Cette adaptation fidèle du roman paru en 2020 en reprend les bonnes idées mais aussi les défauts. Un mystère très "kingien" et très efficace, qui va vous tenir en haleine tout l'été.
Est-ce que chaque histoire de Stephen King a vraiment besoin d’être adaptée à l’écran ?
La question mérite d'être posée... Sans aucun doute, cette version sérielle de L'Institut n'avait rien d'indispensable. Mais en même temps, les histoires de King sont toujours aussi prenantes...
Celle-ci nous emmène dans un horrible labo où des enfants doués de télépathie et télékinésie sont enfermés... Kidnappé en pleine nuit, le jeune prodige Luke Ellis se réveille dans cet endroit étrange, peuplé de jeunes gens arrivés là de la même manière que lui, et qui, comme lui, possèdent des capacités hors du commun. Bienvenue à L’Institut, un centre inquiétant dirigé par la mystérieuse Mme Sigsby, où les enfants sont soumis à des tests brutaux destinés à stimuler leurs dons. Mais dans quel but ? Et surtout, qui tire les ficelles dans l’ombre ?
La série, produite par MGM débarque aujourd'hui sur HBO Max en France et propose une adaptation fidèle du roman de King paru en 2020.
Luke n’a plus 12 ans (il est ici un adolescent plus âgé), mais à part ce détail, cette première saison reprend largement les grands axes du livre. Les fans du maître de l'horreur ne seront pas dépaysés.
On est clairement en terrain connu : du Stephen King dans le texte. Déjà lu, déjà vu, mais efficace. C’est simple, bien ficelé, parfois prenant, mais – comme le roman – la série donne l’impression de dérouler un best of des archétypes kingiens en mode pilote automatique. On y retrouve notamment sa tendresse pour la jeunesse et cette résistance de l’enfance face à la violence du monde adulte, ajoutant un questionnement intéressant sur la notion d'humanité...
Dès les premiers épisodes, l’intrigue semble balisée, voire téléphonée. Et pourtant, ça fonctionne : l’ensemble reste très addictif, le mystère se dévoile par touches bien rythmées, et les révélations qui tombent dans la seconde moitié (en gros les 3 derniers épisodes), bien que peu originales, entretiennent efficacement la tension. De quoi vous garder en haleine jusqu'à la fin de l'été !
La série est par ailleurs visuellement réussie, avec une photo froide et clinique qui colle bien à l’ambiance. Et surtout, le casting est solide. Les enfants sont excellents, et Ben Barnes (Westworld) impose son charisme ordinaire tandis que Mary-Louise Parker (Weeds) est insaisissable en cheffe des opérations de l’Institut.
Cette première saison se clôt en ouvrant sur une mythologie plus vaste que celle du roman. Visiblement, MGM compte bien construire sur L’Institut dans les années à venir. Reste à espérer que l’univers étendu saura nous surprendre un peu plus...
L’Institut, saison 1 en 8 épisodes, à voir sur HBO Max en France à partir du 17 juillet 2025, un épisode par semaine







Commentaires