
- Profil mis à jour le 01/03/2012
- Date de décès :
- André MALRAUX sur fluctuat
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La biographie de André MALRAUX
- ELLE A DIT Entre 18 et 20 ans, la vie est comme un marché où l'on achète des valeurs non avec de l'argent, mais avec des actes. La plupart des hommes n'achètent rien. Fluctuat
Intellectuel antifasciste et homme d'action au tempérament d'aventurier, il adhère en 1932 à l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR), milite au sein de l'Association internationale des écrivains pour la défense de la culture, créée en 1935, en anime les congrès. Ses romans célèbrent la grandeur tragique des combattants révolutionnaires : chinois (les Conquérants, 1928 ; la Condition humaine, 1933), allemands (le Temps du mépris, 1935), espagnols (l'Espoir, 1937). Dès les premiers jours de la guerre civile en Espagne (1936), il se met au service du gouvernement républicain, reconstitue son aviation, organise l'escadrille España. Durant la Seconde Guerre mondiale, il commande le maquis de Corrèze (1944) puis la brigade Alsace-Lorraine. La paix revenue, il se fait homme politique (en 1945-46, entre 1959 et 1969) auprès du général de Gaulle. Très intéressé et influencé dans son art par le cinéma, il prépare à Moscou, en 1935, avec Eisenstein, une adaptation de la Condition humaine qui ne sera pas tournée. Il publie en 1941 un important essai, Esquisse d'une psychologie du cinéma, où il montre que film et roman moderne relèvent des mêmes lois. Il y approfondit notamment le problème du « passage au dialogue » et explore la dimension mythologique du cinéma. En Espagne, il réalise, dans des conditions précaires, son unique film, Sierra de Teruel, rebaptisé l'Espoir (1945, RÉ : 1939), d'après un chapitre de son roman l'Espoir. La fin du tournage fut anticipée par la chute de Barcelone. Achevé en France, mais aussitôt interdit, l'Espoir ne sortit qu'en 1945. C'est, en dépit de quelques scories littéraires, une uvre de vérité et d'émotion, qui l'emporte paradoxalement en authenticité et en force de conviction sur la plupart des reportages et des documents que la guerre civile a suscités. L'influence du cinéma soviétique (Eisenstein, Poudovkine, Dovjenko, Piscator) y est visible bien qu'un ton d'élégie funèbre l'apparente au film qui va être le chef-d'uvre du néoréalisme : Païsa (1946).
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