Après l’énorme succès de Vice Versa 2, les studios Disney-Pixar se lancent dans une nouvelle histoire interstellaire qui manque d’originalité et de magie.
Sommes-nous seuls dans l’univers ? E.T, Rencontres du troisième type, ou encore Contact, nombreux sont les films qui ont traité des relations amicales entre humains et petits êtres venus d’ailleurs. C’est dans cet héritage-là que prend racine Elio, le nouveau film d’animation signé Pixar, imaginé par Adrian Molina, le réalisateur américano-mexicain de Coco qui s’est inspiré de son enfance pour l’écriture du scénario, avant de laisser la main aux réalisatrices Domee Shi (Alerte Rouge) et Madeline Sharafian (Mon Terrier).
Son héros, Elio Solís, un jeune garçon orphelin passionné par l’espace, passe son temps la tête dans les étoiles, à rêver de se faire enlever par des aliens. Sur Terre, il a du mal à trouver sa place et se sent seul, même avec sa tante Olga Solís qui navigue entre son travail à l’Armée de l’air et son nouveau rôle auprès de son neveu. Et puis, un jour, Elio voit son voeu exaucé et se retrouve propulsé dans le Communiverse, une planète splendide où vivent en communion les différents ambassadeurs galactiques. Étant pris pour le représentant de la Terre, il se voit confié d’une mission interstellaire durant laquelle il se lie d'amitié avec Glordon, un petit alien affectueux.
Bien qu'attendrissante, cette histoire laisse d’abord une forte impression de déjà vu. En plus des références citées plus haut, impossible ainsi de ne pas penser à Lilo et Stitch, dont Disney a récemment sorti une version en live-action. La ressemblance est troublante : un enfant un peu à part, victime de harcèlement par les jeunes de son âge, qui devient ami avec un être d’une autre galaxie. Tout comme la petite Lilo, Elio a perdu ses parents et se retrouve sous la garde d’une figure féminine familiale, elle aussi bouleversée par ce changement et les nouvelles responsabilités que cela implique. Sans oublier la parenté entre la scène où le redoutable seigneur Grigon se fait refuser du Communivese et l’ouverture du Disney hawaïen où Stitch est banni de la planète Turo.
L’accumulation de ces similitudes, finit par jouer contre Elio. Et explique en grande partie pourquoi, alors que Pixar est reconnu pour placer l’émotion au cœur de ses récits, on peine malheureusement à être embarqué dans cette aventure et à ressentir l'émerveillement d’Elio. Et ce malgré la beauté de l’animation où les couleurs ternes de la base militaire terrestre contrastent à merveille avec cette planète flamboyante peuplée par un bestiaire fantastique. Mais plombée par l'incapacité à faire entendre une réelle originalité sur les thèmes de la famille recomposée, de l’amitié et la différence, la formule Pixar (et Disney) semble décidément tourner de plus en plus en rond.
De Adrian Molina, Domee Shi et Madeline Sharafian. Durée: 1h39. Sortie le 18 juin 2025







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