Nom de naissance Vittorio Gassman
Naissance
Gênes
Décès
Genre Homme
Profession(s) Interprète
Avis

Biographie

Il fréquente l'Accademia d'arte drammatica et débute en 1943 au théâtre à Milan avec la troupe d'Alda Borelli, puis joue avec celles d'Elsa Merlini, Evi Maltagliati et Laura Adani. Après un certain succès sur scène, il débute au cinéma dans la Fille maudite (Preludio d'amore, Giovanni Paolucci, 1946), dans un rôle d'ancien combattant qui retrouve son milieu transformé. Son physique athlétique le destine pour quelques années surtout à des films d'aventures ou de cape et d'épée, dont Daniele Cortis (M. Soldati, 1947), la Fille du capitaine (M. Camerini, id.), le Chevalier mystérieux (Il cavaliere misterioso, R. Freda, 1949), le Loup de la Sila (Il lupo della Sila, D. Coletti, id.), l'Épervier du Nil (Lo sparviero del Nilo, G. Gentilomo, 1951 RÉ 1949), le Prince pirate (Il leone di Amalfi, Pietro Francisci, id.), Trahison (Il tradimento/Passato che uccide, Freda, id.), où il joue presque toujours le rôle du vilain. Citons encore le Faucon (S. Ab Sayf, 1950). De cette période qu'aujourd'hui il renie émergent trois superbes mélodrames sociaux à succès : Riz amer (G. De Santis, 1949), Anna (A. Lattuada, 1951) et Traite des blanches (L. Comencini, 1952). Mais c'est dans sa carrière parallèle au théâtre qu'il obtient ses satisfactions majeures, puisqu'il y est dirigé par Visconti. En 1954, il forme avec Luigi Squarzina sa propre troupe, met en scène et interprète soit des pièces classiques (Shakespeare, Sophocle), soit des uvres contemporaines (T. Williams). La MGM l'engage en 1953 et lui fait interpréter à Hollywood quatre films : le Mystère des Bayous (Cry of the Hunted, J. H. Lewis, 1953) ; les Frontières de la vie (The Glass Wall, Maxwell Shane, id.) ; Sombrero (N. Foster, id.) ; Rhapsodie (Ch. Vidor, 1954). Bien que son contrat américain soit vite déchiré, il joue encore dans quelques grands spectacles italiens con¿cus pour le public international, comme Mambo (R. Rossen, 1954), la Belle des belles (La donna più bella del mondo R. Z. Leonard, 1955), Guerre et Paix (K. Vidor, 1956). En 1956, il dirige en collaboration avec Francesco Rosi l'adaptation cinématographique d'un de ses plus grands succès au théâtre, la version écrite par Sartre de la pièce de Dumas, Kean : c'est déjà un premier film autobiographique où il souligne les splendeurs et les misères d'un monstre sacré de la scène. En 1957, après quelques films mineurs, Monicelli transforme complètement son physique et lui fait jouer un rôle comique à contre-emploi : le petit voleur minable du Pigeon. Le film et Gassman obtiennent un succès énorme et sa carrière prend un tournant décisif, puisqu'il sera recherché désormais presque exclusivement comme acteur comique au cinéma. En 1959, il dirige et interprète à la TV une émission satirique virulente, Il Mattatore, où il joue différents « monstres » avec une bravoure à la Fregoli. Monicelli lui donne un autre rôle important dans la Grande Guerre (1959) : il est le fantassin lâche qui essaye de se « planquer » mais meurt comme un héros. Dino Risi en fait l'Homme aux cent visages (1960) puis la figure clé de la Marche sur Rome (1962), deux variations sur le même personnage d'esbroufeur couard, avant de lui donner encore un rôle extraordinaire dans le Fanfaron (id.) : cet adulte resté enfant qui a tout gâché dans sa vie est un portrait hallucinant qui doit beaucoup à la spontanéité créatrice de l'acteur. Avec les Monstres (1963) et Il Gaucho (1964), Risi exploite ses mille possibilités d'un Protée qui semble ne jamais se prendre au sérieux puisque le côté sérieux de son activité reste toujours le théâtre. Devenu une star populaire au box-office, on le voit dans Barabbas (R. Fleischer, 1962) et il tourne des comédies à la chaîne, souvent sans intérêt, dont La cambiale (C. Mastrocinque, 1959), Il sorpasso (Mauro Morassi, 1963), Frenesia dell'estate (L. Zampa, 1964), mais aussi des satires très originales comme Une vierge pour le prince (P. Festa Campanile, 1965). C'est encore Monicelli et Risi qui lui donnent ses meilleures chances, le premier avec le diptyque médiéval effréné, l'Armée Brancaleone (1966) et Brancaleone aux croisades (1970), le second avec une série de comédies amères sur les vices de la société italienne, de l'Homme à la Ferrari (1967), à Au nom du peuple italien (1971), Parfum de femme (1974), Âme perdue (1976), Cher Papa (1979). En 1969, Gassman dirige son deuxième film, cette fois en collaboration avec ses amis Luciano Lucignani et Adolfo Celi, l'Alibi ; c'est une uvre déchirante qui affronte directement les échecs personnels vécus par les trois auteurs. Son troisième film comme réalisateur est moins personnel : Sans famille (Senza famiglia nullatenenti cercano affetto, 1972), une parodie des mélodrames larmoyants. En 1978, Robert Altman l'appelle aux États-Unis et lui donne deux grands rôles : le riche italien immigré et père de famille d'Un mariage et le prêtre diabolique de Quintet. Dans cette dialectique constante entre le théâtre (où il donne aussi des cours aux jeunes comédiens) et le cinéma (où ses rôles s'épaississent avec l'âge), l'« uvre » gassmanienne reste ouverte et refuse tout classement. Il a livré ses souvenirs, Un grande avvenire dietro le spalle (1981), et tourné un film du type cinéma-vérité sur, et avec son fils, Di padre in figlio (1982). En 1983, il est le personnage principal du film d'André Delvaux, Benvenuta, et l'un des principaux protagonistes de La vie est un roman d'Alain Resnais. Il interprète ensuite notamment le Pouvoir du mal (K. Zanussi, 1985), la Famille (E. Scola, 1987), I picari (M. Monicelli, id.), Mortacci (S. Citti, 1988), Lo zio indegno (F. Brusati, 1988), Oublier Palerme (F. Rosi, 1989), les Mille et Une Nuits (P. de Broca, 1990), Tolgo il disturbo (D. Risi, id.), Quando eravamo repressa (Pino Quartullo, 1991), El largo invierno (J. Camino, 1992). À la fin de sa vie, on le retrouve encore au générique de Sleepers (B. Levinson, 1996), le Dîner (E. Scola, 1998), La bomba (G. Base, 1999) et Luchino Visconti (C. Lizzani, 1999).

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2015 La Grande Guerre Acteur Giovanni Busacca
2015 La tempete Acteur Procureur Général
2015 La Couronne noire Acteur Mauricio
2015 Le juif errant Acteur BLUMENTHAL Mathieu
2015 Rhapsodie Acteur Paul Bronte

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