Elevé dans le quartier parisien de Montmartre, Édouard Boubat étudie la typographie et le graphisme à l'Ecole Estienne, puis débute sa carrière dans l'atelier de photogravure d'une usine. Au lendemain de la guerre, il découvre la photographie (parmi ses premiers clichés pris avec un Rolleicord 6x6, figurent La petite fille aux feuilles mortes, prise au jardin du Luxembourg, et Première neige) et ne tarde pas à se faire reconnaître. En 1947, il est récompensé par le prix Kodak (partagé avec Robert Doisneau, à l'occasion d'une exposition au salon international de la photographie) et, trois ans plus tard, publie une photo dans Camera. A la même période, il tombe amoureux de Lella, une amie de sa soeur. Il l'épouse et ensemble mènent une vie de bohème.En 1951, il expose, à la librairie la Hune (Saint-Germain) aux côtés de Brassaï, Robert Doisneau, Izis et Fachetti. A cette occasion, il est remarqué par Albert Gilou, le directeur artistique de la revue Réalités. De suite engagé, il réalise son premier reportage sur les artisans de Paris. Par la suite, il se penche sur le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, séjourne quatre mois aux Etats-Unis et voyage à travers le monde (Algérie, Inde, Portugal, Guinée, Côte d'Ivoire, Allemagne, URSS, Iran, Italie, Espagne, Mexique, Etats-Unis, Jordanie, Liban, Brésil, Guadeloupe, Maroc, Mexique, Yémen, Pérou, Kenya, Sardaigne, Tunisie, Vietnam, Suède) afin de réaliser des reportages pour le magazine Réalités. A la même époque, il achète son premier Leica et se lie d'amitié avec Robert Frank, Brassaï, Robert Doisneau. Marqué par les atrocités de la guerre, Édouard Boubat décide de consacrer son oeuvre à la célébration de la vie (Jacques Prévert le considérait comme « un correspondant de la paix »). Tirées en noir et blanc, toutes ses photographies célèbrent le bonheur indicible. Édouard Boubat rencontre Robert Frank et achète son premier Leica. En 1967, Édouard Boubat devient indépendant, travaille avec l'agence de presse Top Rapho (tout comme Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss...), continue ses voyages, publie et expose sur les cimaises des galeries dans le monde entier. Tout au long de sa carrière, Edouard Boubat accumule les prix et récompenses : il reçoit le prix Octavius en Allemagne en 1973, le Grand prix du livre aux Rencontres d'Arles pour La survivance (1977), le Grand prix national de la photographie (1984), celui de la Fondation Hasselblad. (1988)... En 1994, il consacre un livre à Lella - Comme avec une femme -; et, l'année suivante, effectue son dernier reportage aux Caraïbes. Ses deux derniers livres sont intitulés Donne moi quelque chose qui ne meurt pas et La vie est belle. Il décède le 30 juin 1999 d'une leucémie à l'âge de soixante quinze ans, à Montrouge.. Il est enterré au cimetière Montparnasse à Paris.Quelques oeuvres majeures : Couple et bicyclette. Gélatine d'argent. 40 x 26 cm Jeune Fille Aux Fleurs (Lella), 1945. Gélatine d'argent. 30 x 24 cm Petite fille aux feuilles mortes, Paris, 1947. Gélatine d'argent. 25 x 18 cm Leila, 1948. Gélatine d'argent. 40 x 28 cm Petites Filles à Maubert, Paris, 1952. Gélatine d'argent Times Square, New York, 1953. Gélatine d'argent Sophie, Collioure, 1954. Gélatine d'argent Central Park, New York, 1964. Gélatine d'argent Parc de Saint-Cloud, 1981 Tournesol, 1985 [Illustration : Edouard Boubat, Leila, 1945. Courtesy galerie Agathe Gaillard, Paris]
| Genre | Homme |
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