Palmarès festival de Cabourg 2026
Diaphana/ Pyramide/ Condor/ Pan Distribution

Les films de Pierre Salvadori, Gessica Généus, Shahrbanoo Sadat et Pierre Le Gall ont été les grands vainqueurs d’un festival qui prime les meilleurs films romantiques de l’année écoulée et des mois à venir.

Des salles pleines, une ambiance joyeuse… La 40ème édition des Journées Romantiques de Cabourg a été fidèle à sa réputation de lieu d’accueil de tous les cinémas et de rencontres chaleureuses entre les différentes équipes de films et de talents autour d’un piano- bar vers lequel tous convergent après minuit pour revisiter les grands classiques de la chanson française.

Mais Cabourg c’est aussi un palmarès qui se divise en deux parties. D’un côté les Swann d’Or, décernés par un jury de professionnels de cinéma qui récompensent les meilleurs films romantiques de l’année écoulée. De l’autre, un jury présidé par Agnès Jaoui chargé lui de décerner son Grand Prix parmi les films en compétition qui sortiront dans les mois à venir.

Les Swann d’Or 2026 ont vu la grande victoire de l’épatante comédie de Pierre Salvadori La Vénus électrique, repartie avec deux prix majeurs : film et acteur (Gilles Lellouche).


 

Un doublé aussi réalisé par La Condition de Jérôme Bonnell, avec les trophées de la mise en scène et de l’adaptation pour la manière dont il s’est emparé avec talent du roman de Léonor de Récondo, Amours. Côté actrices, Mélanie Thierry s’est imposée pour l’ensemble de son œuvre de ces douze derniers mois, Connemara et C’est quoi l’amour ? en tête. Le Swann de la meilleure musique est venu récompenser Arnaud Toulon pour la BO d’Arco. Les trophées des révélations masculine et féminine ont été attribués à Oussama Kheddam pour L’Objet du délit et Nastya Golubeva (Les Rayons et des ombres), la toute première récompense de sa jeune carrière qui ouvre la voie à toutes celles qui devraient saluer son surgissement jusqu’au prochain César dont elle est l’immense favorite.


 

Aurélien Peyre a reçu le prix du meilleur premier long métrage pour L’Epreuve du feu. Et les choix pour la catégorie « Premiers Rendez-vous », consacrant un premier rôle sur grand écran se sont portés sur Anja Verderosa (dans L’Epreuve du feu) et Guillaume Marbeck, le Godard du Nouvelle Vague de Richard Linklater.


 

Le jury de Agnès Jaoui a décidé, lui, de consacrer deux longs métrages ex-aequo comme lauréats du Grand Prix 2026. Deux films avec une forte résonnance politique. Marie Madeleine de Gessica Généus, drame flamboyant sur l’amitié aussi puissante qu’inattendue entre ne jeune prostituée et un jeune évangéliste en Haïti. Et No good men, comédie romantique de Shahrbanoo Sadat, réalisatrice afghane exilée en Allemagne depuis la prise de pouvoir des Talibans dans son pays. L’histoire de la seule femme camerawoman de la télévision afghane qui, tout à sa lutte pour conserver la garde de son fils de trois ans après sa séparation avec son mari infidèle, va tomber amoureuse du journaliste star de la chaîne.

Marie Madeleine de Gessica Généus
Pyramide

Le Jury jeunesse a lui, porté son choix sur Du fioul dans les artères (le 2 décembre en salles), le premier long métrage de Pierre Le Gall, histoire d’amour toute en subtilité entre deux routiers dont nous vous disions tout le bien que nous en pensions hier. Enfin, le public qui était invité à décerner ses prix parmi les longs métrages de la section Panorama, a plébiscité Seule la vie d’Adrian Goiginger (en salles le 8 juillet), l’histoire vraie d’une femme clown percutée par la mort de son mari et de leurs deux enfants et d’un deuil marqué par son refus de s’appesantir sur cette tragédie.