Le Roi Lion : 10 anecdotes que vous ne connaissez (peut-être) pas sur le classique Disney
Disney
1/ C’est (très) inspiré d'un manga japonais
Glénat Manga
2/ La musique est (TRES) inspirée par Lebo M
Warner Bros
3/ Le Roi Lion était pensé comme "un petit film"
Disney
4/ Le film a eu plusieurs petits noms
Disney
5/ Scar est un nazi
Disney
6/ Jeremy Irons s’auto-cite
Disney
7/ Pas de rugissements de lions dans le film
Disney
8/ Cette scène a failli ne jamais avoir lieu
Disney
9/ Pas de sexe mais des SFX
Disney
10/ Le harcèlement sexuel : c’est non pour Disney
Disney
Quelques anecdotes en bonus
Disney
Le Roi Lion : 10 anecdotes que vous ne connaissez (peut-être) pas sur le classique Disney
1/ C’est (très) inspiré d'un manga japonais
2/ La musique est (TRES) inspirée par Lebo M
3/ Le Roi Lion était pensé comme "un petit film"
4/ Le film a eu plusieurs petits noms
5/ Scar est un nazi
6/ Jeremy Irons s’auto-cite
7/ Pas de rugissements de lions dans le film
8/ Cette scène a failli ne jamais avoir lieu
9/ Pas de sexe mais des SFX
10/ Le harcèlement sexuel : c’est non pour Disney
Quelques anecdotes en bonus

1/ C’est (très) inspiré d'un manga japonais
Mais Disney a longtemps nié, affirmant qu'il ne s'agissait là que de coïncidences et que leur vrai matériau source n'était autre qu'Hamlet, de William Shakespeare. C'est classe, mais ce n'est pas la seule source d'inspiration. Et mentir, c'est mal. Même Matthew Broderick, qui double Simba en VO, était à l'époque persuadé d'avoir affaire à une adaptation du fameux manga. C'est d'ailleurs ce qu'il avait dit autour de lui. C'est allé assez loin puisqu'en 1994, une pétition signée par 1100 fans, artistes et dessinateurs japonais avait été envoyée à Disney pour que ceux-ci reconnaissent leurs torts. Ce qu'ils n'ont fait officiellement qu'en 2001, en s'excusant pour les emprunts non avoués. Mais la firme de Tezuka n'a jamais porté plainte puisque l'artiste, lui-même fan des oeuvres de Disney, aurait été flatté de voir le studio américain s'inspirer d'une de ses créations. Hakuna Matata, quoi.

2/ La musique est (TRES) inspirée par Lebo M
La fantastique B.O du Roi Lion n'est officiellement pas un plagiat mais plutôt "le prolongement du concept initié sur un autre film" comme l'explique le chanteur Lebo M. C'est lui qui chante lors de l'ouverture du film : "Nants ingonyama bagithi baba, Sithi uhhmm ingonyama". Mais il est aussi la voix de la musique du film La puissance de l'ange. Et c'est en écoutant la B.O de ce film que Disney a eu l'idée de contacter l'équipe qui l'a faite. Ainsi ont-ils embauché Hans Zimmer qui lui a contacté son pote Lebo M.
Et ils l'affirment eux-mêmes, même s'il ne s'agit pas d'un copié-collé, les B.O sont très proches ou plutôt comme le dit Lebo M : "Nous avons essayé de créer une partition différente, unique, en associant des éléments de percussions et de choeurs africains, du synthétiseur et des orchestrations plus classiques. Le Roi Lion a vraiment été l'accomplissement de ce que nous avons tenté sur La Puissance de l'ange".

3/ Le Roi Lion était pensé comme "un petit film"
Du moins, c'est comme ça que Disney l'imaginait. Quand Le Roi Lion était en production, il n'était en fait qu'un projet mineur pour le studio. Leur film phare également en production à ce moment-là ? Pocahontas. Les meilleurs animateurs étaient sur le long-métrage d'Eric Goldberg. L'équipe du Roi Lionfonctionnait en petit nombre, si réduit qu'ils se faisaient appeler la "B Team"" par les autres. C'est d'ailleurs pour cela que c'est Hans Zimmer qui signe la musique et non la star Alan Menken qui était sur la découverte du nouveau monde made in Disney.

