Seules les bêtes ou la bizarrerie sophistiquée de Dominik Moll [critique]
Haut et Court

Ce thriller avec Laure Calamy, Valéria Bruni Tedeschi et Denis Menochet revient ce soir à la télévision.

Canal + proposera ce soir Seules les bêtes, le dernier film de Dominik Moll (Harry, un ami qui vous veut du bien). Un thriller porté par Denis Menochet, Laure Calamy Valéria Bruni Tedeschi et Damien Bonnard, qui avait laissé Première sur sa faim à sa sortie au cinéma, fin 2019.

Le pitch ? Une femme disparaît. Le lendemain d’une tempête de neige, sa voiture est retrouvée sur une route qui monte vers le plateau où subsistent quelques fermes isolées. Alors que les gendarmes n'ont aucune piste, cinq personnes se savent liées à cette disparition. Chacune a son secret, mais personne ne se doute que cette histoire a commencé loin de cette montagne balayée par les vents d’hiver, sur un autre continent où le soleil brûle, et où la pauvreté n’empêche pas le désir de dicter sa loi.

Voici notre critique : Après s’être aventuré du côté des séries télé (Tunnel, Eden) et de la comédie azimutée (Des nouvelles de la planète Mars), Dominik Moll revient à son genre de prédilection avec ce thriller racontant la disparition mystérieuse d’une femme dans les Causses et les destins entremêlés d’une poignée d’individus réunis par la fatalité. La ronde des personnages et la structure à la Rashômon évoque presque une version « sérieuse » de Mais qui a tué Harry ?(ce qui est sans doute logique de la part du réalisateur de Harry, un ami qui vous veut du bien), mais la mécanique du scénario produit finalement moins de suspense que de monotonie, et finit par s’abîmer dans une succession de retournements de situation invraisemblables. Reste une mise en place intrigante, et ce goût prononcé pour une forme de bizarrerie sophistiquée, trop rare dans le cinéma français.

Bande-annonce :

Harry, un ami qui vous veut du bien : quand Sergi López incarne l’obsession