hôtel de Saint-Germain-des-prés. Il publie ensuite environ un livre tous les dix ans. En 1948, paraît Les fainéants dans la vallée fertile, l'histoire d'une famille qui cultivait sa paresse comme une plante rare... En 1955, paraît Mendiants et orgueilleux, qui sera souvent considéré comme son chef-d'oeuvre. Suivent La violence et la dérision (1964), Un complot de saltimbanques (1975), Une ambition dans le désert (1984), et enfin Les Couleurs de l'infamie (1999), après lequel Cossery déclare arrêter d'écrire.Les livres d'Albert Cossery font l'éloge du dénuement et de la paresse, et érigent ces deux caractéristiques en une véritable philosophie. Ils mettent en scène le peuple du caire, avec un sarcasme et une ironie rendus élégants par la plume de l'auteur. Il s'agit, dans chacune de ses histoires, de faire entendre en France la voix de "l'arabe égyptien", et d'interpeller avec humour sur les dérives des hommes et du politique. L'oeuvre de Cossery a été quelques temps délaissée par les éditeurs, jusqu'à ce que Joëlle Lasfeld, journaliste qui l'avait interviewé pour Jeune Afrique, hérite de la maison d'édition de son père et publie alors l'ensemble de ses romans, ainsi que des entretiens. Depuis, Cossery est largement salué par le milieu des lettres. Il a reçu le Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française (1990), le Grand Prix littéraire de la ville d'Antibes (1995), et plus récemment le Prix Poncetton de la Société des gens de lettres (2005).
| Genre | Homme |
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