Date de sortie 28 mars 2018
Durée 104 mn
Réalisé par Chloé Zhao
Avec Brady Jandreau , Tim Jandreau , Lilly Jandreau
Scénariste(s) Chloé Zhao
Distributeur Les Films Du Losange
Année de production 2017
Pays de production Etats-Unis
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Brady, jeune cow-boy, entraineur de chevaux et étoile montante du rodéo, voit sa vie basculer après qu’un cheval lui a écrasé le crâne au cours d’un rodéo. On lui annonce alors qu’il ne pourra plus faire d’équitation. De retour chez lui, dans la réserve de Pine Ridge, sans goût pour une vie différente, il est confronté à la vacuité de sa vie : il est désormais un cow-boy qui ne peut ni faire de rodéo ni même monter à cheval. Pour reprendre le contrôle de son destin, Brady se lance dans une quête identitaire et cherche à comprendre ce que c’est qu’être un homme au cœur de l’Amérique...

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Dernières News

Chloé Zhao (The Rider) : "Je dois le fait de pouvoir faire des films à la France"

La réalisatrice signe avec The rider le portrait bouleversant d’une étoile montante du rodéo tentant de trouver un nouveau sens à sa vie après un accident.

The Rider : Western mélancolique [Critique]

Dans un décor de western, la réalisatrice chinoise Chloé Zhao développe les motifs amorcés avec « Les Chansons que mes frères m'ont apprises ».

Photos

Highwayman Films / Caviar
Highwayman Films / Caviar

Casting

Brady Jandreau
Brady Blackburn
Tim Jandreau
Wayne Blackburn
Lilly Jandreau
Lilly Blackburn
Cat Clifford
Cat Clifford

Critiques

  1. Première
    par Eric Vernay

    Ceux qui ont vu le précédent film de Chloé Zhao ne seront pas dépaysés. The Rider a été tourné dans la même réserve indienne de Pine Bridge, Dakota du Sud. La cinéaste se penche cette fois sur le milieu du rodéo, à travers le portrait de Brady Blackburn, un jeune spécialiste du bronc riding, la monte de cheval sauvage. Tombé dans le coma après une terrible chute, le cowboy de 20 ans a désormais une plaque de métal dans le crâne et l’interdiction de faire la seule chose qui le fait vibrer : chevaucher. À la fois miraculé et damné, Brady doit composer avec ce cruel parfum d’entre-deux, où les regards compatissants ne font que l’enterrer vivant, soulignant son incapacité physique à se relever tout à fait. Car le dresseur ne le sait que trop bien : s’il avait été un cheval, on l’aurait achevé.

    Berceuse folk
    Pour narrer ce chemin de résilience mélancolique, dont l’aspect « ange déchu en Amérique profonde » évoque Friday Night Lights (la série sur le football US de Peter Berg et Jason Katims), Zhao charge généreusement la barque en pathos. Le pauvre Brady navigue en effet entre le deuil de sa mère, sa relation compliquée avec un père qui dilapide le maigre pécule familial dans le jeu et l’alcool, et la responsabilité d’une sœur affligée du syndrome d’Asperger. Et pour s’aérer l’esprit le week-end, quoi de mieux qu’une visite au copain de Rodeo Lane, tragiquement paralysé ? Ça fait lourd. Et pourtant, alors qu’on commence à craindre de voir clignoter trop pesamment les balises doloristes d’une chronique calibrée pour Sundance, on finit par se laisser envoûter par sa douceur de berceuse folk, au fragile souffle documentaire. Précisons que les comédiens jouent pour la plupart leur propre rôle : ils appartiennent à la communauté Lakota et sont donc, aussi claire soit leur peau et aussi contradictoire que l’expression puisse sonner au regard de la mythologie western, des cowboys indiens. Ainsi, le temps d’une longue et fascinante séance de dressage équestre (« débourrage ») ou d’une soirée virile passée à égrener d’authentiques exploits de rodéo autour d’un feu de camp, on découvre un monde aux paysages aussi familiers que la silhouette de John Wayne, mais réinvestis par des visages neufs, insoupçonnés.