Date de sortie 15 juin 2016
Durée 93 mn
Réalisé par Robert Eggers
Avec Ralph Ineson , Kate Dickie , Anya Taylor-Joy
Distributeur Universal Pictures International France
Année de production 2015
Pays de production États-Unis
Genre Film d'horreur

Synopsis

1630, en Nouvelle-Angleterre. William et Katherine, un couple dévot, s’établit à la limite de la civilisation,
menant une vie pieuse avec leurs cinq enfants et cultivant leur lopin de terre au milieu d’une étendue encore sauvage. La mystérieuse disparition de leur nouveau-né et la perte soudaine de leurs récoltes vont rapidement les amener à se dresser les uns contre les autres…

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The Witch : le film d'horreur satanique sortira en France

Gros succès aux Etats-Unis, The Witch va ressortir en salles et traverser l'Atlantique.

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Critiques de The Witch

  1. Première
    par Frédéric Foubert

    Nouvelle-Angleterre, 1630. Une famille de colons puritains s’établit à la lisière d’une forêt. La disparition soudaine du nouveau-né et la menace que fait planer la sorcière des bois vont bientôt menacer la cohésion du clan.

    Entre l’Art et le genre, entre film d’horreur et film d’auteur : c’est dans la tension entre ces deux pôles que sont nés quelques-uns des cauchemars les plus mémorables des dernières années – Under the Skin, It Follows, EvolutionThe Witch s’inscrit ouvertement dans cette lignée-là, celle des films de trouille qui aimerait bien sortir du carcan des midnight screenings. En une poignée de plans à couper le souffle, le débutant Robert Eggers réussit à imposer plus qu’une atmosphère : un univers mental. Celui des colons du 17ème, un monde blafard et bergmanien dont la paranoïa puritaine culminera lors de la chasse aux sorcières de Salem. Troué de visions horrifiques sublimes, le film finit néanmoins par crever sous le poids de son austérité et de son esprit de sérieux – voir ce très pompeux carton final justifiant l’idiome utilisé par les protagonistes (un vieil anglais imbitable). Finalement, c’est moins à la veine gothique de Bergman qu’on pense qu’au récent Night Moves, film de casse abordé « de biais » par Kelly Reichardt, et qui provoquait le même intérêt poli, quelque part entre la fascination esthétique et le tensiomètre à zéro. On attend néanmoins avec impatience le prochain Eggers (un remake de Nosferatu) pour se faire une religion.