4/ Le film a eu plusieurs petits noms
En effet, le Roi Lion ne s'est pas toujours appelé ainsi. Au moment de sa production, il a eu plusieurs sobriquets liés à ses références, le meilleur étant "Bamblet", contraction de Bambi et d'Hamlet. Un surnom qui faisait rire les scénaristes qui s'étaient inspirés de ces deux oeuvres (et du Roi Léo, mais bon à l'époque, c'était l'omerta à ce sujet) pour Le Roi Lion.
Mais le plus amusant est de savoir qu'à l'origine, Le Roi Lion devait s'intituler "Le Roi de la jungle". Et ce jusqu'à ce qu'une personne un tout petit peu plus courageuse (ou cultivée, qui sait) que les autres aient osé dire en réunion : "Euh, juste comme ça, les lions, c'est la savane hein, pas dans la jungle. Enfin bon, moi je dis ça?" (dialogue reconstitué qu'on espère proche du réel).

5/ Scar est un nazi
Scar nazi ? Encore un fun fact racoleur ? Pourtant c'est vrai. Si Scar n'est pas ouvertement un clone d'Hitler à crinière, il en a les comportements et certaines séquences le concernant sont clairement inspirées de l'imagerie nazie.
Dans la scène où il chante "Soyez prêtes" (chef-d'oeuvre chanté/parlé par Jean Piat en VF), les hyènes défilent devant lui au pas de l'oie dans une sorte de remake du Triomphe de la volonté, film de propagande nazie de Leni Riefenstahl. Mieux, au moment où il dit "Soyez prêtes", certains voient dans son ombre une réplique (vite fait?) de l'aigle nazi. 
Il faut dire qu'il parvient à convaincre les hyènes de le suivre au moment où elles sont au plus mal, sans aucun espoir et particulièrement affamées. Un peu comme Hitler lorsqu'il prit le pouvoir dans une Allemagne alors gravement en crise.

6/ Jeremy Irons s’auto-cite
Dans la scène où Scar met en tête à Simba l'idée d'aller se promener au cimetière des éléphants, le jeune lionceau balance à la tête de son oncle "C'que tu es bizarre", ce à quoi ce dernier, doublé par Jeremy Irons, répond "Tu n'as pas idée". Cette petite réplique est une référence à un autre film avec Irons : Le Mystère Von Bülow. Dans ce film de Barbet Schroeder de 1990, l'acteur joue Claus Von Bülow, un milliardaire accusé de tentative de meurtre sur son épouse. Son avocat Alan Dershowitz lui dit alors : "Ce que vous êtes un homme étrange", et Von Bülow, caché dans sa limousine, répond : "Vous n'avez pas idée".

7/ Pas de rugissements de lions dans le film
Anecdote "National Geographic" : les rugissements que poussent nos amis les lions dans le film n'ont pas été enregistrés auprès de vrais lions. Mais de tigres. En effet, le rugissement de ces derniers serait plus fort -et donc plus cinégénique- que ceux de leurs confrères à crinières. Roi des animaux qu'ils disent, hein ?

8/ Cette scène a failli ne jamais avoir lieu
A l'origine, une fois mort (là, là, ça va aller, ne pleurez pas), Mufasa n'était pas censé revenir. Mais les créateurs se sont dit que ce serait pas mal que Simba le retrouve à un moment donné, car ça soulignerait son désir de retourner auprès de sa communauté. La scène fut donc la dernière à être animée car elle fut ajoutée au scénario alors que le film était déjà en production.  

