L'acteur aux trois oscars en a marre que la star de Succession pointe du doigt ses méthodes de travail et s'en prenne à Jeremy Strong.
L’acteur mythique de There Will Be Blood sort de son silence. Et les gants.
Dans un rare entretien accordé au magazine britannique The Big Issue, Daniel Day-Lewis revient sur la polémique autour du "Method acting" – cette approche extrême du jeu d’acteur qu’on lui associe souvent – et sur les critiques répétées de Brian Cox, qui l’a récemment pris pour cible.
"J’ai travaillé une fois avec Brian Cox et je me suis retrouvé, malgré moi, embarqué dans ce conflit de chiffonniers", raconte Day-Lewis.
"C’est un très grand acteur, qui a fait un travail extraordinaire. En conséquence, on lui a donné une tribune… dont il ne semble pas prêt à descendre. Qu’il sache que je suis facile à trouver s’il veut en parler..."
Depuis quelques années, Brian Cox multiplie les sorties contre la "méthode", qu’il juge "fucking annoying", prenant souvent en exemple Jeremy Strong, son partenaire dans Succession. L’acteur écossais a même insinué que Strong devait son style à Day-Lewis, dont il fut l’assistant. Une affirmation que l’intéressé balaie sèchement : "Si j’avais interféré dans son processus de travail, j’en serais consterné. Mais je ne crois pas que ce soit le cas. Alors je ne sais pas d’où cette connerie est sortie. Jeremy Strong est un acteur remarquable, je ne sais pas comment il travaille, mais je ne me sens en rien responsable de ça."
Daniel Day-Lewis, qui s’est retiré du cinéma en 2017 après Phantom Thread mais a fait un retour remarqué cette année, pour le premier film de son fils, se dit surtout irrité par la façon dont le "Method acting" est caricaturé : "Je ne vois pas un seul commentateur qui ait la moindre idée de ce qu’est réellement la méthode, ni de son intention. On réduit ça à des clichés du genre ‘il a vécu six mois dans une cellule’. Ce sont les détails les moins importants."
Pour l'acteur de 67 ans, cette approche du jeu n’a rien de mystique ni de fou : "C’est simplement une manière de se libérer, pour offrir à ses partenaires un être humain vivant, avec qui ils peuvent vraiment interagir. C’est tout. Alors oui, ça me fout en rogne ce ‘il est allé full Method’. Parce que c’est toujours associé à une forme de folie. Moi, je choisis juste de rester dans l’eau et d’y patauger, plutôt que de sauter dedans et d’en ressortir en faisant des blagues entre deux prises."







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