Après L'auberge Espagnole et Les Poupées Russes, Casse-Tête Chinois boucle la boucle
StudioCanal
En 2002, L'auberge espagnole multipliait les protagonistes
StudioCanal
En 2005, Les poupées russes mettait en avant les copines du héros
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En 2013, Le casse-tête chinois revenait à l'essentiel
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Après L'auberge Espagnole et Les Poupées Russes, Casse-Tête Chinois boucle la boucle
En 2002, L'auberge espagnole multipliait les protagonistes
En 2005, Les poupées russes mettait en avant les copines du héros
En 2013, Le casse-tête chinois revenait à l'essentiel

En 2002, L'auberge espagnole multipliait les protagonistes

En 2005, Les poupées russes mettait en avant les copines du héros

En 2013, Le casse-tête chinois revenait à l'essentiel

La fin de la trilogie de Cédric Klapisch sera rediffusée ce dimanche.

La première affiche de la fin de la trilogie de Cédric Klapisch reprend l'aspect patchwork des posters de L'auberge Espagnole et Les Poupées Russes. En mettant en avant beaucoup moins de personnages ceci dit. Pour présenter le film de 2002, le réalisateur avait mélangé tous les membres de la colloc'. En 2005, Xavier (Romain Duris) revenait au centre, entouré par toutes les femmes qui comptaient alors dans sa vie. Le héros aurait-il enfin une vie moins bordélique ? Sur le visuel officiel de Casse-Tête Chinois, la distribution est réduite à l'essentiel. On le voit entouré de Wendy (Kelly Reilly), Martine (Audrey Tautou) et Isabelle (Cécile de France), mais il n'y a plus aucune trace de ses autres colocataires, ce qui est logique puisqu'il ne les recroise plus. Mais on ne voit pas non plus les nouveaux personnages qu'il va rencontrer à New York. Afin de revenir à l'essentiel ?

Dans cette suite, Xavier est exilé aux Etats-Unis, suite à sa séparation d'avec Wendy. Voulant vivre près de sa fille et son fils, il change complètement de vie. Et se stabilise ? Pas si vite : un indice laisse entendre que son quotidien ne sera pas des plus calmes : les lignes du titre (qui, en lui-même, évoque quand même un vrai casse-tête). Dans la bande-annonce du film, le personnage dit que contrairement à la plupart des gens, il ne parvient pas à avancer "d'un point A à un point B" et on retrouve cette idée ici. On note aussi que le thème de la paternité est important : en dessous du titre, on découvre les deux enfants du (presque) quadragénaire. Comment Xavier va-t-il s'en sortir maintenant que sa femme est partie, qu'il doit s'occuper de ses gamins, assumer le fait d'être le père du bébé de ses copines lesbiennes et garder le contact avec Martine ?

Cédric Klapsich : "Je suis très fier de L'Auberge espagnole"

A sa sortie, en 2013, Première avait beaucoup aimé cette fin de trilogie, parfaitement dans la veine de L'Auberge espagnole et en même temps plus mature. Voici notre critique, signée Isabelle Danel : "Ce qui est parfois beau au cinéma, c’est de voir grandir des personnages et les acteurs qui les incarnent. Xavier et ses amis avaient 25 ans lorsque nous les avons rencontrés dans L’Auberge espagnole, ils approchaient de la trentaine dans Les Poupées russes et, aujourd’hui, la quarantaine les guette. Cependant, on ne change pas les rayures du zèbre, et l’âge ne nous transforme pas. On évolue, on s’habitue. En rassemblant des morceaux épars de son existence, Xavier se lance dans un nouveau roman qui est aussi la trame du film, avec flash-back et flash-forward. Les femmes de sa vie (Isabelle, Martine, Wendy) sont toujours là, avec leurs hauts et leurs bas. Dans ce melting-pot qu’est New York, en plein coeur d’un quartier chinois très cinégénique, Cédric Klapisch recrée une mosaïque humaine bigarrée, attachante, et aborde de nombreux sujets de société (procréation médicalement assistée, mariage blanc, famille recomposée...) à travers une vraie comédie. Il retrouve les formes et les gimmicks de mise en scène qui parsemaient les deux premiers films et parvient à les renouveler, à les réinventer. Il introduit aussi des séquences qui apportent une certaine distanciation – une rencontre avec Schopenhauer ou Hegel, les commentaires via Skype de l’éditeur, joué par Dominique Besnehard. Grâce à ce dernier et à sa remarque sur « l’atroce happy end », on accepte une fin à rallonge. Mais avant cela le film est vif, drôle et enlevé de bout en bout. Les évolutions des comédiens collent parfaitement et sans artifices à celles de leurs doubles à l’écran, et cette réussite est belle à voir."

L'Auberge espagnole : la trilogie de Klapisch est-elle l'histoire d'un petit con ?

Bande-annonce de Casse-tête chinois :