9/ Pas de sexe mais des SFX
Cette polémique refait souvent surface sur le net mais elle n'a pas ou peu lieu d'être. A un moment du film, Simba s'éloigne et se laisse tomber sur le bord d'une falaise dans un soupir de tristesse. De la poussière s'envole et, oh !, un mot semble se former sur le ciel étoilé. Et le mot SEX apparaît ! Dans un film pour enfants ! Un Disney ! quelle honte... Pourtant, si les fans de la conspiration imaginant Disney comme une grande entreprise de diffusion de messages pornos subliminaux voyaient encore ici une preuve de plus apportée à leurs allégations, ce ne serait pas le cas.
Selon les studios, il ne serait pas écrit SEX dans ce nuage (en plus, en temps réel, faut vraiment avoir de bons yeux ou de bons réflexes sur la touche pause de la télécommande pour voir ça), mais SFX. Une manière pour l'équipe des effets spéciaux de s'auto-rendre hommage dans le film. Pixar s'amuse bien à le faire après tout? Pourquoi pas eux ?

10/ Le harcèlement sexuel : c’est non pour Disney
Le fratricide : OK. Scar tue son frère. Le deuil et l'errance d'un petit enfant : OK. Simba est un tout petit garçon lorsqu'il devient orphelin de son père et se retrouve seul dans le désert et la jungle. La consanguinité : OK. Il n'y a que deux mâles dans cette tribu Scar et Mufasa. Donc quand Nala et Simba décident de se mettre ensemble. Au mieux, ils sont cousins, au pire ils sont demi-frère et soeur. Mais pour Disney, le harcèlement sexuel, c'est non. Peut-être, un traumatisme qui aurait fait déborder la gourde selon Disney. Car, à la base, Nala ne retrouvait pas Simba au gré d'une session de chasse hasardeuse. Non, elle avait été bannie de la terre des lions. Pourquoi ? Pour avoir refusé les avances appuyées de Scar en quête d'une reine. Ça aurait été d'autant plus malsain qu'il connaît Nala depuis qu'elle est née (et qu'il est peut-être son père, en plus). Mais le film est progressiste avant l'heure : après tout, Simba n'est-il pas élevé par la mangouste Timon et le phacochère Pumbaa, donc un couple du même sexe et interracial ?

Quelques anecdotes en bonus
- Sean Connery était à l'origine envisagé pour jouer Mufasa.
- C'est le plus gros succès mondial en vidéo : 55 millions de copies vendues à travers le monde. Et le plus gros succès en terme de bande originale pour un film d'animation : 10 millions de disques venus.
- Il a fallu 3 ans pour réaliser la fameuse scène où les gnous s'engouffrent dans le canyon où Mufasa trouvera malheureusement la mort.
- Pumbaa est le premier personnage de Disney à avoir pété à l'écran. Une bonne épitaphe.
- James Earl Jones et Madge Sinclair, Mufasa et Sarabi en VO, avaient déjà joué un couple royal dans le film Un Prince à New York avec Eddie Murphy.
- Scar fait une réapparition dans un autre Disney : il est la peau du Lion de Némée dans Hercule.

Depuis le teaser du nouveau Lion King, les fans du dessin animé de Disney retombent en enfance.

Le premier teaser du nouveau Roi Lion, animé en numérique par Jon Favreau, déjà réalisateur du Livre de la Jungle pour Disney, en 2016, vient de tomber, et le studio joue à fond la carte de la nostalgie : la vidéo reprend plan pour plan le dessin animé qui a cartonné en 1994. Le film sortira en juillet 2019, avec au doublage James Earl Jones (Mufasa), Donald Glover (Simba), Beyoncé Knowles (Nala), Chiwetel Ejiofor (Scar), Bill Eichner (Timon) et Seth Rogen (Pumbaa). Aucun doute que la firme aux grandes oreilles tient là un nouveau succès : la nouvelle version de La Belle et la Bête a franchi le milliard de dollars de recettes l'année dernière, tout comme Alice au pays des merveilles, de Tim Burton, en 2010, et celle du Livre de la Jungle a passé les 950 millions.

 

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