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Biographie

Diaporama foot : visionner les photos des bleus et celles de la Finale France Italie 2006  Comme pas mal de jeunes joueurs de sa classe d'âge ébahis devant la réussite des grands joueurs français évoluant à l'étranger (zinedine Zidane, Deschamps, Desailly, lilian Thuram...), Mikaël Silvestre a quitté le championnat de France à la première occasion, ou presque, histoire de vérifier si l'herbe est effectivement plus verte chez le voisin.  On en oublierait presque que le pilier de Manchester United a commencé par briller dans le championnat de France. A Rennes, précisément. A l'époque, Silvestre laisse déjà entrevoir un potentiel séduisant. Précoce, le bougre dispute son premier match de D1 à l'âge de 18 ans avant d'être véritablement lancé au cours de la saison 1996/97. En deux exercices, Mika totalise quarante-huit matchs et fait déjà parler de lui.  L'Inter profite de l'aubaine pour appâter le jeune français avec son attrait sportif et un contrat alléchant. Mikaël Silvestre succombe à la tentation de jouer en Série A mais découvre aussi qu'un gamin sans pédigré ne gagne pas sa place dans un grand club en claquant des doigts. Le gaucher participe tout de même à dix-huit rencontres de championnat et surtout six de Ligue des Champions où l'Inter se fait éliminer en quart de finale par... Manchester United.  Le club d'Alex Ferguson récupère donc ce beau bébé en 1999. La blessure de Ronny Jonhsen lui donne tout de suite l'occasion de rentrer dans le grand bain, en défense centrale aux cotés de Jaap Stam. Mais Silvestre va d'abord s'illustrer par quelques bourdes défensives malvenues. Heureusement, le manager de MU ne plombera pas le joueur qui va bientôt lui donner entière satisfaction. Quittant l'axe pour le flanc gauche, le Français se multiplie, gobe les ballons de la tête, déborde sur le côté, centre et régale le public d'Old Trafford par son activité.  Manchester est en pleine bourre et les titres pleuvent avec trois titres de Champion d'Angleterre en quatre ans. Le nouvel homme de fer de MU ne peut plus être ignoré par la sélection et sa première cape arrive en février 2001. Dans la foulée, il dispute et remporte la Coupe des Confédérations 2001, qu'il doublera deux ans plus tard. A 23 ans on l'annonce comme un des futurs joueurs majeurs de l'équipe de France.  Ferguson, en tout cas, lui a laissé les clés de la maison mancunienne. Sous le maillot bleu, en revanche, Silvestre a encore du mal à démontrer la même valeur qu'avec les Diables Rouges. Relégué sur le banc au cours du Mondial 2002, on attend beaucoup de lui lors de l'Euro organisé au Portugal en 2004. La déception n'en sera que plus grande. Placé dans l'axe, Silvestre provoque deux penaltys, contre l'Angleterre puis la Croatie, et met en doute sa capacité à briller au plus haut niveau international.  Après l'élimination des Bleus, Raymond Domenech, le nouveau sélectionneur, retrouve un joueur en dedans qui livre une prestation insipide contre la redoutable équipe de Chypre, en octobre 2004. A partir de cette date, le technicien ne convoquera plus Silvestre jusqu'à mars 2006 et un certain amical France-Slovaquie, dernière rencontre internationale avant l'annonce, le 15 mai, des sélectionnés pour la Coupe du Monde.  Auparavant, Silvestre avait critiqué par voies de presse les choix d'un Domenech décidément pas rancunier pour un sou (quoique). Plus que ce simple match, où il est par ailleurs performant, la saison pleine du mancunien convainc le sélectionneur qui l'incorpore à sa liste des 23 partants pour l'Allemagne. Mais Mika a laissé passer sa chance depuis bien longtemps. Désormais, Eric Abidal le substitue de mille feux. Avec les Red Devils, il en va de même : patrice Evra et gabriel Heinze lui grillent son poste et le Français ne joue finalement que 14 matches de championnat. Le titre de champion d'Angleterre ne changera bien évidemment pas la donne. Alors que des rumeurs le disent partant pour Lyon au mercato, Silvestre a décidé de rester et de montrer de quel bois il se chauffait. Son départ au mercato d'hiver ne serait cependant pas une surprise.