Loris Gréaud étudie au conservatoire de Musique de Paris et à l'école des Beaux Arts de Cergy. Il crée ensuite son propre label Sibilance Production où il produit des musiques actuelles. Il participe à l'inauguration du Plateau (FRAC Ile de France). En 2004, il crée avec deux architectes des projets qu'il dit « utopiques », notamment une architecture en courant d'air, une sculpture invisible, un champagne noir, des bonbons au goût d'illusion. Il obtient le prix Ricard S.A. En 2005, il conçoit notamment Silence goes more quickly where played blackwards et Eyes of the duck. Cette même année, son projet Spirit s'attache à trouver une combinaison de l'olfactif et du visuel. Il décide de rassembler divers éléments autour de la planète Mars (des informations techniques autant que des métaphores plus mythologiques), et construit son oeuvre dans une fusion de ces données. Il associe alors une odeur à cette image. Loin de vouloir créer un parfum qui évoquerait un souvenir du passé, il entend évoquer « un souvenir du futur ».Au cours d' autres projets il expérimente d'autres mises en relation, comme la transformation d' une onde magnétique en lumière et d'un son en objet.Loris Gréaud développe des collaborations diverses avec des architectes, des scientifiques, des écrivains ou des historiens. Ces regards croisés sont essentiels à son travail. Il propose alors des formes hybrides, souvent monumentales, investies de signes contradictoires. Fasciner par la science fiction, ses installations peuvent s'apparenter à l'univers de Steven Spielberg ou de David Lynch , association du fantastique à un doux dérèglements des sens et de la mémoire, ajouté à une volonté de distorsion de l'espace et du temps. En 2006, il présente entre autre Why is a raven like a writing desk? et Illusion is a revolutionnary weapon.Gréaud n'expose pas la majorité de ses oeuvres en France, il est très présent dans d'autres pays d'Europe (Angleterre, Suisse, Allemagne, Norvège...), aux Etat-Unis et en Asie. Il se défend d'être un artiste tendance et ne fréquente pas les lieus branchés de l'art ni les vernissages.Pour sa dernière exposition « Cellar door » en 2008, il investit les 4000m2 du Palais de Tokyo. Face aux critiques qui reniflent le coup médiatique ou critiquent le caractère mégalo de ses installations, il se défend avec intégrité en considérant cette tentative comme un "beau défi" à relever, une véritable "prise de risque". Il ajoute avoir pensé son expo à la mesure du lieu, et avoir acquis une certaine renommée internationale à force de travail qui justifie la proposition du Palais de Tokyo.Loris Gréaud vit et travaille aujourd'hui à Paris. Il collabore avec la galerie Yvon Lambert (Paris, New-York) depuis plusieurs années.
| Genre | Homme |
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