Orson Welles

Orson Welles

Orson WellesOrson Welles
  • Profil mis à jour le 17/10/2012
  • Nationalité :
    Américaine
  • Date de naissance :
    06 mai 1915
  • Date de décès :
    10 octobre 1985
  • Sexe :
    Homme

La biographie de Orson Welles

Né le 6 mai 1915 dans le Wisconsin aux États-Unis, Orson Welles est un personnage incontournable du monde artistique : réalisateur et scénariste culte, il est également comédien et acteur. Il s’est aussi essayé à la radio durant de nombreuses années.

 

Orson Welles se révèle être, dès sa tendre enfance, particulièrement précoce et doué. À sept ans, il joue devant ses parents sa propre adaptation d’une pièce de William Shakespeare. Le dramaturge britannique du XVIIe siècle est son idole et sa plus grande source d’inspiration. Issu d’une famille bourgeoise, Orson Welles aura une jeunesse dorée, baignant dans la culture et les arts. Toutefois, il perd ses deux parents successivement et à 15 ans, il devient orphelin. Un ami de ses parents le recueille et l’encourage à voyager pour développer ses talents artistiques.

 

Orson Welles se rend alors en Irlande où, malgré son jeune âge, il réussit à se faire engager par un directeur de théâtre. Sa carrière de comédien est lancée. Il s’essaye ensuite à l’écriture de romans policiers en Espagne et séjourne également en France. C’est profondément imprégné des techniques artistiques qu’il a observées et pratiquées en Europe qu’il rentre aux États-Unis. Il se fait remarquer à Brodway et débute à la radio, où son talent fait rapidement sensation. Ainsi, en direct sur les ondes en octobre 1938, il se livre à une adaptation de La guerre des Mondes de Herbert George Wells. Il sème alors la panique dans le pays, en faisant croire à un véritable débarquementdes Martiens aux États-Unis.

La même année, il fonde avec John Housemanet d’autres amis une troupe de théâtre, le Mercury Theatre.

 

La personnalité fantaisiste d’Orson Welles le pousse à élargir son champ d’activités. Aussi, lorsqu’une importante société de production hollywoodienne, la RKO, lui fait un véritable pont d’or pour qu’il réalise trois films successifs, il accepte volontiers. Les producteurs lui donnent carte blanche – privilège remarquable - quant au scénario, à la mise en scène et aux choix techniques. Libre d’agir, Orson Welles réalise Citizen Kane. Aujourd’hui encore, le film reste l’un des plus brillants de l’histoire du cinéma. À l’époque, il est encensé par la critique : c’est un chef-d’oeuvre révolutionnaire. Toutefois, c’est un échec commercial surprenant. Le film s’inspire de la vie d’un baron de la presse, William Hearst, pour critiquer les intrigues du monde des médias. Ce dernier, furieux, va s’ingénier, mais en vain, à empêcher la sortie du film, qui paraît en 1941.

 

Par ce long-métrage subversif, et ses méthodes anticonformistes, Orson Welles s’est attiré l’inimitié des producteurs. Ils réévaluent son contrat et réduisent largement sa marge de manoeuvre. Son second film, La splendeur des Amberson, tout aussi génial et original, est coupé au montage à l’insu de Welles. Il sort en 1942 : nouvel échec commercial pour le jeune réalisateur. Écoeuré par les pratiques hollywoodiennes, il renonce temporairement à la réalisation et préfère se consacrer à sa carrière d’acteur.

 

Toutefois, il revient à la mise en scène avec Le criminel, en 1946 et la chance semble lui sourire à nouveau. En effet, la même année, Charlie Chaplin, étoile du moment, reprend une idée d’Orson Welles comme base de son film Monsieur Verdoux : il le cite dans le générique et lui offre une généreuse compensation.

 

En 1943, Welles épouse la célèbre Rita Hayworth. Avec ses fonds personnels et grâce à la présence dans le film de son illustre épouse (dont il se sépare pourtant la même année), le réalisateur réussit à monter un nouveau long-métrage en 1948, La dame de Shanghai, mais là encore, le succès n’est pas au rendez-vous.

 

Il revient alors au théâtre et met en scène une adaptation extravagante de Macbeth, de Shakespeare. Son choix de faire appel à des comédiens noirs et de transposer l’intrigue à Haïti impressionne autant les critiques que le public.

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Orson Welles visionne un film de Marcel Pagnol, La femme du boulanger, qui va l’enthousiasmer. Déçu par le système et le conformisme américains, il décide de partir pour l’Europe. Il fait alors la connaissance de Pagnol, qui devient son ami et partenaire. En Europe, Orson Welles joue sous la direction de réalisateurs de renom. C’est ainsi qu’il apparaît dans Si Versailles m’était conté..., de Sacha Guitry en 1954, dans Moby Dick, de John Huston en 1956 ou encore dans Paris brûle-t-il ? de René Clément en 1966.

 

Parallèlement à cette carrière européenne glorieuse, Orson Welles utilise ses cachets pour financer lui-même la réalisation de ses longs-métrages. Toujours fasciné par le poète anglais Shakespeare, il adapte sur grand écran Othello, en 1952 – qui est primé à Cannes -puis Falstaff (sorte de compilation de différentes pièces) en 1966. En 1958, on lui confie la mise en scène d’un nouveau film, La soif du mal, grâce à l’insistance de Charlton Heston qui convainc les producteurs de l’engager. Il essuie là son dernier échec à Hollywood.

Désormais, refusant de se plier aux exigences des producteurs, il finance lui-même ses films suivants. Il signe alors deux longs-métrages : en 1963 Le procès, tiré de l’oeuvre de Franz Kafka et Vérités et mensonges en 1975, qui sera son dernier film.

 

Artiste touche-à-tout, Orson Welles a marqué l’univers du cinéma en introduisant des techniques nouvelles et une approche révolutionnaire de la mise en scène. Talentueux, mais réprouvé, son génie n’a été reconnu qu’après bien des déboires. À présent considéré comme l’un des plus grands cinéastes de notre époque, il a reçu de nombreuses récompenses pour saluer l’ensemble de son oeuvre, notamment au Festival de Cannes en 1966 et par l’Academie des Arts et Sciences du Cinéma qui lui décerne un Oscar d’honneur en 1971.

Il meurt d’une crise cardiaque à Hollywood le 10 octobre 1985, après une carrière aussi impressionnante que singulière.

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