Titre original Ah-ga-ssi
Date de sortie 1 novembre 2016
Durée 144 mn
Réalisé par Park Chan-wook
Avec Kim Min-hee , Kim Tae-ri , Ha Jung-woo
Scénariste(s) Park Chan-wook, Jeong Seo-kyeong
Distributeur The Jokers / Bac Films
Année de production 2016
Pays de production Corée du Sud
Genre Thriller
Couleur Couleur

Synopsis

Corée. Années 30, pendant la colonisation japonaise. Une jeune femme (Sookee) est engagée comme servante d’une riche japonaise (Hideko), vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d’un oncle tyrannique. Mais Sookee a un secret. Avec l’aide d’un escroc se faisant passer pour un comte japonais, ils ont d’autres plans pour Hideko…

Toutes les séances de Mademoiselle

Dernières News sur Mademoiselle

Le Top 10 2016 des lecteurs de Première

Spoiler : il y a onze films dans votre best of 2016.

Rencontre avec Park Chan-wook

"On me dit souvent que je suis un styliste, je le prends un peu mal", dit le réalisateur de Old Boy et Mademoiselle.

Photos de Mademoiselle

Casting de Mademoiselle

Kim Tae-ri
Sook-hee / Tamako
Ha Jung-woo
le comte Fujiwara
Jo Ji-woong
l'oncle Kouzuki

Critiques de Mademoiselle

  1. Première
    par Gérard Delorme

    Parmi les nombreuses scènes marquantes de Mademoiselle, il en est une qui retient l'attention pour sa valeur opportuniste : deux très belles actrices asiatiques voluptueusement filmées au format cinémascope dans une position en forme d'hommage à cette 69ème édition du festival de Cannes. Sans l'ombre d'un doute, le dernier film du maître coréen Park Chan Wook est un triomphe de cinéma. Dès les premiers plans, qui alternent la pluie et le beau temps dans des images somptueuses, tout est clair : on sait qu'il s'agira d'un thriller rutilant, fortement teinté de mélodrame. L'action se situe en Corée au début du XXème siècle, seule période permettant d'adapter le roman victorien de Sarah Waters et de caser les deux éléments indispensables de son intrigue vénéneuse : le rapport des riches avec leurs domestiques et l'existence d'asiles psychiatriques. Un arnaqueur coréen s'arrange avec une pickpocket pour la faire engager comme servante d'une riche héritière japonaise, afin de la faire interner pour toucher le magot. L'histoire se complique lorsque les deux femmes s'éprennent l'une de l'autre, ce qui donne lieu à une série de coups de théatre, de trahisons et de mensonges sur fond de perversions variées.

    Pour son retour en Corée après sa parenthèse hollywoodienne, Park Chan Wook revient à ses fondamentaux : goût de la provocation, référence assumée au cinéma de genre, rigueur hitchcockienne de la mise en scène associée à un style méticuleusement composé. Il y ajoute une touche d'humour sardonique et quelques références à ses propre films. Et il n'a jamais été aussi à l'aise. C'est assez clair dans sa maîtrise de l'intrigue, assez complexe. La structure du film par chapitres rappelle un peu Tarantino, avec cette façon de répéter les mêmes scènes en adoptant le point de vue d'un personnage différent pour leur donner une signification nouvelle. Habilement utilisé, le procédé dynamise le récit et le fait rebondir à des degrés inattendus. Après avoir précédemment joué avec les limites de la représentation de la violence, Park s'amuse ici avec la dimension sexuelle de son histoire en orchestrant des scènes très chaudes, sans pour autant délaisser la cruauté : le scénario multiplie les références à Sade et à cet égard, la séquence finale dans un redoutable "sous-sol" est à la fois allusive et graphique.