Orphelin à l'âge de sept ans, Alvin Langdon Coburn reçoit de ses oncles un appareil photo pour ses huit ans. Très tôt, il se passionne pour le médium et réalise sa première exposition à quinze ans. En 1899, il voyage à Londres et rend visite à l'un de ses cousins, le photographe d'art Fred Holland, qui lui donne de précieux conseils. Trois ans plus tard, il ouvre son propre studio à New York. Il se lie d'amitié avec Alfred Stieglitz et publie quelques clichés en photogravure dans le magazine de ce dernier, Camera Work. Fort habilement, Alvin Langdon Coburn opère la transition entre les pictorialistes et les photographes dits de l'avant-garde. Cela passe essentiellement par l'expérimentation de perspectives audacieuses et la production de formes quasi-abstraites. En 1912, Alvin Langdon Coburn quitte définitivement les Etats-Unis et vit à Londres avec sa femme, Edith Wightman Clement. Il se rapproche alors du groupe cubiste anglais (les Vorticistes regroupés autour d'Ezra Pound). En référence à ce mouvement, il nomme ses productions « vortographes » (il photographie des morceaux de verre cassés de forme triangulaire et utilise un miroir à prisme pour obtenir un singulier effet kaléidoscopique). Technicien fort adroit, Alvin Langdon Coburn se plait à travailler avec une chambre noire de moyen format et des plaques de verre de 20 x 25 cm. Ses tirages, des « gum-platinium », sont effectués sur du papier au platine par contact ; parfois, ils sont virés et recouverts de gomme bichromatée colorée (aquarelle brune légère). En règle générale, ses photos sont prises avec un objectif « soft-focus » (produit la société Smith de Boston et alors fortà la mode) procurant un léger flou sur toute l'image. Alvin Langdon Coburn a publié de six livres de photographies (dont deux essais avant-gardistes) et une trentaine d'ouvrages illustrés. Ses thèmes de prédilection sont la ville (essentiellement New York et Londres) et les portraits d'hommes célèbres (notamment trouvables, en 1913 et 1922, dans les deux tomes de Hommes de marque). En 1931, il est élu à la Royal Photographic Society et, au lendemain de la seconde guerre mondiale, entre chez les francs-maçons. Il est nommé Grand officier en 1960 et meurt six ans plus tard. Quelques oeuvres majeures : Yosemite Valley, gum-bichromate & platine Edward Steichen dessine en sous-bois, circa 1901. Platine Shadows and reflection, Venice, 1905 Brooklyn Bridge, From a Roof Top, 1905-1910 Nu, circa 1905. Photogravure. 8,3 x 10,3 cm Cathedrale St. Paul vue de Lugdate Circus, circa 1905. Photogravure. 38,2 x 26,6 cm Grand Canyon, 1914. Gomme bichromatée Série des « Vortographes », 1917[illustration : Alvin Langdon Coburn, Riverside Drive, NY]
| Genre | Homme |
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