Les Chevaliers du Zodiaque film live
Toei

Seiya et Son Goku, même combat ! La version hollywoodienne et en live-action du manga culte est une bouillie numérique qui interroge...

Seiya a eu droit à sa version en live-action. Et on ne comprend toujours pas pourquoi...

Les Chevaliers du Zodiaque, le film, débarque pour la première fois à la télé ce soir en clair sur TFX, avec Mackenyu, fils de la légende Sonny Chiba, dans l'armure de Pégase.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le cosmos ne brûle pas.

Annoncé comme un événement confectionné pour les fans, ce long-métrage américano-japonais produit par la Toei, est un ratage complet, une bouillie culturelle et visuelle, qui convoque immédiatement le traumatisme Dragon Ball Evolution.

dragon ball : evolution
20th Century Fox

Depuis des années, Hollywood tente de puiser dans le gigantesque océan des mangas, des animés cultes, rassemblant des centaines de millions de fans à travers le monde, pour en faire des licences cinématographiques à grande échelle. Mais ces histoires à la créativité folle sont particulièrement complexes à adapter pour toucher un vaste public occidental dans les salles. La licence Dragon Ball en a fait les frais en 2008 avec le calamiteux travail de 20th Century Fox et du réalisateur James Wong. Depuis, le film est devenu une sorte d'épouvantail, comme un avertissement pour les studios américains.

Malheureusement, les producteurs de ces Chevaliers du Zodiaque n'ont pas écouté. Ils ont quand même voulu y aller et tenter la version hollywoodienne sur fonds verts, réalisée par un inconnu Polonais, Tomasz Bagiński.

Aucune direction artistique et des effets spéciaux qui oscillent entre le kitsch embarrassant et le pur néant. On tient bien le successeur de Dragon Ball Evolution.

Notre cher Seiya finit en bouillie numérique indigeste, un film informe qui ne pourra satisfaire personne.

Les Chevaliers du Zodiaque
Sony

D’abord, les fans de la première heure verront dans cette version édulcorée, grisâtre et sans impact une forme d'insulte. Les combats sont plats, les armures sans éclat, l’univers vidé de toute sa dimension mystique.

Ensuite, tous ceux qui ne connaissent pas la Princesse Saori trouveront dans ce gloubi-boulga fantastico-martial une pâle imitation japonisante de X-Men aux accents de fiction YA fauchée.

La vraie bonne nouvelle, c'est que cette adaptation américano cradingue devrait rester sans suite, compte tenu de son naufrage au box-office : 50 000 entrées en France et 7 millions de dollars au box-office mondial. Ces pseudo-Chevaliers du Zodiaque vont reposer aux côtés de Dragon Ball Evolution dans le cimetière des adaptations ratées que les fans préfèrent oublier.