Titre original Spring Breakers
Date de sortie 6 mars 2013
Réalisé par Harmony Korine
Avec Ashley Benson , Vanessa Hudgens , Selena Gomez
Scénariste(s) Harmony Korine
Distributeur Mars Distribution
Année de production 2013
Pays de production US
Producteurs Agnès B Jane HOLZER Stella Schnabel
Genre Comédie dramatique

Synopsis

Pour financer leur Spring Break, quatre filles aussi fauchées que sexy décident de braquer un fast-food. Et ce n’est que le début… Lors d’une fête dans une chambre de motel, la soirée dérape et les filles sont embarquées par la police. En bikini et avec une gueule de bois d’enfer, elles se retrouvent devant le juge, mais contre toute attente leur caution est payée par Alien, un malfrat local qui les prend sous son aile…Le film est présenté lors de la Mostra de Venise 2012.

Dernières News

Harmony Korine : Une rétrospective et une exposition à Paris en sa présence 

Le Centre Pompidou consacrera une expo au réalisateur de Spring Breakers.

Matthew McConaughey dans le prochain film de Harmony Korine

La star rejoint The Beach Bum, une comédie du réalisateur de Spring Breakers.

Photos

Spring Breakers

Critiques

  1. Première
    par Eric Vernay

    Quatre naïades en bikini brandissant un flingue. Issue du cerveau déviant d’Harmony Korine, cette image d’innocence corrompue est la raison pour laquelle le réalisateur de Gummo a posé sa caméra en Floride. La bonne idée a été de prendre des actrices au visage juvénile telles que Selena Gomez et Vanessa Hudgens, stars de Disney Channel, pour les faire s'encanailler en les parachutant dans l’enfer paradisiaque du spring break, avec pour guide un dealer à dreadlocks nommé Alien (James Franco, génial). Que leur veut cet improbable personnage bardé de breloques bling-bling, sorte de parodie white trash de gangsta rappeur, mi-Belzébuth, mi-bouffon ? Korine laisse planer le doute, conférant au film une tension malsaine et réversible : du détournement de mineures par un mac pervers au putsch girl power (voir l’incroyable basculement d’une scène de fellation simulée), il n’y a qu’un pas, qu’un plan, qu’il s’agit d’imposer avec la manière. Or le style, c’est la matière première du cinéma « ultrasensitif » d’Harmony Korine qui, par la grâce d’un montage musical hallucinogène, délivre un stupéfiant conte dark. Bien et mal, rap hardcore et pop guimauve, fantasme MTV et cauchemar sous acide s’y télescopent pour entrer en résonance, puis en transe, composant un trip hypnotique dopé aux grosses basses et aux fulgurances poétiques. Ici, un braquage nocturne éclairé aux néons flashy ; là, une émouvante reprise d’une ballade de Britney Spears. Mélodie, tempo, Harmony.